Photographe du service régional de l'Inventaire général Hauts-de-France.
- inventaire topographique, Condé-sur-l'Escaut
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
-
Aire d'étude et canton
Communauté d'agglomération Valenciennes Métropole
-
Commune
Condé-sur-l'Escaut
-
Lieu-dit
Condé-sur-l'Escaut centre
-
Adresse
25 place Pierre-Delcourt
-
Cadastre
2010
AR
545
-
Dénominationsmaison
Cette maison qui porte la signature de de l'architecte valenciennois Henri Armbruster (1868-1959) a été bâtie vers 1900 ; elle est en effet visible sur les cartes postales du début du XXe siècle. On peut supposer que le commanditaire répondait au nom dont les initiales, F. B., figurent sur le fronton de la lucarne.
En 1954 (tradition orale, concordant avec l'analyse stylistique, qui attribue toujours la conduite des travaux à Armbruster), le rez-de-chaussée est modifié par l'abaissement de plafonds, la reprise de l'escalier et du cloisonnement dans un esprit moderne.
La façade a été restaurée en 2005.
-
Période(s)
- Principale : limite 19e siècle 20e siècle , (incertitude)
- Secondaire : 3e quart 20e siècle
-
Auteur(s)
-
Auteur :
Armbruster Henriarchitecte signatureArmbruster HenriCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
ARMBRUSTER Henri Jules Aurélien (Valenciennes, 1868 - Valenciennes, 1959), architecte.
Formation : Ecoles académiques de Valenciennes (1882-1886), Ecole des Beaux-Arts de Paris (1888-1898). Patenté en 1898. Diplômé le 4 février 1899. Etabli à Paris de 1897 à 1900.
Président du groupement de la S.A.D.G. Région Nord ; membre du Conseil régional de l'Ordre des architectes. Architecte agréé des communes et des établissements publics du Nord : villes de Bavay et Condé-sur-l'Escaut, de "28 autres communes dans les arrondissements de Valenciennes et Avesnes" (d'après l'Etat de références de 1946). Architecte agréé par le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme (M.R.U.), après la Seconde Guerre mondiale pour 22 communes de l'arrondissement de Valenciennes. Architecte de l'office d'H.L.M. de Valenciennes.
Cession de son cabinet le 4 juin 1957 à Etienne Salomon (36 avenue d'Amsterdam à Valenciennes), architecte D.P.L.G., son collaborateur et associé depuis le 12 mars 1951. Cessation d'activité le 31 décembre 1957, architecte honoraire à partir du 20 janvier 1958. Officier d'Académie (1911), officier de l'Instruction publique (1922), chevalier de la Légion d'Honneur (1933), médaille de la Société provinciale des Architectes français (193-).
Principales réalisations repérées :
Maisons, villas : Valenciennes, Bavay, Landrecies, Avesnes, Fourmies, Boué, La Bouteille, Berlaimont, Bellignies (notice Mérimée IA59000623), Raismes (villa de l'Etang), Verchain-Maugré, Cartignies, Quérénaing, Annœullin, Condé-sur-l'Escaut, Bavay : cité-jardin (avant 1946), Valenciennes (groupe d'Habitations à Bon Marché La Briquette, 1931 ; place d'Armes de l'îlot 1 ), Nœux-les-Mines (maisons d'ingénieurs de la compagnie des mines, 1903).
Marchiennes : monument aux morts (cahier des charges 1921, sculpteur Elie Raset), / Bavay : monument aux morts (1923 - notice Mérimée IA59000587, sculpteur Elie Raset), / Condé-sur-l'Escaut : monument aux morts (1931) / Valenciennes, boulevard Carpeaux : monument aux morts (sculpteur Elie Raset).
