Photographe au service de l'Inventaire du patrimoine culturel de la région Hauts-de-France (2023).
- inventaire topographique, Communauté de communes Oise Picarde
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes de l'Oise Picarde - Saint-Just-en-Chaussée
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Commune
Beauvoir
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Lieu-dit
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Adresse
1 rue du Château
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Cadastre
2020
D
410, 1013
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Précisions
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Dénominationschâteau
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Parties constituantes non étudiéesgrange, pigeonnier, remise agricole, silo, puits, chapelle, étable, écurie, charretterie
D'après les recherches de Philippe Seydoux (2010), la terre de Beauvoir est acquise le 22 avril 1555 par Antoine Le Thoillier, dit "de Guillebon", seigneur de Blancfossé. Il faut toutefois attendre le milieu du XVIIIe siècle (vers 1760) pour que l'un de ses descendants, Antoine de Guillebon, décide d'ériger un château à Beauvoir, près de l'ancienne motte castrale (visible sur l'Atlas dit de Trudaine, en ligne sur le site des AD de l'Oise). Outre le logis, l'ensemble comprend une chapelle accolée au côté oriental, des dépendances érigées le long des côtés est et ouest de la large cour ainsi qu'un pigeonnier octogonal. Enfin, un imposant portail en pierre accessible depuis la rue ferme l'ensemble.
C'est probablement à son fils, Claude-Antoine que l'on doit l'aménagement du parc dans la première décennie du XIXe siècle. Le petit-fils de ce dernier fait reconstruire la chapelle sur les plans de l'architecte Victor Delefortrie après son incendie vers 1860.
Certaines dépendances agricoles sont remaniées ou reconstruites dans la seconde moitié du XIXe siècle comme les écuries accolées aux garages à calèches côté est et les petits bâtiments en brique dessinant un "L" dans le prolongement des anciennes étables côté nord.
D'après les témoignages des propriétaires, au début du XXe siècle, le puits protégé par une verrière toujours en place dans la cour alimentait un système de pression hydraulique permettant d'acheminer l'eau dans les différentes pièces du château. Des silos à ensilage sont construits en 1934.
En 2015, un incendie se déclare dans les combles du logis. Les charpentes et toitures s'effondrent et sont détruites. Elles sont reconstruites et le château est entièrement restauré.
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Période(s)
- Principale : 3e quart 18e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 3e quart 19e siècle , daté par travaux historiques
- Secondaire : 1er quart 21e siècle , daté par travaux historiques
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Dates
- 1760, daté par travaux historiques
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Auteur(s)
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Auteur :
Delefortrie Victor , dit(e) Delefortrie Victor Louisarchitecte attribution par travaux historiquesDelefortrie VictorCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
"Victor Louis Joseph Deleforterie naît à Lille le 29 août 1810. Avec son fils Paul, ils contribua grandement par l'importance de leur production à l'essor de l'architecture néogothique dans le département de la Somme durant la seconde moitié du XIXe siècle. Ils œuvrèrent également hors du département. Paul et Victor Delefortrie devinrent membre de la Société des Architectes du Nord en 1883. La démarche fonctionnaliste de Victor Delefortrie montre qu'il a subi l'influence d'Eugène Viollet-le-Duc. Il était proche des Frères Duthoit avec qui il collabora."
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Victor_Delefortrie [consulté le 21/11/2024]
1862 : architecte et entrepreneur, domicilié 2 esplanade de Noyon à Amiens (annuaire).
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Auteur :
Installé en cœur de village à l'extrémité de la rue du Château, les bâtiments qui composent le château de Beauvoir se répartissent autour d'une large cour fermée, accessible depuis une imposante entrée en pierre consistant en un passage charretier et une porte piétonne couronnés d'arcs en plein cintre. Au centre de la cour sont implantés une mare, un pigeonnier octogonal en pierre et un puits protégé par un abri en verre.
