Photographe du service régional de l'Inventaire général Hauts-de-France.
- inventaire topographique, Condé-sur-l'Escaut
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté d'agglomération Valenciennes Métropole
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Commune
Condé-sur-l'Escaut
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Lieu-dit
Condé-sur-l'Escaut centre
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Adresse
17 rue Notre-Dame
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Cadastre
1826
D1
317
;
1875
D2
294
;
2010
AP
215
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Dénominationsmaison
Au vu de son mode constructif (matériau utilisé - le grès -, profil du talus de solin, pente de toiture), cet édifice imposant pourrait dater du XVIe siècle voire du XVe siècle.
L'ensemble des ouvertures est repris au XVIIIe siècle. En 1839, le propriétaire, M. Lefebvre-Dumont, sollicite du maire l'autorisation d'élever un mur à l'alignement de la rue, percé d'une porte cochère (il s'agit du corps de bâtiment qui fait suite à gauche), de "peindre et blanchir la façade", "de percer une porte et une fenêtre [au] corps de bâtiment donnant dans la rue Neuve en face de la pompe" (AC Condé-sur-l'Escaut, P 10).
Le 29 mars 1854, le peintre valenciennois Louis Rossy (1817-1890) rédige pour le compte de la propriétaire, Mme Defline, une demande de permis de construire illustré des deux élévations projetées. Les travaux soumis consistent en la mise en place d'un muret d'attique avec un "motif de milieu" (une fausse lucarne), la reprise du pignon, le percement de "deux croisées à la hauteur du 1er étage", le "ravalement au mortier " de la façade principale (AC Condé-sur-l'Escaut, P 12).
D'après les photos anciennes, la réalisation apparaît conforme au projet et s'étendait au corps de bâtiment de la porte cochère. Le décor enduit et sans doute moulé comprenait faux appareil de pierre, cordons, pilastres, médaillons, consoles, ainsi que des lambrequins, des balconnets et un balcon de ferronnerie (au-dessus de la porte cochère). L'ensemble de l'enduit, de la modénature et du décor subit un ravalement à la fin du XXe siècle (après 1981 mais avant 1999). La maçonnerie est mise à nu ; ne subsiste du décor de 1854 que le muret d'attique et la fausse lucarne. Le bâtiment est actuellement à l'abandon (2007).
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Période(s)
- Principale : 16e siècle , (incertitude)
- Secondaire : 18e siècle
- Secondaire : milieu 19e siècle
- Secondaire : 4e quart 20e siècle
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Dates
- 1854, daté par source
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Auteur(s)
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Auteur :
Rossy Louismaître de l'oeuvre attribution par sourceRossy LouisCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
ROSSY, Louis, peintre. Valenciennes, 1817 - Condé-sur-l'Escaut, 1890
Formation :
- A Valenciennes (Académies), élève de Momal, puis de Julien Potier (cours de dessin et peinture) et de Bernard (cours d'architecture).
- A Paris (Ecole des beaux-arts, à partir de 1840), élève de l'atelier Séchan, Despléchin, Detierle, Fauchère, chargés des décors de l'opéra de Paris, puis élève d'Alexandre Denis Abel de Pujol (peinture), d'Henri Labrouste (architecture).
Carrière :
- Peintre décorateur attaché au théâtre de Mons (Belgique - 1843),
- De retour à Valenciennes, commis chez les architectes Grimault puis Dutouquet, puis, "devenu le protégé du marquis de Montaigu, ancien élève d'Ingres, il collabore à ses travaux de peinture (Saint Paul prêchant, autrefois à l'église Saint-Nicolas), il illustre quatre fables de La Fontaine, pour la maison de Jean-Baptiste Foucart, en 1850" (Poinsignon, d'après Fromentin). Reçu à l'Académie en 1877.
- Expose au Salon de Paris en 1846.
- A Condé-sur-l'Escaut, professeur de dessin au collège (à partir de 1854) et fondateur d'un cours gratuit de dessin destiné à la classe ouvrière ; auteur de vues de Condé citées par Fromentin (La Maison de Clairon, L'Hôtel de ville, Le Canal de Mons (toutes trois des aquarelles), La Porte de Valenciennes (peinture à l'huile, morceau de réception à l'Académie de Valenciennes).
