Dossier d’œuvre architecture IA59002785 | Réalisé par
Oger-Leurent Anita
Oger-Leurent Anita

Chercheur au service régional de l'Inventaire général du patrimoine culturel.

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  • inventaire topographique, Condé-sur-l'Escaut
Hôtel
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté d'agglomération Valenciennes Métropole
  • Commune Condé-sur-l'Escaut
  • Lieu-dit Condé-sur-l'Escaut centre
  • Adresse 13 rue Notre-Dame , 22 rue Neuve
  • Cadastre 1826 D1 292 à 295, 319, 320 ; 1875 D2 279, 280, 281 ; 2010 AP 213
  • Dénominations
    hôtel
  • Parties constituantes non étudiées
    écurie, jardin

Cet édifice - qui se présente actuellement sous la forme d'un hôtel dont la façade se développe sur la rue Notre-Dame, avec les écuries en fond de parcelle ouvertes sur la rue Neuve -, est constitué de la réunion de deux parcelles, bien invidualisées sur le plan cadastral de 1826 et fusionnées sur celui de 1875.

Des travaux de construction de la partie gauche ont été menés en 1873, ce dont atteste la date portée par la façade réalisée à l'imitation de celle du XVIIIe siècle, qui affiche le millésime de 1740. Il semble que la maison de gauche ait été alors totalement alignée, par les façades avant et arrière, sur la construction préexistante.

Le décor intérieur, éclectique, résulte probablement des aménagements consécutifs à la réunion des deux maisons. Le décor de céramique de la véranda est datable des années 1880-1900.

En 1903 (archives communales, P 2), Albert Housez, propriétaire de l'hôtel, sollicite de la commune l'autorisation d'élever "une construction" rue Neuve, sur des parcelles situées à l'arrière de l'hôtel. En 1907 est traitée une demande du même, soumise l'année précédente (archives communales, P 4), portant sur le souhait "d'établir deux égoûts [dont l'un] qui serait établit rue Neuve serait destiné à évacuer (...) les eaux pluviales et ménagères provenant de [ses] écuries." On peut donc avancer la date de 1903 comme celle de l'édification de ces écuries monumentales.

Le troisième millésime porté sur la façade sur la rue Notre-Dame, 1971, correspond à la restauration générale de l'élévation.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 18e siècle
    • Principale : 3e quart 19e siècle
    • Principale : 1er quart 20e siècle
    • Secondaire : 3e quart 20e siècle
  • Dates
    • 1740, porte la date, daté par source
    • 1873, daté par source
    • 1903, daté par source
    • 1971, daté par source
  • Auteur(s)

La façade rue Notre-Dame est constituée d'un appareil mixte associant la brique et la pierre calcaire, de deux natures différentes : marbrière ("pierre bleue"), elle est employée pour le solin, "blanche" et traitée à refends, elle constitue les encadrements de baies, les pilastres, la corniche, les cordons, les éléments sculptés (tables, chapiteaux, clefs d'arc, modillons de corniche). Des ancrages à volutes contribuent au rythme de l'élévation, rigoureusement quadrillée. Les pilastres sont terminés par des chapiteaux ioniques.

Aux quatre travées de la construction du XVIIIe siècle, à droite, répondent les quatre travées de la façade de 1873 - la première travée, à l'extrême gauche, plus large, correspond au passage cocher.

Les baies sont couvertes par des arcs segmentaires aux angles adoucis. Au-dessus des caves voûtées en berceau s'élèvent le rez-de-chaussée, l'étage et l'étage de comble éclairé par des lucarnes couvertes par des arcs segmentaires, en menuiserie.

Le toit à longs pans, flanqué à droite par un pignon découvert, porte des tuiles flamandes mécaniques. L'escalier est en charpente, suspendu, tournant en retour, avec jour. La véranda, qui ouvre sur le jardin, est ornée de panneaux muraux en faïence de Sarreguemines (monogrammés SVBP, 28 rue de Paradis) et de vitraux.

La façade des écuries en rez-de-chaussée sur caves, rue Neuve, est bâtie en briques. Le bâtiment abrite une remise à voitures, deux boxes, six stalles, une sellerie et un logement pour le palefrenier. Un passage cocher, légèrement décentré, est couvert par une toiture indépendante perpendiculaire à la rue ; de part et d'autre, les deux ensembles des écuries portent chacune un toit brisé en pavillon couvert d'ardoise.

Deux portes piétonnes sont percées aux extrémités de la façade, éclairée par des cinq ouvertures en demi-cercle. Le décor en faible relief de brique est rehaussé par la fantaisie de la menuiserie des deux grandes lucarnes passantes à couverture débordante, éclairant, avec le secours de deux lucarnes moins ornées, l'étage en surcroît ménagé dans le comble.

  • Murs
    • brique
    • calcaire
    • calcaire marbrier
    • appareil mixte
  • Toits
    tuile flamande mécanique, ardoise
  • Étages
    sous-sol, 1 étage carré, étage de comble, en rez-de-chaussée, étage en surcroît
  • Couvrements
    • voûte en berceau
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • toit brisé en pavillon
    • pignon découvert
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour suspendu, en charpente
  • Techniques
    • maçonnerie
    • sculpture
    • ferronnerie
    • menuiserie
    • vitrail
    • céramique
  • Représentations
    • ornement architectural
    • ornement géométrique
    • fleur
    • panier
    • ornement végétal
    • cartouche
  • Précision représentations

    Maçonnerie : appareil mixte rue Notre-Dame ; reliefs de brique des écuries. Sculpture : chapiteaux de pilastres, cartouches portant les dates alternant avec des tables sculptées de paniers de fleurs, modénature. Ferronnerie : fers d'ancrage à enroulements. Menuiserie : châssis moulurés ; bois tournés et moulurés des lucarnes des écuries. Vitrail : décor de la véranda. Céramique : décor mural de la véranda : cerisiers en fleur, glycines, bignones, pavots ébouriffés, phlox, roses trémières.

  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Éléments remarquables
    véranda, écurie

Edifice remarquable par la qualité de la façade du 18e siècle (décor sculpté) et des travaux des 19e et 20e siècles (reprise de la façade en continuité de l'existant, décor de la véranda, écuries monumentales). L'organisation de la façade est à rapprocher de celle de l'hôtel 9 rue Notre-Dame daté de 1751 dont les cartouches sculptés affichent cependant un caractère rocaille plus affirmé.

Documents d'archives

  • AC Condé-sur-l'Escaut. Série P 2. Voirie, 1899 - 1904.

  • AC Condé-sur-l'Escaut. Série P 4. Voirie, 1907 - 1909.

Date(s) d'enquête : 2007; Date(s) de rédaction : 2007
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Oger-Leurent Anita
Oger-Leurent Anita

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