Dossier d’œuvre architecture IA59005827 | Réalisé par
Brasset Sarah (Rédacteur)
Brasset Sarah

Chercheuse-stagiaire au service régional de l'Inventaire (novembre 2024-avril 2025).

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Tachet Nicolas (Contributeur)
Tachet Nicolas

Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel - Région Hauts-de-France depuis 2019.

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  • inventaire topographique, canton de Cassel
Église paroissiale Saint-Martin
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes de Flandre Intérieure-Cœur de Flandre Agglo - Hazebrouck
  • Commune Oxelaëre
  • Adresse Contour de l' Église
  • Cadastre 2025 A 254
  • Précisions
  • Dénominations
    église paroissiale
  • Genre
    de catholiques
  • Parties constituantes non étudiées
    sacristie

XIIIe-XIVe siècle

La date de construction de l’église primitive n’est pas connue, mais une église située à Oxelaëre et dédiée à Saint-Martin est citée dans le cartulaire de l’abbaye Saint-Bertin en 1115 (Masingarbe, 2024). Il en subsiste des parties visibles en grès, bien qu’il soit difficile de déterminer lesquelles datent précisément de cette époque, car les matériaux anciens peuvent avoir été réemployés lors de campagnes de reconstruction ultérieures.

XVIe siècle

L’église subit des dégâts lors des troubles iconoclastes de 1566 (Révolte des Gueux) et est restaurée par la suite (De Coussemaker, 1876).

XVIIIe siècle

Entre 1718 et 1723, l’édifice connaît une campagne de restaurations (Masingarbe, 2024). Il est possible que l’avant-porche soit édifié à cette occasion, puisqu’il apparaît déjà sur le plan du cadastre consulaire en 1805 (ibid.). La baie en arc brisé située au-dessus du porche est probablement murée lors de ces travaux et un oculus est percé en remplacement. La sacristie et la chaufferie actuelles, bien qu’elles paraissent récentes, figurent également sur le cadastre de 1833 (AD Nord : P30/273).

XIXe siècle

En 1856, le curé Pierre François Jude entreprend des travaux sans autorisation (Masingarbe, 2024). L’architecte départemental Dujardin est alors mandaté pour expertiser l’édifice et rédige un rapport à l’intention du sous-préfet, détaillant les reprises nécessaires. Entre 1868 et 1869, le curé réalise à nouveau des travaux sans autorisation : il fait déposer des fenêtres pour remplacer leurs vitraux pourtant en bon état, ce qui provoque l’effondrement du plafond. Il extrait également des pierres situées derrière l’autel latéral et le lutrin pour les vendre. Il est précisé à cette occasion que l’église est construite en brique et "pierre de montagne" (grès de Cassel). Le 12 avril 1869, le curé accepte finalement de financer la remise en place des fenêtres déplacées (AD Nord : 2O455/18).

XXe siècle

L’avant-porche est modifié et agrémenté de deux médaillons de pierre reconstituée et moulée du roi David et de sainte Cécile. L'ensemble est financé en 1901 par l’ingénieur-constructeur Dujardin, notable d'Oxelaëre qui réside alors dans l'ancien domaine Lenglé de Schoebecque [IA59005837].

  • Période(s)
    • Principale : Moyen Age, 12e siècle , daté par travaux historiques , (incertitude)
  • Auteur(s)
    • Personnalité :
      Dujardin Albert
      Dujardin Albert

      Ingénieur-constructeur à Lille.

      En 1888, Albert Dujardin, ingénieur lillois et constructeur de machines à vapeur, hérite de la propriété par le biais d’un partage familial. Industriel reconnu et généreux bienfaiteur d’Oxelaëre, il modifie profondément le château en 1898 : les deux ailes sont abattues pour permettre l’aménagement d’une vaste salle à manger avec vue sur Cassel, et un pavillon avec écurie et remise s’élève dans l’angle nord-est du parc. Vers 1900, madame Albert Dujardin Phalempin s'installe régulièrement au château et y reste avec ses plus jeunes enfants de Pâques à la Toussaint. Albert Dujardin à une affaire industrielle importante à Lille (deux usines, 800 ouvriers), il est également président du Tribunal de Commerce de Lille.

      À sa mort en 1903, noyé dans l’étang de sa propriété, sa veuve conserve le domaine. En 1936, elle le cède au consortium de Lille-Roubaix-Tourcoing, qui souhaite y organiser des colonies de vacances pour les enfants de travailleurs. Le projet, interrompu par la guerre, échoue. Pendant l’Occupation, le château est occupé par les Allemands et fortement dégradé.

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      commanditaire attribution par source

L’église Saint-Martin est située au centre du village d’Oxelaëre, bordée par son cimetière. Un trottoir en brique et grès est aménagé devant la façade occidentale.

Elle adopte un plan allongé orienté est-ouest, composé de trois travées. La nef se divise en trois vaisseaux : un vaisseau central large et deux bas-côtés plus étroits. Elle se termine par un chevet à cinq pans coupés. Les collatéraux ouvrent à l’est sur des chapelles dotées de murs plats.