Valenciennes : asile de vieillards des Petites Soeurs des Pauvres (1897-1902) ; manège de la Société hippique (avenue Faidherbe, 1900) ; stand de tir à l'arme de guerre (avenue de la Tourelle, 1900) ; cinéma Moderne (rue Tholosé, vers 1900) ; hippodrome particulier (place Poterne, 1924) ; Société des Magasins Modernes (en collaboration, 1924) ; Société du Grand Hôtel (place de la Gare, en collaboration, 1924) ; marché couvert "en béton armé" (1924) ; gymnase municipal (1924) ; stade Nungesser (dont tribunes, grilles d'entrée, monument, 1925) ; piscine municipale et bains-douches (1925) ; église Notre-Dame-du-Saint-Cordon ("flèche en ciment armé, copie exacte de l'ancienne flèche en pierre", 1928) ; école maternelle (rue Jean-Bonmarché, 1929) ; école maternelle (rue Mathieu-de-Quenvignies, 1930) ; bibliothèque municipale, reconstruction partielle (1927-1932) ; groupe scolaire et maisons des directeur et directrice (place des Acacias, 1931) ; collège Moderne (Ecole professionnelle et industrielle, 1935-36) ; abattoirs (projet 1937, réalisé ?) ; Hôpital Général (restauration, n.d.) ; hôtel-Dieu (construction d'un pavillon de cure, n.d.) ; passage de la Paix (quartier de la Gare, 1946 - ?). Raismes (Vicoigne) : hôpital de la compagnie des mines (n.d.), Maubeuge : banque Société Générale (n.d.), Sebourg : restauration de la Maison Sainte-Anne (hospice, 1900), Noeux-les-Mines : hôpital de la compagnie des mines (1903), Englefontaine : église (1920), Aulnoy-lez-Valenciennes : église (1922), Beaumetz-lès-Cambrai : église (1923-27), Crespin : groupe scolaire (1923), Escautpont : groupe scolaire (1923-24), Saint-Aybert : écoles (1924), Jenlain : écoles (1924), Quiévrechain : bureaux et centre social de la Société française des Aciéries de Blanc-Misseron, reconstruction (1943 - ?), Bavay : église (restauration et aménagement intérieur, mobilier - menuiseries, table de communion, autels - 1953-1954), collège, salle des fêtes.
Condé-sur-l'Escaut : Maison 25, place Pierre-Delcourt (vers 1900), Maison 10, avenue de la Liberté (1934) ?, Entretien des bâtiments communaux, Monument aux morts (1931), Collège (rue du Collège) : construction du préau couvert (salle des fêtes, 1928-1931), Poste (30-32 place Pierre-Delcourt) : aménagement (1932-1934), Groupe scolaire des Remparts (école maternelle et école de filles - 1931-1936) : construction.
Concours et projets non réalisés : - Lens, hôtel de ville (1898), classé 3e. / - Valenciennes, musée des Beaux-Arts (1899) : 2e prix. / - Bellignies, monuments aux morts (1921), notice Mérimée IA59000576. /
Compléments et sources : voir notice en annexe.
-
Auteur :
La façade de la maison est construite en pierre (reconstituée ?) traitée à refends. Elle se développe sur deux travées et comporte sous-sol, rez-de-chaussée, étage carré et étage de comble :
- Une travée étroite, celle de la porte, abritée par un porche dans l'œuvre dont l'espace est couvert par une fausse voûte en arc de cloître ornée d'une fausse clef pendante et dont les murs latéraux sont revêtus de carreaux de faïence ;
- Une travée plus large dont la légère saillie est soulignée au rez-de-chaussée par la présence de bossages et à l'étage carré par un bow-window comportant deux colonnes.
Le rythme et la hiérarchie des travées sont repris au niveau de l'étage de comble par un œil-de-bœuf et une lucarne en maçonnerie couronnée d'un fronton cintré, et flanquée de pots-à-feu.
