Dossier d’œuvre architecture IA60005285 | Réalisé par
  • inventaire topographique, Communauté de communes Oise Picarde
L'habitat du village de La Neuville-Saint-Pierre
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes de l'Oise Picarde - Saint-Just-en-Chaussée
  • Commune La Neuville-Saint-Pierre
  • Dénominations
    maison, ferme

Les types d’habitat : un village majoritairement constitué de fermes

 

Village constitué essentiellement de cultivateurs comme le montrent les recensements de population dès le 19e siècle, la ferme est la principale forme d’habitat à La Neuville-Saint-Pierre. Elles sont de deux types : les fermes picardes (petite à moyenne exploitation) comprenant une grange sur la rue et un logis en fond de cour d'une part ; les fermes à cour où les bâtiments agricoles s’organisent autour d’une vaste cour fermée d'autre part.

Les fermes de type "picard" sont majoritaires dans tous les villages de cette région de l'Oise. Plusieurs exemples sont encore conservés à La Neuville-Saint-Pierre. L’habitation au n°11 rue des Bonhommes (ill.) est un exemple remarquable de ce type d’habitat. Sur la rue est alignée la grange comprenant une porte charretière. Elle est prolongée par l’entrée charretière complétée par une porte piétonne sur la partie gauche du bâtiment. D’autres exemples de granges alignées sur la rue sont encore visibles dans le village comme au n°17 rue des Bonhommes dont la porte charretière a été remplacée ou le n°10 rue d’En Haut (ill.).

Les fermes à cour sont le siège d’exploitations plus vastes et ont souvent fait l’objet d’une reconstruction en brique dans la 2e moitié du 19e siècle. Certaines semblent avoir complètement disparu comme celle qui devait se trouver juste au-dessus du calvaire du village (plan d'assemblage du cadastre de 1809). Des exemples sont toutefois toujours en place. Le premier, au n°20 rue d’En Haut (ill.) reprend l’organisation de la ferme picarde avec les bâtiments de grange sur la rue et le logis en fond de cour, dans des dimensions toutefois beaucoup plus importantes. Les granges en brique alignées sur la rue ainsi que le logis en fond de cour sont plus imposants que dans les autres exemples de fermes picardes. Enfin, La Neuville-Saint-Pierre compte un autre exemple de ferme à cour au n°3 rue du Rillon. Cette fois-ci, le logis est aligné sur la rue et prend la forme d’une demeure urbaine à étages. Les bâtiments agricoles sont distribués autour de la cour, tandis que l’entrée charretière, juxtaposée au logis, ouvre sur la rue.

 

L’évolution de l’emploi des matériaux de construction 

 

Comme dans l’ensemble des villages du plateau picard, les maçonneries sont le plus souvent constituées de torchis et de pan bois, parfois essentées de bois (n°10 rue d’En Haut (ill.)). Ces murs reposent le plus souvent sur un solin combinant la brique et la pierre de taille calcaire afin d’assurer une stabilité aux édifices (n°17 rue des Bonhommes, n°10 rue d’En Haut (ill.)). L’emploi de ces matériaux s’étend jusqu’aux années 1910 dans l’habitat le plus modeste. L'emploi du bois est particulièrement remarquable pour les portes charretières (n°15 rue des Bonshommes) qui sont des témoignages de l’art des charpentiers et menuisiers locaux. Sur les toitures, l’emploi du chaume recule fortement à partir des années 1840 : sur 74 maisons en 1831, 47 sont en chaume, tandis qu’en 1861, elles ne sont plus que 12 sur 64.

Toutefois, avec l’arrivée de la briqueterie dans le village et le début de l’exode rural, des fermes (n°20 rue d’En Haut (ill.), n°3 rue du Rillon) et des maisons (n°16 rue d’En Haut (ill.)) sont reconstruites en brique à partir du dernier tiers du 19e siècle. La date de 1869 est par exemple portée sur la façade de la grange (n°14 rue des Bonhommes (ill.)). La maison au n°13 rue des Bonhommes (ill.) prend la forme d’une véritable demeure urbaine avec un traitement décoratif de la façade (motifs végétaux sculptés sur le linteau de la baie du milieu). D’anciens ateliers et des bâtiments d’exploitation visibles dans la cour peuvent renvoyer à une activité artisanale ou agricole.

Enfin, avec la croissance démographique que connaît le village à partir des années 1980, le béton est utilisé dans la construction des pavillons qui s’implantent à l’est de l’église et aux extrémités ouest et est du village.

 

  • Période(s)
    • Principale : 19e siècle
  • Dates
    • 1869, porte la date

Documents d'archives

  • AD Oise. Série M ; sous-série 6 M : 6 Mp 364. La Neuville-Saint-Pierre. Recensements de population (1820 à 1936).

Documents figurés

  • La Neuville-Saint-Pierre. Cadastre dit napoléonien, tableau d'assemblage, 1809 (AD Oise ; EDT 76 / 1 G 1).

  • La Neuville-Saint-Pierre. Cadastre rénové, section B, feuille 4, 1933 (AD Oise ; 1964 W 88).

  • La Neuville-Saint-Pierre. Cadastre rénové, section C, feuille 1, 1933 (AD Oise ; 1964 W 88).

  • La Neuville-Saint-Pierre. Cadastre rénové, section B, feuille 2, 1933 (AD Oise ; 1964 W 88).

Date(s) d'enquête : 2022; Date(s) de rédaction : 2022
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
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