Dossier d’œuvre architecture IA59005980 | Réalisé par
Tachet Nicolas (Rédacteur)
Tachet Nicolas

Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel - Région Hauts-de-France depuis 2019.

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  • inventaire topographique, canton de Cassel
École primaire Emilienne Moreau
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes de Flandre Intérieure-Cœur de Flandre Agglo - Hazebrouck
  • Commune Arnèke
  • Adresse 2 rue de la Mairie
  • Cadastre 2025 C 227
  • Dénominations
    école
  • Genre
    de filles
  • Destinations
    école primaire

La première mention de l’école d’Arnèke remonte à 1829, date à laquelle les archives signalent la réalisation de travaux de maçonnerie et de peinture dans le bâtiment.

En 1836, l'architecte départemental Gesse Gervais dresse un plan de l'école primaire (conservé aux Archives départementales du Nord) indiquant les améliorations projetées. L'agrandissement est motivé par l'exiguïté des locaux, devenus insuffisants pour réunir l'ensemble des élèves filles et garçons conformément aux dispositions prescrites par le Ministère de l'Instruction publique. Les travaux sont confiés à Copen Louis, menuisier-charpentier à Arnèke, pour un montant de 1999 francs. La charpente est en orme, le plancher en sapin rouge et la couverture en pannes vernies. La réception des travaux intervient le 15 octobre 1838.

En 1854, la commune envisage l'acquisition de la maison vicariale pour en faire le logement de l'institutrice, et engage simultanément un projet de construction d'une école de filles. L'architecte départemental Desjardins dresse à cette fin deux plans conservés aux archives : un plan d'une partie de la commune indiquant l'emplacement de la nouvelle école, établi le 15 mai 1854, et un projet de construction de l'école de filles daté du 21 septembre 1855 (ill.). En 1857, le programme est complété par l'appropriation des locaux et la fourniture du mobilier nécessaire, incluant cartes, encriers et tables, ainsi que par la construction d'un dortoir. Les travaux sont confiés à l'entrepreneur Denorme à Cassel pour un montant de 5035 francs. La maçonnerie est en brique, avec une hauteur sous plafond de 3 m ; la charpente et la menuiserie sont en orme ou en sapin rouge ; la couverture en pannes vernissées ; le pavement en briques de champ ou en carreaux gris de Belgique. Le programme mobilier comprend un buste de l'empereur en plâtre et un tableau des poids et mesures ; un puits avec pompe est également aménagé. La réception des travaux intervient en 1858.

En 1882, le conseil municipal constate que la salle de classe de l'école de filles n'atteint guère que la moitié de la surface exigée par les instructions ministérielles. Il décide de faire construire deux nouvelles classes et de transformer l'ancienne classe en salle d'asile (crèche). L'architecte départemental A. Vandenbulcke dresse le 25 janvier 1882 à Hazebrouck les plans du projet, accompagnés d'un plan cadastral et d'un plan de la salle d'asile (une affiche d'adjudication est également conservée). Les travaux sont confiés à Henri Gackière, maître maçon à Wemaers-Cappel, pour un montant de 11 195 francs. La maçonnerie est en brique, avec pavement en brique de champ et éléments en pierre bleue de Soignies (Belgique) ; la charpente est en sapin et la couverture en pannes vernissées. Chacune des deux nouvelles classes mesure 14 m de long sur 7,70 m de large pour une hauteur de 4 m, dimensionnées pour accueillir les 107 filles de 6 à 13 ans dénombrées en 1889. La salle d'asile, installée dans les anciennes classes, développe une surface totale de 66 m2, dont 48 pour la salle d'exercices et 19 pour le préau couvert fermé, jugée suffisante pour les 40 enfants de 2 à 6 ans. La réception des travaux intervient pourtant le 10 décembre 1889.

Peu après, des réfections engagées dans le logement de l'institutrice révèlent des vices de construction dans les cheminées, dont la démolition immédiate est jugée nécessaire pour prévenir tout accident. Un programme de travaux supplémentaires est confié aux mêmes intervenants, Vandenbulcke pour la maîtrise d'œuvre et Henri Gackière pour l'exécution, pour un montant de 1668 francs, comprenant la reconstruction des cheminées, l'agencement d'un nouvel escalier et diverses réfections urgentes au bâtiment. La réception des travaux intervient le 5 février 1890.

Après plusieurs campagnes de modernisation, l’ancienne école de filles accueille aujourd’hui l’école primaire Emilienne Moreau. L’établissement conserve toutefois une partie de ses bâtiments anciens.

Le bâtiment s'élève sur un niveau unique sous un toit à longs pans en tuiles pannes flamandes vernissées, sans lucarne ni souche de cheminée apparente. La façade principale, construite en brique est ordonnancée en neuf travées régulières.

Les baies sont de deux types alternés. Les travées accueillant les portes, au nombre de trois, sont percées de baies en arc surbaissé à décor saillant, surmontant une porte. Les travées de fenêtres sont percées de baies rectangulaires à arc surbaissé de même facture. Un bandeau de brique court horizontalement sur les arcs, unifiant l'ensemble de la façade. La corniche est traitée sobrement par un débord de toiture sans modénature particulière.

L'ensemble présente le caractère fonctionnel et répétitif caractéristique de l'architecture scolaire publique de la fin du XIXe siècle, conforme aux programmes types diffusés par l'Instruction publique sous la Troisième République : plain-pied, larges baies destinées à assurer un éclairage abondant des salles de classe, absence de tout décor superflu. La clôture sur rue est constituée d'une grille métallique de teinte verte sur soubassement de brique, percée d'un portail d'accès dans l'axe central.

  • Murs
    • brique
  • Toits
    tuile flamande
  • Plans
    plan rectangulaire régulier
  • Étages
    en rez-de-chaussée
  • Couvertures
    • toit à deux pans de plan massé pignon découvert
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Documents d'archives

  • AD Nord. Série O ; 2 O 18 : 98/1-98. Affaires communales - Arnèke.

    AD Nord
Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Tachet Nicolas
Tachet Nicolas

Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel - Région Hauts-de-France depuis 2019.

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