La nef est éclairée par six fenêtres en arc brisé percées dans les bas-côtés, ainsi que deux baies supplémentaires situées sur les murs occidentaux des collatéraux. La façade occidentale est précédée d’un porche en brique, couvert d’un appentis en zinc.

La couverture est constituée d’une toiture unique à deux pans en ardoise ave égout retroussé. Un clocher à base carrée (abat-son) et flèche polygonale, également couvert d’ardoises, s’élève au-dessus de la première travée du vaisseau central.

La sacristie, située à l’est, présente un plan à pans coupés et communique avec un petit édifice rectangulaire accolé au mur oriental du bas-côté sud, abritant la chaufferie. Ces deux annexes sont couvertes d’ardoises et reliées entre elles. L’accès à la sacristie se fait par une porte percée sous une fenêtre du chœur.

La maçonnerie de l’église est principalement en grès ferrugineux local, avec des reprises et encadrements en brique rouge, notamment pour les baies ou leur obturation (dénotant une reprise des ouvertures au cours des siècles). Les appuis de fenêtres sont protégés par des plaques de zinc. Au sud, une porte en arc en anse de panier, encadrée de briques rouges, ouvre sur le cimetière. Une seconde porte de même forme, délimitée par des briques jaunes, est aujourd’hui murée en grès. Au nord, une petite porte en plein cintre, aux piédroits en grès avec arc en brique rouge, est également bouchée. Deux blocs de pierre calcaire à surface bouchardée sont insérés dans le mur gouttereau sud ; leur fonction reste incertaine, mais ils pourraient avoir accueilli des éléments sculptés ou un cadran solaire, à l’image de celui observé à Bavinchove.

La façade occidentale conserve la maçonnerie en grès de l’édifice primitif, percée de trous de boulins* non rebouchés. Le toit a été légèrement rehaussé par un dispositif en brique. Les pignons des bas-côtés sont eux aussi en brique. Une croix formée de quatre blocs calcaires orne la partie haute du pignon. Une baie en arc brisé, murée, est percée d’un oculus entouré de briques rouges et jaunes.

Le porche en briques se compose de trois travées. La travée centrale est ouverte par une porte en arc plein cintre, tandis que les travées latérales sont ornées de grandes baies aveugles de même forme. Ces baies reçoivent des panneaux décoratifs comprenant un médaillon central figurant un personnage masculin barbu couronné et jouant de la harpe – probablement le roi David – et un personnage féminin nimbé tenant une cithare, identifié comme sainte Cécile (Flohic, 2001). Chaque travée est encadrée de pilastres en brique, dont les chapiteaux en pierre sont sculptés de têtes d’anges ailés et auréolés. L’ensemble est surmonté d’une corniche en pierre supportant un entablement en briques.

* Trous de boulins : petits orifices carrés ou rectangulaires laissés dans la maçonnerie pour permettre l’installation d’échafaudages lors de la construction ou d’une restauration. Les poutres de l’échafaudage, appelées boulins, y étaient insérées. Dans l’architecture religieuse comme à l’église Saint-Martin d’Oxelaëre, ces trous ne sont parfois jamais rebouchés, et restent visibles sur les façades en témoignage des techniques de chantier anciennes.

  • Murs
    • grès
    • brique
    • calcaire
    • essentage d'ardoise
  • Toits
    ardoise, zinc en couverture
  • Plans
    plan allongé
  • Étages
    3 vaisseaux
  • Couvertures
    • toit à longs pans pignon découvert
    • croupe polygonale
    • flèche polygonale
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Protections

Documents d'archives

  • AD Nord. Série O ; 2 O 455 : 455/1-70. Affaires communales - Oxelaëre.

    AD Nord : 2 O 276 (1 à 48)
    2 O 455/18

Bibliographie

  • DE COUSSEMAKER, Edmond. Troubles religieux du XVIe siècle dans la Flandre maritime, 1560-1570. Bruges : A. de Zuttere, 1876. 4 vol. in-4°.

  • FLOHIC, Jean-Luc (sous la direction de). Le patrimoine des communes du Nord. Paris : éditions Flohic, 2001.

    Tome1.

Périodiques

  • MASINGARBE, Philippe. Osselaere-Oxelaëre : l'Assemblée générale 2024. Bulletin du Comité flamand de France, N° 132, 2024.

    Comité Flamand de France - Bibliothèque
  • BOEREZ, Jean-Luc, CHAINTREAU, Marc. Un Lillois en résidence à Oxelaëre : Albert Dujardin (1847-1903). Bulletin du Comité Flamand de France, n°116, 2019.

    Comité Flamand de France - Bibliothèque
    p. 13

Documents figurés

Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Brasset Sarah
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Chercheuse-stagiaire au service régional de l'Inventaire (novembre 2024-avril 2025).

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Tachet Nicolas
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Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel - Région Hauts-de-France depuis 2019.

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