Dossier d’œuvre architecture IA60005443 | Réalisé par
Chamignon Lucile (Rédacteur)
Chamignon Lucile

Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France (depuis 2020).

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  • inventaire topographique, Communauté de communes Oise Picarde
L'habitat du village de Tartigny
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes de l'Oise Picarde - Saint-Just-en-Chaussée
  • Commune Tartigny
  • Dénominations
    maison, ferme, magasin de commerce

Les formes du bâti

 

Les types d'habitat

 

               Les fermes

 Village essentiellement agricole, les habitations les plus anciennes de Tartigny sont surtout des fermes dites "picardes". Elles sont particulièrement nombreuses dans les rues Fernand-Moreau et Verte. En effet, ces voies sont bordées de granges et entrées charretières alignées qui forment un front sur rue. À l'arrière, une cour plus ou moins étroite se déploie. Des bâtiments agricoles ou techniques se répartissent de chaque côté (bûcher, remise, fournil, poulailler, lapinière…). Le logis est implanté en fond de cour. Le jardin s'étire à l'arrière.

Des exemples de ces fermes sont visibles aux n°10, 12 (ill.) et 18 (ill.) de la rue Fernand-Moreau ou bien aux n°8, 10 et 12 de la rue Verte. Toutefois dans la plupart des cas, une ou plusieurs des composantes de la ferme picarde ont été modifiés ou ont disparu : les bâtiments agricoles de la cour, la grange sur la rue (n°9 de la rue de Paillart) ou le logis lorsque l'exploitation a été réunie à sa voisine (n°1 de la place des Déportés (ill.)).

Les fermes sont de taille variées selon les dimensions de l'exploitation. Les plus simples comportent une grange percée d'une entrée charretière (exemple au n°12 de la rue Fernand-Moreau qui conserve la porte à engranger) tandis que les plus grandes sont percées de deux entrées charretières (l'une pour la grange, traversante, l'autre pour la cour). Ces exploitations plus importantes sont par exemple présentes dans la rue Verte (n°12), Fernand-Moreau (n°23) et au n°1 de la Place des Déportés.

 

               Les logis sur rue : habitat d'artisans et commerçants

Le second type d'habitat correspond aux logis alignés sur la rue le plus souvent percés d'une entrée charretière et/ou d'une porte d'entrée directement ouverte sur la rue. Ces bâtiments ont pu être d'anciens commerces comme l'ancienne épicerie-café Mahieux au n°5 de la rue d'En-Bas (ill.). Un alignement de logis d'artisans et de commerçants se trouve par exemple entre les n°2 et 6 de la Place des Déportés.

La présence de baies allongées sur la rue révèle souvent la présence d'un ancien atelier d'artisan. Certains exemples sont toujours conservés comme au n°1 de la rue du Cul-de-Sac (ill.) ou au n°1 de la rue de Paillart.

 

Évolution dans l'emploi des matériaux de construction

En raison du manque de pierre dure dans les sols poreux du plateau picard, les édifices construits en pierre sont rares à l'exception de quelques logis édifiés à la limite entre les XVIIIe et XIXe siècles (n°4 et n°10 de la rue d'En Bas daté de 1768 sur les fers d'ancrage (ill.)). 

Les matériaux traditionnels les plus employés dans les constructions sont le pan de bois et le torchis. Quelques exemples parmi de très nombreux encore conservés : n°4 de la rue d'En-Bas (ill.), n°1 de la Place des Déportés. La pierre dure est toutefois présente sous la forme de gros blocs dans les solins des bâtiments.

De nombreuses granges sont construites en pans de bois et sont essentées de planches de bois qui les protègent (exemples au n°12 de la rue Verte, aux n°10, 12, 18, 19 (ill.) et 21 (ill.) de la rue Fernand-Moreau).

Avec l'industrialisation et la diffusion de la brique, de nombreux bâtiments sont reconstruits par leur propriétaire avec ce matériau. Ce phénomène concerne aussi bien des commerces (n°2 et 6 de la Place de Déportés, n°5 de la rue d'En-Bas) que des demeures (n°1 et 16 de la rue Fernand-Moreau, n°8 de la rue d'En-Bas (ill.)) ou des fermes (grange sur la rue au n°8bis de la rue d'En-Bas). Une ancienne grange, aujourd'hui transformée en salle des fêtes (n°21b de la rue Fernand-Moreau), porte la date de 1879 sur une pierre de corniche (ill.).

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 18e siècle , daté par travaux historiques , (incertitude)
    • Principale : 19e siècle , daté par travaux historiques
  • Statut de la propriété
    propriété privée
Date(s) d'enquête : 2024; Date(s) de rédaction : 2024
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Chamignon Lucile
Chamignon Lucile

Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France (depuis 2020).

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