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Série de neuf clôtures de chapelle

Dossier IM02005455 réalisé en 2004

Fiche

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Dénominations clôture de chapelle
Titres
Aire d'étude et canton Soissonnais - Soissons-Sud
Adresse Commune : Soissons
Adresse : Cathédrale Saint-Gervais-Saint-Protais , place Cardinal-Binet
Emplacement dans l'édifice entrée des neuf chapelles orientales du déambulatoire et du chœur

L'aménagement et la décoration du chœur sont entièrement renouvelés à partir de 1767, sur les plans que Michel-Ange Slodtz avaient dressés vers 1763-1764, et sous la direction du sculpteur soissonnais Antoine Forest ou Forêt. Ce projet ne concernait primitivement que le chœur liturgique. Mais, dès le commencement de sa réalisation et de la passation des marchés, il est étendu au déambulatoire et à ses chapelles, à la demande du roi Louis XV qui participe à la dépense à hauteur de 37 500 livres. Le souverain avait conservé le souvenir de ses séjours à Soissons, étape sur le chemin et au retour de son sacre à l'automne 1722, et de l'impression de nudité que lui avait laissée la visite de la cathédrale en cette occasion. Le plan des nouvelles chapelles du déambulatoire ne peut donc être l'œuvre de Slodtz, mort en 1764. Peut-être a-t-il été conçu par Forest qui dirigeait alors le chantier ? Mais aucune pièce d'archives ne vient conforter cette supposition.

D'après le chanoine Cabaret, le renouvellement de l'ameublement des chapelles rayonnantes et l'aménagement des espaces avoisinants occupent pour l'essentiel les années 1771-1772. Bien que ce religieux ne mentionne ni la réalisation ni la pose des clôtures, on peut dater cet ouvrage de 1772 ou des années qui ont immédiatement suivi, l'ensemble des travaux étant terminé et payé en 1775. Le nom du serrurier qui en est l'auteur n'est pas rapporté non plus. Toutefois, les travaux du chanoine Cabaret et les rares archives conservées du chapitre offrent deux possibilités. Il peut s'agir du maître serrurier soissonnais Bernardet qui, avec une équipe d'ouvriers et avec la collaboration du serrurier parisien Langlois, s'emploie à la réalisation des nouvelles grilles du chœur. Ces dernières sont en effet installées en 1770, offrant toute liberté à ces artistes et artisans de se consacrer à un autre ouvrage. En outre, l'inventaire des archives du chapitre témoigne de la forte somme payée à Bernardet (un peu plus de 32000 livres), somme qui n'est dépassée que par celle versée au marbrier Thomas (environ 38000 livres). Il peut aussi s'agir du serrurier soissonnais Levasseur, qui a créé les grilles d'appui précédant les deux chapelles du jubé, mais reçoit seulement 2500 lt. Faute de document plus précis, la prudence commande de rester dans l'incertitude.

Par la suite, les archives témoignent de l'entretien de ces clôtures. Le 2 mai 1846, le Conseil de fabrique signale que la clôture de la chapelle axiale sera restaurée, repeinte couleur acier, et que ses dorures seront rénovées. Enfin, le 27 octobre 1895, l'architecte diocésain Paul Gout adresse un courrier de protestation à Monseigneur Duval, pointant que les grilles des chapelles absidales ont été repeintes en bleu à son insu l'année précédente, et lui rappelant l'obligation de soumettre tout type de travail exécuté dans la cathédrale à une autorisation de l'administration des Cultes. Ces clôtures de chapelle en fer forgé ne paraissent pas avoir subi de grands dommages au cours de la Première Guerre mondiale, le chœur ayant été beaucoup moins atteint par les bombardements que la nef.

Période(s) Principale : 3e quart 18e siècle
Dates
Lieu d'exécution (incertitude sur le lieu)
Commune : Soissons

L'entrée de chacun des espaces est close par une "grille d'appui" dont la composition se répète fidèlement tout autour du chœur. Cette clôture verticale adopte un tracé rectiligne qui s'incurve aux deux extrémités, à l'exception de la quatrième chapelle nord du chœur où la clôture est parfaitement rectiligne. Chaque grille est constituée de deux battants centraux, encadrés de chaque côté par un dormant.

La grille est réalisée avec des fers forgés de section carrée, dont les éléments sont assemblés par des rivets et des billes rivetées. Le décor est simplement formé par le tracé des fers. La plupart des grilles paraissent avoir été peintes en noir, la clôture de la chapelle axiale semblant peinte en vert sombre. Deux d'entre elles conservent des rehauts dorés, appliqués sur quelques éléments seulement de la structure.

Catégories ferronnerie
Structures battant, 2, juxtaposé
Matériaux fer, forgé, peint, peint faux or
Précision dimensions

Mesures de chaque clôture : h = 104 ; la = 500 ; pr = 7,5

Précision représentations

Le décor des clôtures repose sur une composition basée sur des rouleaux, auxquels sont associés de petits losanges et des pistils. Chaque dormant est cantonné par des tresses à entrelacs verticales.

États conservations
Précision état de conservation

Par endroits, la surface du métal se pique de rouille. Il manque un élément à la clôture de la chapelle Saint-Pierre. La clôture de la chapelle axiale est vraisemblablement surpeinte.

Statut de la propriété propriété de l'Etat

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Aisne. Série G ; G 254. Inventaire ou somme des chartres, titres, pièces importantes, registres et papiers contenus dans les archives du chapitre de l'église cathédrale de Soissons, t. 1.

    p. 648.
  • AD Aisne. Sous-série 4 J : 4 J 2 (copie des "Mémoires pour servir à l'histoire de Soissons et du Soissonnais" d'Antoine-Pierre Cabaret, seconde partie).

    p. 328-329.
  • A. Évêché Soissons. Série L (temporel) ; Sous-série 6 L : 6 L Soissons 1823-1903 (Entretien de la cathédrale de Soissons).

    Lettre de l'architecte Paul Gout à l'évêque, datée du 27 octobre 1895.
  • A Évêché Soissons. Série P (paroisses) : P Soissons-Cathédrale, 1 E 6. Délibérations de la Fabrique (1846-1876).

    Séance du 2 mai 1846.
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Riboulleau Christiane - Plouvier Martine