La toiture en façade, revêtue d'ardoise, affecte la forme d'un brisis très raide sur lequel s'ouvre l'œil-de-bœuf ; et d'un petit toit en pavillon, presqu'une flèche, auquel s'adosse la lucarne. Le pan arrière de la toiture, couvert en zinc, s'abaisse pour couvrir l'ensemble du corps de bâtiment.
Éclectique, le parti de la façade combine le vocabulaire ornemental de l'architecture du XVIIe siècle avec des éléments de composition plus modernes tel le bow-window.
En opposition avec celui de la façade sur la place, le traitement de la façade arrière dénuée de tout décor est strictement utilitariste : usage de la brique, de linteaux de fonte pour les baies de l'étage, de béton pour le niveau de comble qui apparaît de ce côté comme un étage carré. Une aile en retour plus basse est élevé en brique enduite de ciment.
Le rez-de-chaussée a été partiellement décloisonné par les travaux de 1954. Le couloir de desserte, maintenu, ouvre sur un vestibule à éclairage zénithal dans lequel se développe l'escalier à retour, en maçonnerie, dont le limon externe mouluré et l'absence de garde-corps soulignent la fluidité des lignes. Le salon et la salle-à-manger placés en enfilade depuis la façade sur la place ont conservé leurs dispositions d'origine (et une cheminée à manteau chantourné), à l'exception de l'abaissement des plafonds et de la reprise de l'ouverture, toute en courbes, de la salle-à-manger vers le vestibule. Le décor 1900 des plafonds, avec cordon feuillagé et rosaces centrales, a été maintenu derrière le plafonnage moderne.
L'accès à la cuisine se fait en passant sous l'escalier, qui dessert la salle-de-bain entresolée. Au-delà de l'entresol, l'escalier retrouve une physionomie traditionnelle (garde-corps à balustres de bois tourné). Les niveaux supérieurs ne présentent pas de dispositions remarquables. La cave est couverte par une voûte en berceau plein cintre montée en brique.
-
Murs
- pierre
- brique
-
Toitsardoise, zinc en couverture
-
Étagessous-sol, 1 étage carré, étage de comble
-
Couvrements
- voûte en berceau plein-cintre
- fausse voûte en arc-de-cloître en brique
-
Élévations extérieuresélévation à travées
-
Couvertures
- toit à longs pans
- toit en pavillon
-
Escaliers
- escalier intérieur : escalier tournant à retours en maçonnerie
- en maçonnerie
-
Techniques
- sculpture
- céramique
- ferronnerie
-
Représentations
- ornement architectural
- vase
- fleur
- ornement géométrique
-
Précision représentations
Sculpture : décor de la façade : pots-à-feu, cuirs découpés, frise de rinceaux, colonnes, masque. Céramique : panneaux de carreaux assemblés, à reliefs, représentant un vase contenant des roses trémières, des roses, des graminées, devant un fond de paysage montagneux bordé par la mer parcourue de bateaux à voile (pas de marque de fabrique). Ferronnerie : garde-corps des balconnets.
-
Statut de la propriétépropriété privée
Par sa profusion décorative et son jeu de références historicisantes, la façade ostentatoire de cette maison est un unicum à Condé.
Par ailleurs, elle représente un jalon important dans la carrière de l'architecte Armbruster, diplômé en février 1899, qui signe là l'une de ses premières œuvres, encore très marquée par l'enseignement académique et l'historicisme. Armbruster se détache ensuite progressivement puis radicalement de cet héritage et se rallie aux principes de l'architecture moderne qu'il adopte pour la construction du groupe scolaire des Remparts, à Condé, en 1935-36.
S'il était confirmé que les aménagements intérieurs de 1954, particulièrement intéressants par la qualité des volumes du vestibule-cage d'escalier et de la gestion de la lumière de cet espace, étaient dus à son intervention, cette réalisation illustrerait le point de départ et l'aboutissement de sa pratique professionnelle.
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Chercheur au service régional de l'Inventaire général du patrimoine culturel.
Chercheur au service régional de l'Inventaire général du patrimoine culturel.