Dossier d’œuvre architecture IA59002742 | Réalisé par ;
Luchier Sophie
Luchier Sophie

Chercheur de l'Inventaire général du patrimoine culturel.

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  • inventaire topographique, PNR Scarpe-Escaut
Ancienne ferme, puis ensemble de logements
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
  • (c) Parc naturel régional Scarpe-Escaut

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes Pévèle-Carembault - Orchies
  • Commune Landas
  • Adresse 1, 7, 15, 23 place Sadi-Carnot
  • Cadastre 1818 C 1649  ; 1876 C 337 à 339 ; 2003 C 1479 à 1482, 1608 à 1610, 1485 à 1487, 1495 à 1497
  • Dénominations
    ferme, immeuble à logements
  • Parties constituantes non étudiées
    boutique

L'endroit est occupé jusque vers le dernier tiers du 19e siècle par une ferme dont les bâtiments forment un U ouvert sur un large fossé, aménagé à cet endroit en abreuvoir public. En 1839, la commune entreprend le nivellement, le rehaussement et le pavage du chemin traversant la place et desservant l'église et l'école-mairie nouvellement édifiée. Joseph Duflot, exploitant la ferme jouxtant le bâtiment communal, se plaint des inconvénients entraînés par ce réaménagement qui entrave fortement ses activités (lettre au préfet du Nord, 10 janvier 1840 ; AD Nord série O330/59) : "... Les deux portes cochères, l'une donnant accès dans la cour, l'autre dans la grange ... s'ouvrent sur la terrasse traversée par le petit pavé ; aujourd'hui ces deux portes sont devenues presque impraticables, l'élévation étant de 0,82 m depuis les travaux..." la surélévation est telle qu'elle rend ".. très difficiles pour ne pas dire impossibles les charrois de fumier et de denrées à enlever de la ferme. Ce n'est pas tout ; par suite de l'exhaussement la ferme se trouve complètement encavée ; les eaux y affluent d'une manière prodigieuse sans trouver d'écoulement de telle sorte qu'au moment actuel elle est entièrement inondée. Les constructions souffrent, le séjour en est malsain, les communications même pour les personnes sont d'une difficulté extrême...". Sa demande de destruction est rejetée par le Conseil Municipal (18 février 1840), qui autorise cependant à "transférer son entrée de cour par l'abreuvoir public...". Pour mener à bien la réalisation de ce nouveau passage, le 5 juin, le conseil accorde le droit "... de prendre gratuitement les terres à la motte du verger public attenant au cimetière pour faire les remblais nécessaires à l'exécution des travaux...". La disposition générale des bâtiments reste sensiblement la même jusqu'à aujourd'hui, cependant le bâtiment donnant sur la place est scindé et reconstruit en 4 ou 5 maisons (lecture actuelle difficile) dans le dernier tiers du 19e siècle ; la dernière maison du rang (n°23) est prolongée, postérieurement, d'une travée.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 19e siècle
    • Principale : 4e quart 19e siècle

Une maison d'épicerie générale occupe l'ancien bâtiment de ferme, prolongé par le passage charretier reconstruit à la suite du litige de 1840 (rue Albert-Lagache) présentant un rez-de-chaussée en brique peinte couvert d'une toiture à longs pans en tuile flamande plombifère (panne vernissée), et la première maison du rang, autrefois maison de coiffure comme en atteste l'enseigne murale (1, place Sadi-Carnot). Le rang, façades principales sur la place, se compose actuellement de 4 maisons ; les remaniements d'ouvertures en rez-de chaussée des façades n° 1 et 15 gênent la lisibilité de l'état originel. En outre, le non respect de l'alignement vertical des ouvertures (excepté pour le n°23), propre au règles architecturales habituelles, est probablement dû au maintien partiel du rez-de-chaussée primitif de la ferme lors de la construction d'un étage pour la réhabilitation en logements, ce qui accentue la difficulté de lecture. Cette hypothèse peut être étayée par le recouvrement du parement par un badigeon de chaux permettant la protection du matériau mais également l'homogénéisation des diverses qualités et coutures de matériau éventuelles. Les maisons, à étage carré, sont bâties en brique recouverte (n° 1, 7 et 15), ou non (n°23), d'un badigeon de chaux rouge brique non entretenue laissant apercevoir un précédent badigeon de chaux blanc. La toiture à longs pans et croupe (au n°1) est couverte de tuile flamande plombifère (panne vernissée) et tuiles faîtières à motif crêté, à l'exception du n° 23, refaite en tuile mécanique plombifère. Les ouvertures en rez-de-chaussée sont couvertes d'un linteau de brique en arc segmentaire, celle de l'étage d'un arc en plein cintre surligné par un larmier composé d'un rang de brique posée en boutisse et d'un rang de tommette rectangulaire en terre cuite. Elles alternent baies vitrées, obturées ou aveugles. Le parement de la maison n°23 présente la couture verticale des matériaux, due à la reconstruction d'une travée, qui lui donne une largeur supérieure. Les huisseries ont été en grande partie rénovées ; la maison n° 7 conserve ses volets à battants pliants au rez-de-chaussée et à l'étage ses fenêtres à imposte (divisée en 4 compartiments égaux).

  • Murs
    • brique
    • enduit
  • Toits
    tuile flamande plombifère, tuile mécanique plombifère
  • Étages
    1 étage carré
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • croupe
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • AD Nord : Série P31/447 : cadastre de 1876.

Documents figurés

  • Landas. Cadastre de 1818, section A du Quenne, 1ère partie (AD Nord : Série P31/153).

Date(s) d'enquête : 2005; Date(s) de rédaction : 2007
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
(c) Parc Naturel Régional Scarpe-Escaut
Luchier Sophie
Luchier Sophie

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