Dossier d’œuvre objet IM02000716 | Réalisé par ;
Riboulleau Christiane
Riboulleau Christiane

Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, région Hauts-de-France jusqu'en 2022.

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  • inventaire topographique, canton de Villers-Cotterêts
  • mobilier et objets religieux
  • patrimoine funéraire
Monument funéraire de Georges Guillain
Auteur
Copyright
  • (c) Ministère de la culture - Inventaire général
  • (c) Département de l'Aisne
  • (c) AGIR-Pic

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Soissonnais - Villers-Cotterêts
  • Commune Vivières
  • Adresse Église paroissiale Notre-Dame (Assomption de la Vierge) , place de l' Église
  • Emplacement dans l'édifice troisième pilier nord de la nef
  • Dénominations
    monument funéraire
  • Appellations
    de Georges Guillain

Comme l'indiquent l'épitaphe gravée et les registres paroissiaux de Vivières, ce monument funéraire est celui de Georges Guillain, mort le 27 avril 1644 à l'âge de 70 ans "ou environ" et inhumé le lendemain. Le défunt commémoré avait été tailleur et valet de la garde-robe de la reine d'Angleterre, c'est-à-dire de Madame Henriette-Marie de France (1609-1669), fille du roi Henri IV et de la reine Marie de Médicis. Cette princesse avait épousé en 1625 le roi Charles Ier d'Angleterre.

Le monument a sans doute été sculpté peu après le trépas de Georges Guillain, mais la date précise de son installation n'est pas connue. Un dessin réalisé vers 1884 et la brève description publiée par Étienne Moreau-Nélaton vers 1914 témoignent de la présence du monument dans l'église à cette époque. Il était alors privé de la dalle portant l'épitaphe (à moins que cette pierre n'ait été simplement retournée). Cette dernière a donc repris sa place d'origine entre la fin de la Première Guerre mondiale et 1929, date du classement de l'objet.

  • Période(s)
    • Principale : milieu 17e siècle

Le monument, appliqué contre la paroi, est composé d'un cadre en calcaire blanc, orné d'un décor en relief de profondeur variable. Une dalle rectangulaire verticale en marbre noir, encastrée au centre, porte l'épitaphe gravée.

  • Catégories
    taille de pierre, sculpture
  • Structures
    • d'applique
  • Matériaux
    • calcaire, blanc, monolithe taillé, poli, décor dans la masse, décor en relief
    • marbre, noir, monolithe taillé, poli, gravé
  • Précision dimensions

    Mesures de l'ensemble du monument : h = 200 ; la = 120 ; pr = 30. La dalle portant l’'épitaphe mesure 57,5 cm de hauteur et 44 cm de largeur.

  • Précision représentations

    Le monument est orné d'un décor caractéristique de l'époque de sa réalisation, unissant les enroulements, les agrafes et les chutes végétales. Son fronton, surmonté d'un pot à feu, arbore un cartouche accompagné d'une guirlande de fleurs et de fruits, sur lequel se détachaient sans doute autrefois les armoiries du défunt. Deux crânes - symboles funéraires - sont posés sur le cadre de l'épitaphe. Une palme et une branche de laurier croisées occupent la partie inférieure du monument.

  • Inscriptions & marques
    • épitaphe, gravé, sur partie rapportée, français, latin
  • Précision inscriptions

    Texte de l'épitaphe, gravée sur la dalle de marbre noir : Cy devant Repose le corps / D'hon[nora]ble ho[m]me George Guillain / Vivant taileur et valet de / Garderobbe de la Reine / D'Angletere lequel a fondé un / obit solemnel a perpetuite le / Jo[u]r de son trespas qui fut le / 27 Jour du mois d'apvril 1644 / Priez Dieu Po[u]r / Son Ame / PASSANT SOUVIENNE TOY QUE TOUTE L'ABONDANCE / DES BIENS, ET DES HONNEURS N'EST QU'OMBRE ET VANITE /ET QUE DE CE SEJOUR DE DISETTE ET SOUFFRANCE / IL FAUT ANCRER AU [PO]RT DE L'IMMORTALITE / pars Mea Deus.

    Ces trois derniers mots latins signifient : "Mon partage, c'est Dieu", et sont empruntés au psaume 73 (72), verset 26.

  • État de conservation
    • partie bûchée (incertitude)
  • Précision état de conservation

    Le cartouche au centre du fronton renfermait peut-être des armoiries qui auraient donc été bûchées. Le cadre en calcaire a perdu quelques petits éclats. Il semblerait aussi que les rampants du fronton aient porté un décor sculpté qui a disparu. Le monument a été badigeonné en même temps que les murs de l'église. La dalle de marbre a été cassée dans l'angle supérieur droit, puis recollée. Deux trous de fixation ont été autrefois percés au milieu de l'épitaphe.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Intérêt de l'œuvre
    À signaler
  • Protections
    classé au titre objet, 1929/11/04
  • Référence MH

Documents d'archives

  • AD Aisne : 5 Mi 1007 (Vivières, registres paroissiaux).

    Registre 1608-1691 : année 1644 (vue 47).

Bibliographie

  • État de la Maison du roi Louis XIII, de celles de sa mère, Marie de Médicis ; de ses sœurs, Chrestienne, Élisabeth et Henriette de France ; de son frère, Gaston d'Orléans ; de sa femme, Anne d'Autriche ; de ses fils, le dauphin (Louis XIV) et Philippe d'Orléans, comprenant les années 1601 à 1665, publié par Eugène Griselle. Paris : Éditions de documents d'Histoire (Paul Catin, administrateur), 1912.

    p. 85, n° 3211.
  • MOREAU-NÉLATON, Étienne. Les Églises de chez nous. Arrondissement de Soissons. 3 volumes. Paris : H. Laurens, 1914.

    t. 3, p. 419.

Documents figurés

  • Pierre tombale scellée contre un pilier de la nef dans l'église de Vivières, dessin à l'encre, par Charles-Alphonse Barot, instituteur, [vers 1884] (AD Aisne : 13 T 480).

Date d'enquête 1992 ; Date(s) de rédaction 1993
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
(c) AGIR-Pic
(c) Département de l'Aisne
Riboulleau Christiane
Riboulleau Christiane

Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, région Hauts-de-France jusqu'en 2022.

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