Dossier d’œuvre architecture IA59005953 | Réalisé par
Tachet Nicolas (Rédacteur)
Tachet Nicolas

Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel - Région Hauts-de-France depuis 2019.

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  • inventaire topographique, canton de Cassel
École maternelle de Rubrouck, autrefois école de filles
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes de Flandre Intérieure-Cœur de Flandre Agglo - Hazebrouck
  • Commune Rubrouck
  • Adresse 271 route de Broxeele
  • Cadastre 2025 A 388,389
  • Dénominations
    école, école maternelle
  • Genre
    de filles
  • Destinations
    école maternelle

L’actuelle école maternelle de Rubrouck correspond à l’ancienne école de filles, dont la création s’inscrit dans le mouvement de structuration de l’enseignement primaire dans la seconde moitié du XIX siècle.

En 1869, le conseil municipal exprime le besoin impérieux de construire un établissement scolaire destiné aux filles, alors inexistant dans la commune. Le projet est engagé sans subventions. La conception et la direction des travaux sont confiées à Léonard Barbier, architecte à Hazebrouck, tandis que l’exécution revient à l’entrepreneur Louis Coolen, établi à Cassel. Le coût de l’opération s’élève à 15 750 francs.

Le projet architectural est formalisé dès le 12 octobre 1869 par Léonard Barbier, qui dresse les plans de l’édifice (ill.). La construction fait appel à des matériaux traditionnels de qualité, avec une maçonnerie en brique, des seuils et appuis en pierre de taille de Tournai, des sols en carreaux de terre cuite grise de Belgique, une charpente en sapin rouge et une couverture en pannes vernies rouges. Les travaux s’achèvent avec la réception du bâtiment en 1873, marquant la mise en service de l’école de filles dans des conditions adaptées aux normes de l’époque (AD Nord : 2 O 516 / 26).

Par sa création relativement précoce et par l’investissement qu’elle représente, cette école témoigne de la volonté municipale de développer l’enseignement féminin dans le cadre des politiques éducatives du XIX siècle.

Le bâtiment se développe selon un plan allongé, implanté parallèlement à la voie.

L’édifice est construit en brique rouge et s’élève principalement sur un rez-de-chaussée, correspondant aux salles de classe, complété à ses extrémités par deux pavillons légèrement saillants traités en pignon sur rue. Ces pavillons, plus élevés, comportent un étage et participent à la hiérarchisation de la façade, marquant probablement d'anciennes fonctions spécifiques (logement ou locaux annexes).

La façade principale est ordonnancée en une série régulière de travées, rythmée par de hautes baies rectangulaires destinées à assurer un éclairage abondant des classes. Ces ouvertures sont surmontées de linteaux en arc segmentaire en brique, avec un léger décor de briques saillantes formant bandeaux. Les appuis de fenêtres sont en pierre.

Un cordon horizontal de briques en ressaut court sous la corniche et souligne la ligne de séparation entre le mur et la toiture. La corniche débordante, portée par de petits modillons réguliers, constitue un élément soigné de finition et protège les élévations. On observe également un discret jeu de briques décoratives dans les parties hautes, notamment sous forme de frises ou de panneaux légèrement en retrait.

L’accès principal, situé vers le centre de la façade, est matérialisé par une porte surélevée accessible par un perron.

La couverture est assurée par une toiture à longs pans en pannes flamandes, percée ponctuellement de châssis de toit. Les pignons des pavillons latéraux, découverts et encadrés de rives saillantes, sont percés de baies à l’étage et couronnés par des souches de cheminée en brique, renforçant la verticalité de ces éléments.

L’ensemble présente une architecture fonctionnelle et homogène, où la régularité des ouvertures, la qualité de la mise en œuvre de la brique et la discrétion du décor traduisent les principes de l’architecture scolaire de la Troisième République, alliant lisibilité, hygiène (lumière, volume) et représentation institutionnelle mesurée.

  • Murs
    • brique
  • Toits
    tuile flamande
  • Plans
    plan rectangulaire régulier
  • Étages
    1 étage carré, étage de comble
  • Couvertures
    • toit à deux pans de plan massé pignon découvert
    • toit en pavillon
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Documents d'archives

  • AD Nord. Série O ; 2 O 516 : 81/1-81. Affaires communales - Rubrouck.

    AD Nord : 2 O 516 (1 à 81)

Documents figurés

  • COMITE FLAMAND DE FRANCE. [non coté]. [Album de photographies en noir et blanc]. Hazebrouck : [ca 1970].

    Comité Flamand de France - Bibliothèque
Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Tachet Nicolas
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