Photographe du service régional de l'Inventaire général Hauts-de-France.
- inventaire topographique, Le Quesnoy centre
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes du Pays de Mormal
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Commune
Le Quesnoy
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Adresse
20 rue Thiers
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Cadastre
2024
OE 02
1336, 1860
;
1897
E
576, 577, 578
Parcelle 576 : maison
Parcelle 577 : bureaux
Parcelle 578 : jardin d'agrément ;
1817
E
466
-
Dénominationsmaison
La maison est déjà bâtie sur le cadastre de 1817. Située à front de rue, elle se poursuit par une cour fermée par un bâtiment de plan en L dont la fonction n'est pas précisée. Ce bâtiment ménage sur sa gauche un petit passage qui permet d'accéder à un grand jardin qui traverse tout l'îlot et s'étend jusqu'à la rue de l'Aulette. L'ensemble appartient à un huissier.
Bien que le cadastre de 1897 ait divisé en trois parcelles la propriété de 1817, la surface au sol est identique et les bâtiments toujours présents. En 1897, l'ensemble se compose donc d'une maison sur rue, de bureaux (situés dans un bâtiment parallèle à la rue en fond de parcelle) et d'un très grand jardin d'agrément. L'état de section dénombre 26 baies et une porte cochère pour la maison, et quinze baies (fenêtre(s) et/ou porte(s)) pour les bureaux. Le propriétaire est un notaire.
L'emprise au sol du bâti a été modifiée entre 1817 et 1897. La juxtaposition des deux cadastres montre que l'aile en retour d'équerre de la maison a été prolongée et amincie et qu'un bâtiment rectangulaire à pans coupés (certainement un jardin d'hiver) a été accolé à l'arrière de la maison. Le reste de l'emprise au sol de la maison est identique.
Le bâtiment accueillant les bureaux, initialement de plan en L, est désormais de plan rectangulaire, toute la façade ayant été alignée sur l'ancien avant-corps. Le passage vers le jardin a été conservé.
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Période(s)
- Principale : 2e moitié 18e siècle , (incertitude)
- Principale : 2e moitié 19e siècle , (incertitude)
Description
La maison est bâtie à front de rue. Elle compte un étage carré et un étage de combles. La toiture à longs pans en ardoise s'achève par un large chéneau reposant sur de petits modillons en bois. Elle est percée de trois lucarnes capucines. Côté gauche, la construction en coins de briques est encore visible sur le pignon débordant.
La maison est construite en briques posées en appareil picard sur un soubassement de moellons de grès. Les bandeaux horizontaux et verticaux qui rythment la façade sont en calcaire, tout comme les chambranles des baies ou l'encadrement de la porte-fenêtre.
La façade est percée d'une porte piétonne, précédée d'un petit degré en pierre bleue, et d'une porte cochère. On compte sept travées, celle accueillant la porte cochère étant plus large que les autres. La porte piétonne est située dans la travée centrale. La porte charretière a deux vantaux, le montant décoré de perles et de balustres n'est pas situé entre les deux vantaux mais fixé sur l'un d'entre eux pour simuler un montant central. Les panneaux inférieurs sont décorés d'une table rectangulaire saillante aux coins rentrants, entourée d'une grosse bordure moulurée interrompue en partie haute par une agrafe baroque. La porte piétonne en bois est décorée de deux cadres moulurés encadrant une table affleurée et d'un bandeau strié décoré de gouttes qui sépare la partie basse de deux petites ouvertures affrontées en L, aux angles desquelles se trouve une fleur. Comme l'imposte vitrée, ces ouvertures sont protégées par des volutes en fer forgé. Entre l'imposte et la porte, un bandeau curviligne porte un petit écusson à volute qui portait le numéro de la maison dans la rue.
Les baies sont couvertes par un arc segmentaire interrompu par une agrafe trapézoïdale sans décor. L'impression de verticalité des travées est accentuée par le fait que les pieds-droits des baies se poursuivent sur toute la hauteur de la façade, traversant les pleins de travée et le bandeau d'attique. Aux deux niveaux, les baies sont réunies par un bandeau larmier et par une imposte régnant entre les baies. Ces bandeaux contribuent à souligner la largeur de la façade.
