Dossier d’œuvre architecture IA59002505 | Réalisé par ;
Luchier Sophie
Luchier Sophie

Chercheur de l'Inventaire général du patrimoine culturel.

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  • inventaire topographique, PNR Scarpe-Escaut
Ferme
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général, ADAGP
  • (c) Parc naturel régional Scarpe-Escaut

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut - Saint-Amand-les-Eaux
  • Commune Rosult
  • Lieu-dit le Plaquenart
  • Adresse 556 rue du Plaquenart
  • Cadastre 1830 A 76-78  ; 1912 A 87-91  ; 2003 A 69
  • Dénominations
    ferme
  • Parties constituantes non étudiées
    grange, porcherie, étable, écurie, logement d'ouvriers, fournil, oratoire, cour

En 1830, le cadastre montre l'existence d'une ferme en U. Elle est progressivement reconstruite dans la 2e moitié du 19e siècle, d'abord sous la forme d'une ferme en U, puis sous celle d'un ferme à cour fermée. En 1876, le propriétaire Duflos-Verdavaine fait reconstruire le corps comportant étables et écuries (fers d'ancrage patronymiques et millésimés) ; le logis est "fait bâtir par Louis Duflos en 1880" (inscription portée sur un cartouche en pierre et date portée par les fers d'ancrage). En 1895, Louis Duflos demande l'autorisation d'installer une briqueterie à l'arrière de la parcelle, dans un champ (A.D. Nord M 417/ 6934) : un plan schématique accompagnant la demande montre qu'à l'époque la ferme affecte un plan en U, à bâtiments non jointifs ; un bâtiment de remise est situé derrière la grange ; à l'arrière se trouve un jardin au-delà duquel est projeté le dessin de la briqueterie ; un oratoire est situé en bordure de la rue du Plaquenard. Les briques produites servent probablement à construire l'aile fermant l'ensemble sur la rue. La remise visible sur le plan de 1895 a disparu sur le cadastre de 1912.

La ferme est formée de 4 corps de bâtiment disposés autour d'une cour pavée. Le corps d'entrée sur rue comporte un passage charretier (au-dessus, le comble abrite un pigeonnier décelable par les simples trous d'envol côté cour) flanqué d'une porte piétonne ; il abrite une cuisine surmontée d'un fournil sous comble, disposition inusitée, et un logement pour les ouvriers agricoles. A gauche, le corps de logis, en rez-de-chaussée, à 8 travées sur la cour, à 9 travées régulièrement disposées sur la façade postérieure, est longé sur l'arrière par un chemin permettant d'accéder directement aux champs ; le comble était éclairé par 3 lucarnes passantes, dont une seule subsiste, les 2 autres restant lisibles. Au fond, la grange est à deux passages charretiers à linteaux métalliques ; elle abrite un chenil (situé entre les deux passages, ouvert par un occulus) et une porcherie (située côté écuries, elle est éclairée par 3 baies) ; sur la cour, côté logis, une porte donne accès à une cave ; l'aération de la grange se fait par des jours ménagés dans les pignons. A droite, le corps abritant écuries et étable, surmonté d'un fenil côté cour, est relié à la grange par un pan de toiture couvrant un passage piéton situé entre les deux corps ; des ouvertures sont ménagées sur la cour et sur les pâtures à l'arrière, offrant un double passage aux animaux et aux véhicules. L'oratoire est situé dans la pâture, à l'arrière des écuries et de l'étable ; dédié à saint Joseph (ainsi que l'indique le cartouche situé au-dessus de la porte), il est de plan polygonal et surmonté d'une croix de faîtage ; l'intérieur est couvert d'une fausse coupole nervurée à pans et rythmé par des pilastres cannelés et des niches en plâtre patiné. L'ensemble des bâtiments est construit en brique ; la pierre calcaire de Tournai est utilisée en appui de fenêtre, en cordon au niveau des appuis du logis (côté cour), en ouverture de soupirail et en encadrement de baies (il pourrait s'agir de remplois des bâtiments antérieurs). Le logis et le pan postérieur de la grange sont couverts en tuile flamande ; les autres bâtiments sont couverts de tuile flamande plombifère noire-aubergine (le faîtage est particulièrement original : il est formé de briques de forme triangulaire spécialement fabriquées à cet usage), à l'exception de l'oratoire couvert en ardoise et du long pan sur cour du logis en fibro-ciment.

  • Murs
    • brique
  • Toits
    tuile flamande, tuile flamande plombifère, ardoise, matériau synthétique en couverture
  • Étages
    en rez-de-chaussée, étage de comble, sous-sol
  • Couvrements
    • fausse coupole
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • toit polygonal
    • pignon couvert
    • pignon découvert
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler

Documents d'archives

  • DUVILLERS, Paul. Petite monographie de la paroisse de Rosult. Cambrai : Imprimerie R. Villette, 1950.

  • AD Nord : Série P (cadastre) : 31/ 624 (1830).

  • AD Nord : Série P (cadastre) : P31/ 624 (1912).

  • AD Nord : Série M 417 pièce 6934 : demande d'établissement d'une briqueterie, 1895.

Documents figurés

  • Plan des propriétés de Monsieur Duflos Louis, 1914 (Archives Privées).

Date(s) d'enquête : 2005; Date(s) de rédaction : 2005
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
(c) Parc Naturel Régional Scarpe-Escaut
Luchier Sophie
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