Photographe de l'Inventaire général du patrimoine culturel, Région Hauts-de-France depuis 2021.
- inventaire topographique, canton de Cassel
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
-
Aire d'étude et canton
Communauté de communes de Flandre Intérieure-Cœur de Flandre Agglo - Hazebrouck
-
Commune
Rubrouck
-
Adresse
34, 38, 44 route de Broxeele
-
Cadastre
2025
A
330, 585
-
Précisions
-
Dénominationsmaison
-
Précision dénominationmaison de service
-
AppellationsMaison Moreel
-
Parties constituantes non étudiéesgrange
La maison Moreel, située à Rubrouck, apparaît sur le cadastre napoléonien de 1805, où elle se présente déjà dans une configuration proche de celle que l’on observe aujourd’hui, avec un logis principal flanqué de pavillons et entouré de dépendances.
La tradition locale fait toutefois remonter la construction de l’édifice au XVIIIᵉ siècle, voire à une période légèrement antérieure. L’ensemble immobilier qui s’étend aujourd’hui depuis l’ancien estaminet jusqu’à la maison Moreel constituait autrefois une seule et même propriété, comprenant une habitation principale accompagnée de communs agricoles, notamment des écuries et une grange. L’origine de cet ensemble pourrait remonter au XVIIᵉ siècle, avant des remaniements ou reconstructions ultérieurs qui voient l’implantation des pavillons latéraux venant s’appuyer en retour sur une partie des pignons du logis principal.
La demeure se distingue notamment par la présence de mascarons sculptés, visibles sur les clés des arcs des baies. Ces visages figurés, parfois souriants ou grimaçants, constituent un élément décoratif remarquable et relativement rare dans l’architecture domestique rurale. Ils participent au caractère soigné de la façade et renforcent le statut de demeure notable dans le paysage bâti du village.
Par son organisation architecturale - logis principal bas encadré de pavillons latéraux plus élevés - et par le soin apporté à son décor, la maison Moreel témoigne de l’architecture domestique aisée de la Flandre intérieure, à mi-chemin entre la maison de notable et la ferme-manoir caractéristique de l’époque moderne.
-
Période(s)
- Principale : 17e siècle , (incertitude)
- Principale : 18e siècle , (incertitude)
La maison Moreel, située à Rubrouck, constitue un exemple représentatif d’architecture domestique de prestige de la Flandre rurale, combinant un corps principal bas et des pavillons latéraux plus élevés organisés autour d’une cour sur rue.
Le corps de logis principal est élevé sur un seul niveau couvert de combles. Ceux-ci sont protégés par une haute toiture d’ardoises dont le faîtage est interrompu en son centre par une lucarne axiale, probablement d’époque, dont l’imposte adopte une forme en éventail. La toiture est encadrée par deux pignons découverts s’élevant au-dessus de la couverture (ou wambergue). La construction est réalisée en maçonnerie de briques rouges, animées de briques jaunes utilisées en décor.
La façade principale s’organise selon un rythme régulier de cinq travées, la porte d’entrée occupant l’axe central. Les baies rectangulaires à linteau droit présentent un encadrement décoratif souligné par des briques jaunes formant un élément décoratif autour des ouvertures. Une souche de cheminée couronne le sommet du pignon oriental, marquant la présence des foyers du logis.
Le pignon occidental conserve plusieurs ouvertures anciennes. Deux petites baies éclairent les combles, elles sont couvertes d’arcs surbaissés et ornées d’un décor de briques jaunes soulignant les encadrements. Au rez-de-chaussée, une large baie du même type reprend ce vocabulaire. Le sommet du pignon est animé lui aussi par un décor de briques jaunes disposées en dents de scie.
Le corps principal est flanqué, en retour, de deux pavillons rectangulaires qui s’élèvent sur un niveau. Construits sur un plan presque carré, ils sont couverts d’une toiture à quatre pans en tuile. Les façades présentent une composition plus classique : un bandeau horizontal en pierre calcaire souligne l’étage et sépare visuellement les niveaux. La corniche, mêlant brique et pierre taillée, adopte un vocabulaire inspiré de l’architecture classique. Les baies rectangulaires, hautes et étroites, sont couvertes d’arcs surbaissés dont les clés sont ornées de figures sculptées (mascarons). Certaines ouvertures conservent des châssis anciens à petits bois, tandis que d’autres ont été obturées. Sur les façades donnant sur la cour, la composition est régulière avec trois baies au rez-de-chaussée et trois à l’étage, tandis que les façades sur rue sont aveugles. Les angles des maçonneries sont soulignés par un harpage en brique jaune.
-
Murs
- brique
- pierre
-
Toitstuile, ardoise
-
Plansplan rectangulaire régulier
-
Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
-
Couvertures
- toit à longs pans pignon découvert
- toit à plusieurs pans
-
Typologieswambergue ou pignon flamand
-
Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
Ce bâtiment a été sélectionné dans le cadre d'un recensement des habitations datées du XIXe et du XXe siècle au sein du pays de Cassel.
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel - Région Hauts-de-France depuis 2019.
Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel - Région Hauts-de-France depuis 2019.