Photographe de l'Inventaire général du patrimoine culturel, Région Hauts-de-France depuis 2021.
- inventaire topographique, canton de Cassel
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
-
Aire d'étude et canton
Communauté de communes de Flandre Intérieure-Cœur de Flandre Agglo - Hazebrouck
-
Commune
Noordpeene
-
Lieu-dit
Clooster Veld
-
Adresse
917 chemin du Couvent
-
Cadastre
2025
ZI
111, 115-116
-
Dénominationsferme
-
Genrede guillemites
-
Appellationsferme du couvent
-
Parties constituantes non étudiéesgrange, dépendance
La ferme dite "du Couvent" s’implante sur l’emplacement de l’ancien monastère des guillemites, dont elle reprend une partie des terres et probablement certaines structures. Après la démolition presque totale du couvent à la fin du XVIIIᵉ siècle, consécutive à la Révolution française et à la vente des biens nationaux, le site est réorganisé pour un usage exclusivement agricole. Les bâtiments religieux disparaissent progressivement, tandis qu’une exploitation rurale structurée se met en place.
La ferme apparaît déjà clairement sur le cadastre consulaire de 1804, où elle est figurée sous la forme d’une ferme au carré, organisée autour d’une cour fermée. Cette configuration témoigne d’une exploitation agricole complète, comprenant un logis, des étables, des granges et des dépendances adaptées à une production mixte de cultures et d’élevage. L’implantation reprend probablement, au moins en partie, l’organisation spatiale de l’ancien couvent, dont les bâtiments et les matériaux ont pu être remployés.
Au cours du XIXᵉ siècle, la ferme poursuit son développement dans la continuité de l’exploitation rurale flamande traditionnelle. Le logis et les dépendances sont entretenus et adaptés aux besoins agricoles, tout en conservant une structure cohérente autour de la cour centrale. Le souvenir de l’ancien couvent se maintient essentiellement par la dénomination du lieu, désormais connu comme la ferme du Couvent.
Une carte postale datée de 1912 conservée au Comité Flamand de France permet d’observer la ferme dans son état du début du XXᵉ siècle (ill.). Elle montre la façade nord-ouest du logis, encore couverte en chaume et égouts de toitures retroussés en pannes flamandes, et un grand abreuvoir pour animaux maçonné de briques situé au premier plan. Cet abreuvoir, aujourd’hui rebouché, atteste du rôle important de l’élevage dans l’activité de la ferme à cette époque et de l’organisation fonctionnelle de la cour et de ses abords.
Tout au long du XXᵉ siècle, la ferme conserve sa vocation agricole, même si certains aménagements et bâtiments évoluent ou disparaissent. Les couvertures traditionnelles en chaume sont progressivement remplacées, et les équipements sont modernisés. Malgré ces transformations, le plan général de la ferme et son implantation sur l’ancien site monastique restent lisibles.
Aujourd’hui, la ferme du Couvent demeure un élément structurant du paysage de Noordpeene. Par son emprise foncière, sa morphologie et sa toponymie, elle conserve la mémoire de l’ancien établissement religieux tout en témoignant de la reconversion durable du site en exploitation agricole depuis plus de deux siècles.
-
Période(s)
- Principale : 18e siècle , daté par tradition orale , (incertitude)
- Principale : 19e siècle , daté par source
Le logis de la ferme du Couvent se situe au nord de l'ensemble agricole et se présente sous la forme d’un grand bâtiment à plan rectangulaire, allongé selon un axe nord-est/sud-ouest. Cette façade est rythmée par six travées régulières, qui traduisent l’organisation longitudinale du logis et la répartition interne des anciens espaces d’habitation et de service.
La façade nord-ouest se développe sous une grande toiture à deux pans très pentus, couverte de pannes flamandes. Les pignons sont saillants par rapport aux égouts de toiture, formant des wambergues qui protègent efficacement la maçonnerie des eaux de ruissellement. Ce dispositif renvoie également à l’existence ancienne d’une couverture en chaume.
Au sommet de chacun des deux pignons, une souche de cheminée en brique émerge du faîtage. Leur implantation respective aux extrémités indique la présence d’anciens foyers disposés aux bouts du logis, conformément à une organisation traditionnelle des maisons rurales flamandes.
La façade est réalisée en brique rouge, aujourd’hui entièrement chaulée.
Les ouvertures rectangulaires actuelles conservent les traces lisibles de leurs anciens linteaux voûtés en anse de panier, aujourd’hui partiellement masqués ou repris lors d’aménagements postérieurs. Dans la maçonnerie, on distingue encore le dessin de ces arcs aplatis en brique, témoignage précieux de l’état ancien de la façade et de ses transformations successives.
Le soubassement, percé de soupiraux, signale la présence de caves ou de niveaux semi-enterrés. Les fenêtres sont régulièrement espacées, équipées de volets en bois peints en bleu.
-
Murs
- brique enduit
-
Toitstuile flamande
-
Plansplan rectangulaire régulier
-
Étagesrez-de-chaussée surélevé, étage de comble
-
Couvertures
- toit à deux pans de plan massé pignon découvert
-
Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Comité Flamand de France
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Bibliographie
-
BEUN, Sébastien. Le couvent des Guillelmites de Noordpeene. Noordpeene : La Maison de la Bataille de la Peene, 2019, 222 p.
Documents figurés
-
Comité Flamand de France - Bibliothèque
COMITE FLAMAND DE FRANCE. [non coté]. [Album de photographies en noir et blanc]. Hazebrouck : [ca 1970].
Lien web
- Cadastre consulaire de Noordpeene. 18 germinal An 12 (8 avril 1804). AD Nord P 30 / 260 [consulté le 28/11/2025].
- AD Nord : 64H - Priéuré notre-Dame de Nazareth de Peene dit la maison de paix. Inventaire en ligne (non consulté).
Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel - Région Hauts-de-France depuis 2019.
Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel - Région Hauts-de-France depuis 2019.