La travée de l'extrémité gauche du logis tranche avec le reste de la façade : plus large, elle accueille la porte cochère au premier niveau et une porte-fenêtre dans un large encadrement en pierre de taille posée en bossage plat au second niveau. Pour ces deux baies, l'encadrement est mouluré en creux. La porte-fenêtre est surmontée par un arc en plein cintre, qui est unique sur la façade. Elle est précédée d'un balcon dont le garde-corps en fer porte des décors de formes géométriques (losanges et cercles) superposés au centre ou en alternance dans les bandeaux encadrant la partie centrale.
Hormis cette travée, la façade ne comporte aucun autre décor que le jeu sur les matériaux (grès, brique et calcaire).
Analyse
La modification de l'emprise au sol entre 1817 et 1897, et en particulier la création d'un bâtiment de bureaux à l'arrière du logis, ont sans doute entraîné une modification d'une partie de la façade, en particulier de la travée accueillant la porte cochère dont le second niveau est décoré un balcon et d'une baie entourée d'un large cadre en bossage plat. L'adjonction d'un balcon est typique de la première moitié du XIXe siècle. Cet élément reste rare au Quesnoy puisque seules neuf maisons en possèdent, dont trois maisons de maître. La présence sur la porte d'un écusson avec le numéro de la maison est également un témoin de la modification du bâti au XIXe siècle puisque la numérotation sur les façades n'apparait pas avant le premier quart de ce siècle.
Cependant, le pignon débordant et la présence des coins de briques sur ce dernier sont des indices d'une construction réalisée dans la première moitié du XVIIIe siècle, tout comme le soubassement en grès.
Le logis présente de nombreux traits caractéristiques des maisons de maître : le nombre de travées (avec sept travées, la maison fait partie des grandes maisons de maître, puisque sur les 45 maisons repérées, seules sept d'entre elles comptent sept travées et seulement huit en comptent davantage), la présence d'une porte cochère qui concerne seize maisons, ou celle de lucarnes sur les toitures de vingt-cinq autres maisons de maître.
La maison présente d'autres éléments très peu fréquents qui ne sont, pour chacun d'eux, visibles que sur une seule autre façade de la ville. Ainsi, on peut noter la similitude de l'encadrement de la porte-fenêtre en bossage plat occupant toute la largeur de la travée avec celle de la porte d'entrée de la maison 7, rue George-V (IA59005871), également décorée d'un balcon, et la valorisation des travées et niveaux par des bandeaux plats poursuivant l'encadrement des baies avec l'organisation de la façade du n°20, place Leclerc (IA59005881).
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Murs
- brique maçonnerie
- calcaire pierre avec brique en remplissage bossage
- grès maçonnerie
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Toitsardoise
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Étages1 étage carré, étage de comble
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit à longs pans
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Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Documents d'archives
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AD Nord. Série P ; sous-série 35 : 35 P 1116. Département du Nord, Arrondissement d'Avesnes, Justice de paix du Quesnoy, Commune du Quesnoy : Section E dite de la ville, tableau indicatif des propriétaires, des propriétés foncières et de leur contenance, 1817 [état de section].
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AD Nord. Série P ; sous-série 35 : 35 P 1121. Département du Nord, Arrondissement d'Avesnes, canton de Le Quesnoy est et ouest, Commune du Quesnoy : Section E dite de la ville, tableau indicatif des propriétaires, des propriétés foncières et de leur contenance, 1897 [état de section].
Documents figurés
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Ville du Quesnoy - Plan cadastral napoléonien, feuille unique, levé en 1817. Section E, 1ère partie (AD Nord ; P31-761).
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AD Nord : P31-761
Le Quesnoy, plan cadastral napoléonien de 1897. Section dite de la ville, en trois feuilles, 2ème feuille (AD Nord ; P31-761).
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France, depuis 2010.
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France, depuis 2010.