Cheffe de projet du Pays d'art et d'histoire Ponthieu baie de Somme
Chercheur au service régional de l'Inventaire de 1985 à 1992, en charge du recensement du patrimoine industriel.
- patrimoine industriel, Somme
- inventaire topographique, Pays d'art et d'histoire Ponthieu-baie de Somme
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Lefébure ThierryLefébure ThierryCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Photographe au Service régional de l'Inventaire des Hauts-de-France (2023).
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Collection particulière. Droits réservés
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes Ponthieu-Marquenterre - Nouvion
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Commune
Sailly-Flibeaucourt
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Adresse
2 place Stremler
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Cadastre
1984
B
842 à 847, 860, 862 à 867
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Dénominationsusine de serrurerie
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AppellationsStremler et Loiseau , Stremler et Fils , Vallerant
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Parties constituantes non étudiéesconciergerie, bureau, enclos, cour, atelier de fabrication, hangar industriel, remise, cheminée d'usine, logement d'ouvriers, logement patronal
Usine de serrurerie connue en 1892 sous la raison sociale A. Vallerant, reprise en 1899 par Stremler et Loiseau : l'ensemble des bâtiments date de la limite XIXe siècle - XXe siècle. Des modifications mineures ont été apportées au milieu du XXe siècle. Devenue Stremler et fils, l'usine a cessé de produire après 1980.
Histoire du site et des raisons sociales
L’usine est fondée dans le troisième quart du XIXe siècle par trois industriels : Albert Vallerant, Georges Dupont et François Duvivier. Le premier atelier de la fabrique de serrurerie est construit par Georges Dupont en 1868 (AD Somme ; 3 P 692/4). En 1873, la municipalité autorise la construction d’une machine à vapeur, édifiée un an plus tard : "Donne acte aux sieurs Vallerant, Dupont et Duvivier de leur déclaration concernant l’établissement et la mise en activité d’une chaudière à vapeur dans leurs ateliers, destinée à faire fonctionner les divers outils de leur fabrique de serrurerie". En 1879, un nouvel atelier est construit par Albert Vallerant. Il fait également édifier une maison de chauffeur et de concierge en 1881 ainsi que sa propre maison au milieu de l’usine en 1886.
Le magasin de vente des produits fabriqués de cette usine, situé à Paris, est tenu par M. Falcon. Parallèlement à l’usine, Albert Vallerant fait construire de nombreuses maisons pour loger les ouvriers à Sailly-Flibeaucourt. Enfin, sur la place centrale du village, face à l’usine, un magasin général est dédié aux ouvriers (Le Panthéon de l’industrie, 1897).
L’entreprise de serrurerie devient rapidement une référence dans son secteur : elle est récompensée de plusieurs médailles, notamment deux médailles d’or aux expositions universelles de 1878 et 1889 ou encore un diplôme d’honneur à l’exposition d’Anvers en 1894. À la fin du XIXe siècle, la production de serrures, cadenas et loquets est exportée à travers la France et dans de nombreux pays (Le Panthéon de l’industrie, 1897).
La première raison sociale de l’entreprise est "V. D. D. Paris", par rapport aux initiales de ses trois fondateurs. En 1892, elle est mentionnée sous le nom de A. Vallerant. À la mort de ce dernier en 1895, M. Falcon reprend la direction de l’entreprise qui deviens alors "Maison Vve Vallerant & Falcon".
En 1899, l’usine devient la propriété de Nicolas Stremler et d’André Loiseau. À cette date, la plupart des édifices qui composent l’usine sont déjà construits. Stremler, et ses fils après lui, ne font édifier que quelques petites extensions. En 1926, Paul Stremler, le fils de Nicolas, rachète le château de Sailly pour en faire sa résidence patronale (IA80011175).
