Dossier d’œuvre architecture IA59004374 | Réalisé par
Luchier Sophie (Rédacteur)
Luchier Sophie

Chercheur de l'Inventaire général du patrimoine culturel.

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  • inventaire topographique, Saint-Amand-les-Eaux
Ancien hôtel Broutin, devenu poste de Saint-Amand-les-Eaux, puis perception
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut - Saint-Amand-les-Eaux
  • Commune Saint-Amand-les-Eaux
  • Cadastre 2013 BO 62
  • Précisions
  • Dénominations
    hôtel
  • Destinations
    hôtel, poste, perception

Les archives publiques et privées étant peu accessibles ou inexistantes pour documenter l'habitat, l'existence dans les archives publiques de ce projet de transformation d'une maison bourgeoise, datant de la seconde moitié du XIXe siècle, en bureau des postes permet d'illustrer un mode d'habiter à Saint-Amand-les-Eaux.

De plus, cette transformation témoigne de l'importance que le bureau de poste prend dans les stations thermales*, même si à Saint-Amand-les-Eaux, la station thermale est à l'extérieur du centre. Ici, le développement industriel contribue certainement autant à l'installation de cet établissement.

* lettre du sous-secrétaire d'Etat des Postes et Télégraphes adressée au maire de Vichy en 1929 : [...], les stations concurrentes étrangères ...ont consenti d'immenses sacrifices pour la construction d'Hôtels des Postes, véritables bureaux de renseignements où la clientèle trouve réunies, avec le confort le plus moderne, toutes les facilités pour satisfaire ses besoins les plus divers."...

Cet édifice a été construit à la fin du 19e siècle ou au début du 20e siècle. Il est vendu par son propriétaire René Broutin, capitaine d'artillerie pour la somme de 22 000 F vers 1910 à la commune afin d'être transformé en hôtel des postes. La commune estime le bureau de poste - installé jusqu'alors dans un hôtel particulier du 18e siècle situé rue du Prévôt (actuellement rue Casimir-Davaine) - de taille insuffisante et en décide le déplacement dans un immeuble plus vaste.

La délibération du conseil municipal permet à la commune de contracter un emprunt pour l'acquisition de cet hôtel et en confie la transformation à l'architecte valenciennois Edmond Lemaire pour un coût de 18 000 francs. L'adjudication des travaux est faite le 26 juin 1911 et les travaux sont réalisés par l'entrepreneur Bonnet. La réception définitive des travaux a lieu le 8 février 1913.

Lors de l'enquête, l'édifice abrite le centre des impôts et une nouvelle poste a été installée à l'angle de la rue Thiers et de la rue Casimir-Davaine.

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 20e siècle
  • Dates
    • 1913, daté par travaux historiques
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Lemaire Edmond
      Lemaire Edmond

      Architecte. Domicilié à Amiens, 34 rue Caumartin et à Paris 3 rue de Valenciennes (annuaire 1919-1920).

      LEMAIRE Edmond, architecte.

      Anzin, 1853 - Bayonne, 1918

      Formation 

      - Ecoles académiques de Valenciennes, professeur Emile Dusart (1865-1870) ; nombreux prix.

      - Ecole des beaux-arts de Paris (1871-1883), atelier Coquart, atelier Laloux : prix Rougevin, prix Abel Blouet, 1er prix (1878 ?) pour un monument à Couverts-Dauplex, exécuté au cimetière du Père-Lachaise ; logiste pour le Prix de Rome (1877, 1879, 1880, 1882).

      - Architecte diplômé par le gouvernement (1883).

      Carrière 

      - D'abord installé à Paris : lauréat, avec l'architecte Charles Edouard Naudin, d'un concours ouvert en 1889 pour la construction d'un groupe scolaire à Levallois-Perret (92) qui sera finalement érigé par un autre architecte.

      - Puis à Valenciennes, épouse la fille d'Emile Dusart (1887), reprend une partie de la clientèle de l'architecte Alexandre Canu, décédé, puis prend la suite de son beau-père. Concourt au projet de musée des Beaux-Arts (1903). Administrateur des Ecoles académiques (1907 à sa mort) et du musée (à partir de 1911). Projet pour un nouvel hôtel-Dieu (vers 1914).

