Dossier d’œuvre architecture IA59005979 | Réalisé par
Tachet Nicolas (Rédacteur)
Tachet Nicolas

Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel - Région Hauts-de-France depuis 2019.

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  • inventaire topographique, canton de Cassel
Ancienne école Saint-Gohard
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes de Flandre Intérieure-Cœur de Flandre Agglo - Hazebrouck
  • Commune Arnèke
  • Adresse 8 rue de la Poste
  • Cadastre 2025 C 320

Représenté sur le cadastre consulaire de 1805 (lien web - parcelle 325), ce bâtiment semble toutefois bien plus ancien, comme semble l'indiquer la date portée sur le pignon nord "1682" (?). Son usage et sa date de construction originels demeurent pourtant indéterminés à ce jour.

Sur le pignon ouest, une fenêtre est surmontée d'un fronton décoré d'une coquille Saint-Jacques de style Renaissance, motif qui pourrait entretenir un lien avec la dévotion jacquaire et l'ancien hôpital Saint-Gohard attesté dès le XIIe siècle, dévolu à l'accueil des pèlerins. La façade principale est ornée de mascarons sculptés en clé de baie, représentant des visages humains ou à décor végétal, qui confèrent à l'édifice un caractère ornemental remarquable dans le contexte de l'architecture civile locale.

Jusqu'en 1854, le bâtiment héberge les vicaires de la paroisse. Il accueille ensuite pour un temps l'école des filles, précédemment installée de l'autre côté de la place. Le conseil municipal en confie alors la gestion à deux religieuses des Dames de la Sainte-Union de Douai, dans le contexte favorable à l'enseignement catholique ouvert par la loi Falloux. L'école survit à l'expulsion des congrégations en 1901. En 1934, la Sainte-Famille d'Amiens reprend la gestion de l'établissement, désormais mixte, jusqu'en 1982.

L'école Saint-Gohard ferme définitivement en juin 2023. Le bâtiment est vendu à l'Établissement Public Foncier, un projet de rachat par la mairie étant envisagé en vue d'agrandir l'école publique communale.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 17e siècle , porte la date , (incertitude)
  • Dates
    • 1682, porte la date

Le bâtiment s'élève sur deux niveaux, rez-de-chaussée et étage ; il est couvert d'un toit à longs pans en ardoise, à faible pente, débordant légèrement sur la façade. La toiture est percée d'une lucarne de toit et couronnée de deux souches de cheminées en brique, l'une à chaque extrémité du faîtage. L'ensemble est construit en brique. Les pignons sont saillants sur la toiture (wambergues).

La façade principale est ordonnancée en sept travées, rythmées en groupe de cinq (à gauche) et deux à droites) séparées par un espace qui devait probablement contenir l'escalier intérieur. Une porte (de facture moderne) a été percée dans cet espace. Les baies rectangulaires ont un encadrement de briques jaunes et des appuis saillants.

L'élément le plus remarquable du décor est constitué par les clés des baies, sculptées en forme de masques. Ces clés ornementales, en pierre sculptée, figurent des visages humains masculins ou féminins, ou des végétaux, alternés selon les travées - l'expression varie légèrement d'une baie à l'autre. Ils s'inscrivent dans une tradition décorative répandue dans l'architecture civile de la seconde moitié du XIXe siècle, héritée du répertoire éclectique et néo-Renaissance, où le mascaron tient lieu de motif apotropaïque (destiné à conjurer le mauvais sort) autant qu'ornemental.

Le rez-de-chaussée est légèrement surélevé par rapport au niveau de la rue, accessible par quelques marches depuis le portail central en ferronnerie, encadré de deux piliers de brique. Une clôture basse en brique borde l'ensemble de la parcelle sur rue.

Le pignon ouest est percé d'une baie unique, éclairant les combles, de proportion rectangulaire verticale. L'élément le plus remarquable est le couronnement de cette baie : un arc en plein cintre appareillé en éventail, dont les claveaux rayonnants en brique ou en terre cuite sont disposés en épi à partir d'une clé centrale, formant un motif de coquille Saint-Jacques de style Renaissance. Une date portée "1682" (?) est indiquée en brique jaune.

  • Murs
    • brique
  • Toits
    ardoise
  • Plans
    plan rectangulaire régulier
  • Étages
    1 étage carré, étage de comble
  • Couvertures
    • toit à deux pans de plan massé pignon découvert
  • Typologies
    wambergue ou pignon flamand
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • Arnèke. Archives communales. [non coté].

    Archives communales
Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Tachet Nicolas
Tachet Nicolas

Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel - Région Hauts-de-France depuis 2019.

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