- Peinture de chevalet (musée de Valenciennes), préférentiellement à l'aquarelle, et peinture de décoration : à ce titre, décor du théâtre de Condé (à titre gracieux, 1865-66), de maisons particulières et de châteaux. Il réalisa aussi des illustrations, en particulier pour des fables de La Fontaine. Il s'exerça aussi à la poésie.
- Ami des peintres Bruno Chérier, Gustave Housez, Henri Harpignies et du sculpteur Jean-Baptiste Carpeaux qui réalisa son portrait en 1860 (localisation actuelle inconnue - renseignements communiqués par Catherine Guillot, conservateur du patrimoine au service régional de l'Inventaire général), dont une copie par Gellez est conservée au musée de Valenciennes.
D'après :
- BENEZIT, Emmanuel. Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs. Paris : Gründ, 1999 (nouvelle éd.), 14 vol.
- FROMENTIN, Edouard Désiré. Rossy Louis-Joseph, peintre valenciennois 1817-1890. L'Ecole valenciennoise, 1901, T. 2, p. 347-352, Ms, Bibliothèque de Valenciennes (communiqué par M. Poinsignon).
- POINSIGNON, Jean-Claude. En marge de l'exposition du musée : Louis-Joseph Rossy : peintre, architecte et décorateur. La Voix du Nord, 3-4 janvier 1988.
- Personnalité : commanditaire attribution par source
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Auteur :
Le bâtiment comprend un sous-sol, un rez-de-chaussée et un étage carré surmonté d'un toit à longs pans couvert de tuiles flamandes mécaniques, et flanqué de pignons découverts ; une fenêtre percée dans le mur-pignon côté rue Neuve éclaire l'étage de comble.
Rue Notre-Dame, la maçonnerie de façade du corps de bâtiment principal développant cinq travées, raidie par des ancrages à fers simples, est constituée de grès, y compris le solin taluté. La pierre calcaire marbrière ("pierre bleue") est majoritairement employée pour les encadrements de baies en chaînages harpés. Les baies du rez-de-chaussée sont sommées par des arcs segmentaires. Les plates-bandes couvrant les baies de l'étage, le muret d'attique sont en brique. La fausse lucarne est en pierre calcaire blanche.
Le petit corps de bâtiment qui fait suite à gauche est élevé en brique à l'exception des montants de la porte cochère en pierre calcaire marbrière ; il est couvert par de fausses ardoises en matériau synthétique.
Rue Neuve, la façade du corps de bâtiment principal, percée de deux travées, est bâtie de briques au-dessus du rez-de-chaussée qui conserve une maçonnerie de grès comparable à celle de l'élévation rue Notre-Dame. Succède à droite un corps de bâtiment plus étroit, en brique, articulé par deux travées ; la toiture n'en est pas visible.
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Murs
- grès
- calcaire marbrier
- brique
- enduit
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Toitstuile flamande mécanique, matériau synthétique en couverture
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Étagessous-sol, 1 étage carré, étage de comble
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit à longs pans
- pignon découvert
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État de conservationdésaffecté, mauvais état
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Statut de la propriétépropriété privée
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Commune de Condé-sur-l'Escaut
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Commune de Condé-sur-l'Escaut
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Médiathèque de l'architecture et du patrimoine
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Agence Bisman
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Documents d'archives
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AC Condé-sur-l'Escaut. Série P 10 (Voirie, alignements, an V - 1839). Nouvelle cote : 1O 6. Travaux publics et voirie, travaux publics et voirie en général, alignements (1796-1879).
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AC Condé-sur-l'Escaut. Série P 12 (Voirie, alignements, 1850 - 1879) ; Nouvelle cote : 1O 6. Travaux publics et voirie, travaux publics et voirie en général, alignements (1796-1879).
Chercheur au service régional de l'Inventaire général du patrimoine culturel.
Chercheur au service régional de l'Inventaire général du patrimoine culturel.