Photographe de l'Inventaire général du patrimoine culturel, Région Hauts-de-France depuis 2021.
- inventaire topographique, canton de Cassel
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes de Flandre Intérieure-Cœur de Flandre Agglo - Hazebrouck
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Commune
Noordpeene
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Adresse
43 rue du Presbytère
,
34 Voie communale La Place
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Cadastre
2025
AA
35
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Précisions
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Dénominationspresbytère, maison
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Destinationsmaison
Cette demeure est attesté dès le cadastre consulaire de 1804, où elle apparaît au nord d’une demeure enclose d’un fossé en eau [IA59005887].
Une source complémentaire est fournie par l’association Yser Houck, qui mentionne un acte de vente daté du 17 juillet 1798. Le document décrit "une maison érigée sur trente ou quarante verges de terre, comprenant un hangar situé au couchant dudit bâtiment, la dite maison bâtie en dur, couverte en pannes et rez de chaume, avec cave, cuisine, relavoir et quatre places, dans un état médiocre". L’édifice présente alors des dimensions de 48 pieds de longueur, 30 pieds de largeur et 15 pieds de hauteur, les remises atteignant 20 pieds. La maison est indiquée sans occupant, alors que l’instituteur y est logé. Le bien est limité par le cimetière, par une propriété appartenant au citoyen Deschodt, une rue au nord et enfin des parcelles contiguës au midi. Estimée à 1500 francs, la maison est acquise pour 70 300 francs (au 51ᵉ feu) par Blanquart de Douai, pour le compte d’Antoine Elleboode, domicilié à Noordpeene.
L’ouvrage Noordpeene d’un siècle à l’autre apporte des éléments déterminants sur l’état et l’évolution du bâtiment à la fin du XIXᵉ siècle. Le presbytère fait l’objet d’une importante campagne de rénovation en 1889, décidée avant l’arrivée de l’abbé Jules Pilyssier, nouveau curé installé le 14 novembre 1888. À cette date, la maison est décrite comme très délabrée, les planchers menaçant de s’effondrer, tandis que les dépendances ne tiennent plus debout. Dès le début du mois de février, le curé engage les travaux de sa propre initiative et sans recours à un architecte, après s’être assuré du soutien de la municipalité, qui s’engage à verser une somme de 3000 francs. Les dépendances sont alors reconstruites, agrandies et améliorées. Sont également créées ou réaménagées une cuisine, une seconde cave, une seconde voûte, ainsi qu’une chambre-bibliothèque. Aucun document relatif à ces travaux n’est conservé aux Archives départementales du Nord.
Une carte postale conservée dans une collection particulière, datée du 10 juillet 1910, montre le presbytère au début du XXᵉ siècle, après sa restauration, avec une silhouette très proche de celle qu’il conserve aujourd’hui.
L’édifice paraît ainsi résulter d’une construction initiale du XVIIIᵉ siècle, voire antérieure, profondément remaniée et restructurée à la fin du XIXᵉ siècle, période qui fixe pour l’essentiel son aspect actuel.
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Période(s)
- Principale : 18e siècle , daté par source , (incertitude)
Le bâtiment est implanté en léger retrait au nord-est de la place, au sein d’une large parcelle engazonnée qui ménage un dégagement autour de l’édifice. Il est orienté selon un axe sud-ouest / nord-est, la façade principale étant tournée vers le sud-ouest, en direction du jardin.
L’édifice se présente comme une demeure rurale de grande dimension, construite en brique rouge, développée sur un rez-de-chaussée surélevé et un étage carré, surmontés d’un comble logé sous une toiture à deux pans.
Le bâtiment adopte un plan rectangulaire allongé. La façade principale, orientée au sud-ouest vers le jardin, est ordonnancée selon une composition de sept travées, réparties sur deux niveaux. Cette ordonnance relativement stricte confère à l’élévation une symétrie d’ensemble, légèrement rompue par la position des portes et par la présence d’une extension latérale à l’ouest.
Le rez-de-chaussée est percé de baies rectangulaires verticales, disposition reprise à l’étage, les ouvertures des deux niveaux étant superposées, ce qui renforce la lecture verticale de la façade. Les linteaux sont droits au rez-de-chaussée et en anse de panier au premier étage, suggérant une reprise ou une campagne de transformation de l’élévation. Les baies sont rythmées par un léger décor de maçonnerie, constitué de cordeaux horizontaux en brique saillante, marquant la séparation entre le rez-de-chaussée et l’étage. Les appuis de fenêtres, traités avec soin, forment un soubassement discret mais lisible. Les menuiseries actuelles, à petits bois, reprennent un dessin traditionnel sans constituer des éléments d’origine.
La façade est couronnée par une corniche sobre, constituée d’un simple rang de briques en léger ressaut, assurant la transition entre le mur gouttereau et la couverture.
La toiture, à pente modérée, est couverte de tuiles mécaniques rouges. Elle est percée d’un châssis de toiture assurant l’éclairage du comble, sans recours à une lucarne maçonnée. Deux souches de cheminée en brique, disposées aux extrémités de la couverture, émergent du faîtage au sommet des pignons. L'égout de toiture est perçu dans un chaineaux en zinc et bois.
Le pignon situé à l'est est traité avec la même sobriété que la façade principale, sans décor particulier. Il reçoit deux baies rectangulaire qui éclairent les combles et une souche de cheminée adossée, participant à la lecture fonctionnelle du volume. A noter la présence de deux baies rebouchées au niveau du 1er étage.
Le pignon ouest, en revanche, est partiellement masqué par une extension implantée dans le prolongement du mur pignon originel. Elle adopte un volume comparable à celui du bâtiment principal et reçoit une toiture unique à pans brisés agrémenté de deux lucarnes. Malgré cette différence de couvrement, la continuité architecturale de la façade est préservée par l’emploi de matériaux et de rythmes similaires. Une véranda, assimilable à un jardin d’hiver, est adossée à cette extension. Elle est constituée de châssis métalliques et de remplissages transparents.
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Murs
- brique enduit
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Toitstuile mécanique
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Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
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Couvertures
- toit à longs pans pignon découvert
- toit à longs pans brisés
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Énergies
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Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Collection particulière. Droits réservés
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Documents d'archives
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AD Nord : 2 O 437 (1 à 89)
AD Nord. Série O ; 2 O 437: 437/1-89. Affaires communales - Sainte-Marie-Cappel.
Documents figurés
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Collection particulière
Presbytère de Noordpeene, carte postale, [s.ed.], début XXe siècle (coll. part.).
Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel - Région Hauts-de-France depuis 2019.
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