Photographe de l'Inventaire général du patrimoine culturel, Région Hauts-de-France depuis 2021.
- inventaire topographique, canton de Cassel
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes de Flandre Intérieure-Cœur de Flandre Agglo - Hazebrouck
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Commune
Rubrouck
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Adresse
314 route de Broxeele
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Cadastre
2025
A
622
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Dénominationsferme, maison
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Appellationsd'Oude Hofstède [La vieille ferme manoir], d'Oude Hofstee, d'Oude Hofstede
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Destinationsferme, maison
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Parties constituantes non étudiéesgrange, dépendance, embarcadère
En Flandre intérieure, les exploitations agricoles traditionnelles prennent souvent la forme de hofstede, ferme organisée autour d’une cour ouverte. Les bâtiments se disposent généralement en U : le logis occupe le fond ou l’un des côtés de la cour, avec une façade orientée vers le soleil, tandis que la grange, les étables, les chartils (remises) et les annexes ferment partiellement l’espace.
Ces constructions sont le plus souvent réalisées en brique avec des toitures en tuile ; les parties les plus modestes associent parfois une ossature en bois, du torchis et un bardage de planches à clins. Ce type d’exploitation caractérise la Flandre intérieure et la plaine de la Lys, à l’ouest de la métropole lilloise.
Autrefois isolées au milieu des terres cultivées, ces fermes ouvertes sur la campagne s’implantent parfois sur une légère éminence ou à proximité de fossés drainants. Depuis les premières hofstèdes attestées au début du XVIIIᵉ siècle, ces ensembles connaissent diverses transformations afin de s’adapter à l’évolution des pratiques agricoles. Le terme se retrouve sous différentes formes dans les langues germaniques : hofstede, hofstee ou hofsté, dérivées de hof (cour ou jardin) et stede ou stad (lieu, emplacement).
L’Oude Hofstee (ou Hofstede) de Rubrouck correspond à une ancienne ferme organisée selon ce principe de cour ouverte. Selon la tradition orale, son origine remonterait au XVe siècle et se rattacherait à la seigneurie du Belhof, dépendance alors en partie de la seigneurie de la Clyte. Un document conservé par le propriétaire retrace quelques éléments historiques du site.
En 1701, la propriété appartient à Joseph-Nicolas de Laurette. En 1787, lors de la vente des parcelles dépendant de la seigneurie de la Clyte, elle est décrite comme une "bien patrimonial" ayant appartenu successivement à Charles de Buus, baron d’Hollebeke, puis à sa sœur Marie-Anne Isabelle Thérèse Moreel, avant de passer par succession à Victor de Buus d’Hollebeke, puis encore par succession à la comtesse Saint-Sauveur.
En 1877, la ferme comprend alors les parcelles 36 à 61 et est achetée pour 121 000 francs par Auguste De Broucker, commerçant à Lille, fils de François-Xavier De Broucker, propriétaire exploitant à Lederzeele. La ferme est alors louée à Dominique Bustreel, puis à son épouse Adélaïde Hondenmarck et à la sœur de celle-ci, avant d’être ensuite louée aux quatre frères et sœurs Marteau.
La date précise de construction des bâtiments actuels n’est pas connue. L’exploitation apparaît toutefois déjà sur le cadastre consulaire de 1805 (lien web), où elle se présente sous la forme de trois bâtiments disjoints disposés en U et entourés d’un large fossé circulaire en eau, probablement destiné au drainage plutôt qu’à la défense.
En 1895, un incendie endommage une partie de la ferme, notamment la pièce située au fond de la cour. Celle-ci est reconstruite par l’entreprise Devloo pour une valeur de 8000 briques et une somme de 6 000 F. Une photographie conservée par le propriétaire permet d’observer la demeure dans son état antérieur à certaines transformations, probablement vers 1935 : elle montre alors une longère de plain-pied surmontée de combles, dépourvue de lucarnes mais présentant déjà les mêmes ouvertures qu’aujourd’hui.
En 1905, la propriété passe par succession d’Auguste à son fils Lucien De Broucker, puis, à la mort de ce dernier en 1907, à ses deux fils Lucien et Jean. En 1934, à l’expiration du bail de la famille Marteau, Lucien De Broucker entreprend de transformer la ferme en maison familiale ; une partie des terres est alors vendue, tandis que sont conservés le manoir, le fond de terrain et environ cinq hectares de pâtures.
Une copie de photographie conservée par le propriétaire permet d’observer le logis dans son état antérieur, probablement vers 1935. Elle montre une longère de plain-pied, surmontée de combles mais dépourvue de lucarnes, présentant toutefois des ouvertures similaires à celles observées aujourd’hui.
Durant la période 1939-1945, la ferme connaît plusieurs occupations, notamment par des réfugiés de Dunkerque puis par les troupes allemandes. Entre 1945 puis en 1985 les bâtiments font l’objet de travaux de réhabilitation (création des lucarnes). La ferme prend alors progressivement l’aspect qu’elle présente aujourd’hui et la propriété retrouve une vocation familiale, avec la mise en verger d’une partie des pâtures.
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Période(s)
- Principale : 15e siècle , daté par tradition orale , (incertitude)
- Principale : 18e siècle , daté par tradition orale , (incertitude)
- Principale : 19e siècle , daté par source
- Secondaire : 20e siècle , daté par source
Le logis principal de l’Oude Hofstede se présente comme un bâtiment rural allongé, élevé sur un niveau de rez-de-chaussée surmonté de combles habitables, couvert par une toiture à deux pans en tuiles flamandes.
La façade principale, enduite et peinte en blanc, est rythmée par six travées régulières percées de baies rectangulaires à petits carreaux, munies de volets pleins peints. La porte d’entrée, légèrement décentrée vers l’ouest, est encadrée d’un arc en brique formant un léger cintre surbaissé, et surmontée d’une petite baie horizontale.
La composition générale de la toiture est marquée par la présence de trois lucarnes à pignons à redents (dits à pas de moineaux), caractéristiques de l’architecture flamande. Ces lucarnes, disposées de manière symétrique, une au centre et deux latérales, présentent chacune un pignon en briques apparentes à gradins, couronné d’un petit fleuron métallique. Les baies des lucarnes sont inscrites dans un encadrement en arc brisé, évoquant un vocabulaire néo-gothique. La lucarne centrale, légèrement plus large et plus élevée, forme l’axe de composition de la façade. Sur les pignons, de petites baies sous voûte en plein cintre éclairent également les combles.
La façade est soulignée au niveau de l’égout de toiture par une frise décorative en brique, marquant la transition entre le rez-de-chaussée enduit et la couverture. La toiture est ponctuée de trois souches de cheminée en brique : deux implantées au sommet des pignons des lucarnes latérales, et une troisième visible au sommet de la partie ouest de la toiture.
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Murs
- brique
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Toitstuile flamande
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Plansplan rectangulaire régulier
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Étagesrez-de-chaussée, étage de comble
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Couvertures
- toit à deux pans de plan massé pignon découvert
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Typologiespignon à redents
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Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
Nous remercions chaleureusement les propriétaires de leur accueil.
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Comité Flamand de France
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Documents figurés
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Comité Flamand de France - Bibliothèque
COMITE FLAMAND DE FRANCE. [non coté]. [Album de photographies en noir et blanc]. Hazebrouck : [ca 1970].
Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel - Région Hauts-de-France depuis 2019.
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