Sur la gauche en entrant dans la cour se trouvent une scierie, deux granges et une bergerie. Les bâtiments sont édifiés en pierre de taille, en moellons ou en charpente et essentés de clins de bois (granges et bergerie). Leurs toits, couverts d'ardoise ou de tuiles mécaniques, sont à longs pans et ont leur pignon découvert. Un silo à ensilage en béton se dresse toujours à l'arrière de ces bâtiments.
De l'autre côté de la cour les anciennes écuries et garages leur font face. Le bâtiment des garages à calèches est en pierre de taille, percé de deux portes cochères en arc plein cintre, de portes piétonnes et de simples baies. Son toit en ardoise est composé de longs pans et de deux croupes. Le bâtiment en brique dans son prolongement abritait les anciennes écuries à chevaux. Il est percé d'un passage charretier en arc plein cintre et de quatre baies semi-circulaires.
Enfin, le côté nord-ouest de la parcelle est fermé par les anciennes étables, le logis et la chapelle. Les premières (aujourd'hui maison d'habitation) sont maçonnées en pierre de taille avec des reprises en brique et surmontées d'une toiture à longs pans et croupe en ardoise. Dans son prolongement à l'ouest de petits bâtiments agricoles en brique (poulailler, lapinière, soues à cochons ?) forment un "L".
Le logis est composé d'un corps principal à cinq travées flanqué de deux pavillons rectangulaires larges de deux travées. Les façades côté cour et côté parc sont identiques et respectent un ordonnancement symétrique. L'entrée, dans la travée centrale est soulignée par la présence de deux pilastres en légère saillie et d'un fronton triangulaire. Cet ensemble s'élève sur trois niveaux : rez-de-chaussée, étage carré, étage de comble. Un bâtiment de service, en rez-de-chaussée, à trois travées, s'inscrit dans le prolongement du pavillon occidental. Les maçonneries sont constituées de brique et de pierre pour les chaînages, les chambranles des baies, les bandeaux de séparation des niveaux, les pilastres de l'entrée et le fronton triangulaire. L'ardoise couvre les toitures. Ceux du corps principal sont à longs pans tandis que les deux pavillons sont couverts de deux pans brisés et croupes brisées. Le bâtiment de service accolé au côté ouest comprend un toit à deux pans et croupe.
La chapelle, implantée contre le pavillon oriental, rétablit la symétrie de l'ensemble. En brique, elle comprend trois travées sur sa façade méridionale : le portail d'entrée dans la travée centrale est inscrit dans un gâble architecturé protégeant un tympan formant un arc brisé ; de part et d'autre chaque travée est percée d'une baie en arc brisé, constituée de deux lancettes géminées surmontées d'un quadrilobe. Un clocheton coiffé d'une flèche polygonale couronne la travée centrale. L'édifice se termine à l'est par un chœur à trois pans couvert d'une croupe polygonale. Ses toitures sont en ardoise.
À l'arrière du château s'étend un vaste parc jusqu'à la route de Tartigny. Il est planté d'arbres et de pelouses.
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Murs
- brique
- calcaire moellon
- pierre de taille
- bois essentage de planches
- béton
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Toitsardoise, tuile mécanique
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Étages1 étage carré, étage de comble
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Élévations extérieuresélévation ordonnancée
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Couvertures
- toit à longs pans pignon découvert
- croupe
- toit à deux pans de plan massé croupe brisée
- flèche polygonale
- croupe polygonale
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Jardinsgroupe d'arbres, pelouse
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Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
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Bibliographie
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SEYDOUX, Philippe. Châteaux et gentilhommières en pays de l'Oise. Tome 1 : Beauvaisis, Vexin, pays de Bray, Plateau picard et pays de Clermont. Paris : La Morande, 2010.
pp. 148-149.
Documents figurés
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AD Oise
Beauvoir. Plan de la route des Flandres, extrait de l'Atlas de Trudaine, [entre 1745 et 1780] (AD Oise ; plan 1336/1).
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France (depuis 2020).
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France (depuis 2020).