Photographe au service de l'Inventaire du patrimoine culturel de la région Hauts-de-France (2023).
- inventaire topographique, Communauté de communes Oise Picarde
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes de l'Oise Picarde - Saint-Just-en-Chaussée
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Commune
Beauvoir
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Dénominationsmaison, ferme
Les formes du bâti
Les types d'habitat
Village essentiellement tourné vers les activités agricoles, Beauvoir compte surtout des fermes. Elles sont de taille et de forme variées. Deux types principaux sont à distinguer : la ferme dite picarde, siège d'une petite ou d'une moyenne exploitation ; la ferme à cour, domaine agricole important, qui a souvent fait l'objet d'une reconstruction totale ou partielle à partir de la seconde moitié du XIXe siècle.
Les fermes picardes
Habitat traditionnel du plateau picard, ce type de ferme est implanté sur une parcelle en lanière. Une grange percée d'une entrée charretière est alignée sur la rue. En fond de cour, le logis est parallèle à la rue et à l'arrière s'étendent le potager, le verger et parfois la pâture. Cet habitat est par exemple visible au n°10 de la rue du Château ou aux n°4 et 9 de la rue de Bonvillers (ill.). La grange sur rue au n°6 de la place de Beauvoir (ill.) est dotée d'une porte qui permettait d'engranger les récoltes directement depuis la rue. Siège d'une exploitation plus vaste, la grange située juste à côté (également au n°6 de la place de Beauvoir (ill.)) comprend deux portes charretières : une pour la grange, traversante, et une pour l'accès à la cour. C'est dans ce passage que se situait le plus souvent l'aire de battage.
Les fermes à cour
Ces exploitations sont les plus importantes. Les bâtiments agricoles sont organisés autour d'une large cour carrée. Ces fermes se sont parfois agrandies lors des regroupements de parcelles au cours de l'exode rural à partir du dernier tiers du XIXe siècle. Les propriétaires en ont souvent profité pour reconstruire tout ou une partie des bâtiments de la ferme. Quatre exemples encore lisibles ont été relevés.
D'après son architecture, la ferme au n°1 de la rue Couverte a certainement été construite dans les années 1950. Sa cour est accessible depuis un portail ouvert sur la rue. Il est prolongé sur la droite par une grange dont la porte charretière offre un accès sur la rue. Des bâtiments d'élevage se trouvent en fond de cour. Le logis se situe en retour sur la gauche.
Dans la rue de la Folie, la ferme située au n°8 est le résultat d'agrandissement et d'adjonctions de bâtiments. Elle ne présente pas une homogénéité architecturale comme l'exemple précédent : des bâtiments récents en brique abritant les granges sont alignés sur la rue tandis que d'autres constructions agricoles implantées dans la cour sont plus anciennes. Des hangars agricoles récents en fond de parcelle indiquent que la ferme est toujours en activité.
Certaines fermes à cour reprennent la forme de la ferme picarde dans des dimensions beaucoup plus importantes : c'est le cas des fermes situées au n°9 de la rue de la Folie (ill.) et au n°5 de la rue de Bonvillers. Dans ce cas, d'imposants bâtiments agricoles comportant grange, entrée charretière et étables ou écuries s'étirent le long de la rue.
Les logis sur rue : habitat d'artisans et commerçants
La dernière forme d'habitat traditionnel comprend un logis aligné sur la rue et percé d'une entrée charretière. Si un bâtiment comme une petite grange ou une écurie s'élève le plus souvent en fond de cour, la vocation agricole de l'habitation est toutefois secondaire. Ces maisons ont pu être habitées par des artisans (menuisiers, cordonniers) ou des commerçants (épicier, débitant de boissons) cités dans les recensements de population de Beauvoir au XIXe siècle.
De tels exemples sont toujours conservés au cœur du village comme sur la place de Beauvoir (aux n°4 (ill.), 5 et 8).
Évolution dans l'emploi des matériaux de construction
Les matériaux de construction traditionnels du plateau picard sont le pan de bois et le torchis pour les murs gouttereaux tandis que les solins et les murs-pignons sont en brique et/ou pierre afin d'assurer la stabilité de l'édifice (solin en moellons de calcaire du bâtiment agricole au n°4 de la rue de Tartigny, mur-pignon en pierre au n°1 rue de la Folie). Les pans de bois des façades peuvent être apparents (n°6 de la place de Beauvoir (ill.), n°9 de la rue de Bonvillers (ill.)), couverts d'un enduit (logis au n°4 de la place de Beauvoir (ill.)) ou d'un essentage de planches (petite grange au n°6 de la place de Beauvoir (ill.)). L'encadrement en bois des baies du logis au n°4 de la place de Beauvoir est orné de modénatures (ill.).
La brique supplante peu à peu le torchis et le pan de bois en raison du développement industriel et de l'arrivée du chemin de fer qui permet d'accéder aux productions des grosses briqueteries urbaines qui prennent le relais des petites fabriques villageoises. À Beauvoir, les édifices reconstruits en brique au début du XXe siècle sont nombreux, notamment les fermes à cour évoquées ci-dessus.
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Période(s)
- Principale : 19e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 1ère moitié 20e siècle , daté par travaux historiques
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Statut de la propriétépropriété privée
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
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Documents d'archives
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AD Oise
AD Oise. Série M ; sous-série 6 M : 6 Mp 76. Beauvoir. Recensements de population (1820 à 1936).
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France (depuis 2020).
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France (depuis 2020).