En 1975, l’entreprise dépose le bilan. Elle est rachetée par la société Laperche, installée dans le Vimeu, qui déplace l’activité dans une nouvelle usine à Nouvion. En 1987, le site de l’usine désaffectée est acquis par l’Office public H.L.M. de la Somme. L’ensemble des constructions est détruit et remplacé par des logements locatifs. Le logis patronal, qui devait également être réaménagé puis loué, est finalement détruit.
Force motrice, machine, et productivité
La force motrice initiale de l’usine est à vapeur. La machine est construite en 1874. En 1897, dans un article publié à la suite de l’exposition de Bruxelles, il est écrit qu’elle possède "une force motrice à vapeur de cent chevaux, actionnant le matériel le plus perfectionné qu’on puisse voir et fournissant l’éclairage électrique" (Le Panthéon de l’industrie, 1897). Vers 1930, la machine à vapeur est remplacée par un moteur électrique.
Évolution des effectifs et approche sociale
L’évolution de l’usine semble très importante dans la seconde moitié du XIXe siècle, car il y avait 317 ouvriers qui travaillaient dans cette usine en 1894, puis 450 seulement 4 ans plus tard (Le Panthéon de l’industrie, 1894 et 1897).
L’entreprise a connu une grève de 2 mois de ses ouvriers en 1905, suite à la réduction du salaire des fraiseurs après l’installation de nouvelles machines. À l’issue de la grève, 33 ouvriers sont renvoyés et deux d’entre eux ouvrent une nouvelle usine sur la route en direction de Flibeaucourt qui devient l’usine Poumarèdes & Martinet (IA00076640).
1899 : mention d'une chaudière à vapeur.
1962 : plus de 100 salariés.
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Période(s)
- Principale : 4e quart 19e siècle, 1er quart 20e siècle, milieu 20e siècle
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Auteur(s)
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Auteur :
maître d'œuvre inconnumaître d'œuvre inconnuCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
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Auteur :
Usine de petite dimension formant un plan rectangulaire, à l'angle de la place Stremler et de la rue d'Enfer.
Logement patronal à élévation ordonnancée, enclos dans un jardin, de plan régulier avec pavillons aux angles nord.
Logement d'ouvriers à élévation ordonnancée sans travée et un étage carré, hors enceinte de l'entreprise.
L’usine a été entièrement détruite.
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Murs
- brique
- silex
- pan de bois
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Toitstuile mécanique, tôle ondulée, matériau synthétique en couverture, métal en couverture, ardoise, verre en couverture
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Plansplan régulier
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Étages1 étage carré, étage de comble
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Élévations extérieuresélévation à travées, élévation ordonnancée, élévation ordonnancée sans travées
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Couvertures
- toit à longs pans
- shed
- croupe
- pignon couvert
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Escaliers
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Énergies
- énergie thermique
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État de conservationmenacé, établissement industriel désaffecté, détruit
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Statut de la propriétépropriété publique
Ce dossier a été complété et enrichi dans le cadre de l'Inventaire topographique du Pays d'art et d'histoire Ponthieu Baie de Somme en 2023-2027.
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- (c) Phot’R – Altimage
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Documents d'archives
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AD Somme. Série P ; Sous-série 3 P : 3 P 692/4. Matrice des propriétés foncières, Sailly-Flibeaucourt, 1837-1914.
Bibliographie
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GEORGE, C. Le Panthéon de l'industrie : journal hebdomadaire illustré. Paris : [s.n.], 1 novembre 1894.
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GEORGES, C. Le Panthéon de l'industrie : journal hebdomadaire illustré. Paris : [s.n.], 1897.
Documents figurés
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AD Somme
Serrurerie et Quincaillerie pour meubles A. Vallerant, papier à en-tête commercial imprimé, [vers 1895] (AD Somme ; M 96850).
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Collection particulière
[Vues du village de Sailly-Flibeaucourt], collection de cartes postales Jean Gaillard, [ca XIXe-XXe siècles] (collection particulière).
Chercheuse associée à l'inventaire pour l'étude du pays d'art et d'histoire Ponthieu baie de Somme. (2023-2026)
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