      - Architecte agréé des communes et du département du Nord par arrêté préfectoral du 19 janvier 1888.

      Réalisations repérées :

      - Valenciennes : hôtel de M. Lefrancq-Claisse, faubourg de Lille (1898) ; clinique du Dr. Mariage (dite Pavillon Jeanne-de-Flandre, 1900) ; chambre de commerce (1913).

      - Avesnes-sur-Helpe : école communale de garçons, en collaboration avec l'architecte Charles Edouard Naudin, vers 1890-1900 ; église, importants travaux.

      - Condé-sur-l'Escaut : grille de clôture du monument commémoratif de la tragédienne Hippolyte Clairon (1902-1904) ; manège de cavalerie (1904-1906) ; aménagement et nouvelle façade de l'aile du château de Bailleul située rue de la Bibliothèque, actuellement n° 1 - 3 (1906-08) ; aménagement de l'aile du château de Bailleul située rue de la Cavalerie, actuellement n° 35 - 37 (1911-12) ; divers travaux d'appropriation de bâtiments communaux.

      Sources :

      - AD Nord. Série 4N (Bâtiments départementaux), 7 : Architectes agréés des communes et du département, candidatures, ajournements, nominations (1883-1890).

      - Habitation de Monsieur L...., faubourg de Lille, à Valenciennes. L'Architecture et la Construction dans le Nord, août 1898, p.108 (avec planche).

      - Ecole communale de garçons à Avesnes (Nord) MM. Lemaire et Naudin architectes. Monographies de bâtiments modernes [s.d., vers 1890-1900].

      - Les Dictionnaires départementaux. Nord. Dictionnaire biographique illustré. Paris : librairie Flammarion, 1909, p. 678-679 (signalé par M. Poinsignon).

      - FROMENTIN, Edouard Désiré. Lemaire (Edmond), architecte 1853-1918. Hommes et choses. T. 2, Ms, Bibliothèque de Valenciennes (communiqué par M. Poinsignon).

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Cet immeuble est situé dans le centre bourg, dans une rue qui relie le centre ancien avec des rues qui sont en cours de lotissement au cours du premier quart du XXe siècle.

La maison bourgeoise était organisée autour d'une cour intérieure donnant sur un jardin situé à l'arrière de la parcelle. Au rez-de-chaussée, différentes salles (salon, salle de musique) étaient disposées sur la rue et de part et d'autre de l'entrée, qui, large, rappelle la porte cochère et donne directement sur la cour.

Les pièces étaient accessibles depuis l'entrée et s'ouvraient en enfilade, à l'exception des pièces de service (buanderie, cuisine, remise) situées à l'arrière des pièces nobles et accessibles depuis la cour. L'escalier à rampe simple donnant accès aux chambres de l'étage était disposé latéralement, derrière le salon, dans une tourelle coiffée d'une flèche. Seul cette tourelle en saillie sur la façade latérale de l'édifice lui donne de l'importance.

La façade est sobre, composée d'une alternance de brique de couleur rouge et peinte en blanc, rappelant la mise en oeuvre en "rouge barre" régionale, scandée et soulignée par des bandeaux et chaînages peints.

  • Murs
    • brique enduit partiel
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    1 étage carré, étage de comble
  • Couvrements
  • Couvertures
    • toit à plusieurs pans brisés
    • toit en pavillon
    • flèche polygonale
  • Escaliers
    • escalier intérieur : escalier droit cage ouverte
  • AD Nord. Série 2O 525/146 : Plan et élévation du projet d'aménagement du bureau de postes, Edmond Lemaire architecte, 1911.

  • RENAUD-MORAND, Bénédicte. Les villes en Auvergne. Lyon : Editions Lieux Dits, 2014.

Date(s) d'enquête : 2012; Date(s) de rédaction : 2014
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Luchier Sophie
Luchier Sophie

Chercheur de l'Inventaire général du patrimoine culturel.

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