Photographe au service de l'Inventaire du patrimoine culturel de la région Hauts-de-France (2023).
- inventaire topographique, Communauté de communes Oise Picarde
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes de l'Oise Picarde - Saint-Just-en-Chaussée
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Commune
Rouvroy-les-Merles
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Dénominationsvillage
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Parties constituantes non étudiéesmairie, école, remise de matériel d'incendie, croix de chemin, monument aux morts
La commune de Rouvroy-les-Merles se situe à environ 4 km au nord-est de Breteuil. Elle est composée du village de Rouvroy, chef-lieu, comprenant la mairie-école, l'église et le cimetière, et du hameau de Merle, situé à environ 1 km à l'est. Ce dernier, ancien prieuré fondé au XIIIe siècle par l'abbaye Notre-Dame de Breteuil puis colonie agricole dirigée par Gabriel Bazin, fait l'objet d'une notice spécifique.
Rouvroy est lové dans un vallon traversé au nord par la rivière de Rouvroy qui prend naissance au-dessus de Merle. Dès le Moyen Âge, le village forme une paroisse avec Tartigny. Les deux chefs-lieux sont d'ailleurs réunis en 1825 avant d'être séparés en 1833 par ordonnance royale.
À son optimum démographique, Rouvroy a compté 142 habitants et 34 maisons. L'exode rural a touché le village et la population ne cesse de diminuer par la suite : elle atteint 92 habitants en 1872 et 43 en 1936. Une nouvelle augmentation s'amorce depuis les années 2010 d'après les données de l'INSEE mais ce chiffre est à relativiser en raison de la prise en compte du hameau de Merle dans le recensement démographique.
Origine
D'après Maurice Lebègue (1994), Rouvroy vient du mot latin "robur", le chêne, associé au suffixe collectif "-etum", qui désigne donc le bois, la forêt de chênes. La première mention de Rouvroy a été identifiée par É. Lambert (1982) sous la forme "Rouvreio" dans un cartulaire de l'abbaye Saint-Germer vers 1100. Le suffixe "-les-Merles" est ajouté au début du XIXe siècle lors de la création de la commune.
Les terres de Rouvroy dépendent de l'abbaye de Breteuil jusqu'à ce qu'elles soient vendues en 1481 à Charles Fomé, sieur d'Auzain et prévôt de Montdidier (L. Graves, 1843).
D'après le cadastre napoléonien du premier tiers du XIXe siècle, un château se situait dans l'angle entre les rues de l'Église et du Château. Les recensements de population mentionnent à cette époque la présence du comte et de la comtesse Du Bos. Leur plaque funéraire conservée dans la sacristie de l'église indique que Pierre-Louis et Eugénie de Vougy sont morts dans leur château en 1832 pour monsieur et 1828 pour madame. Les bâtiments de leur vaste propriété semblent avoir été démantelés dans la seconde moitié du XIXe siècle car leur nom n'apparait plus à partir du recensement de 1866.
Évolution de la morphologie et du parcellaire
D'après le cadastre napoléonien levé dans le premier tiers du XIXe siècle, Rouvroy forme un carrefour de cinq rues qui s'étirent depuis une placette vers le nord, le sud, le sud-est, l'est et l'ouest. Seule la rue de Paillart qui part vers l'ouest n'est pas longée par de l'habitat. Ce dernier est particulièrement dense le long des rues de Breteuil, du Château, et de l'Église. Deux fermes sont visibles dans la rue de Quiry qui mène vers le nord, de l'autre côté de la rivière.
L'emprise de l'ancien château forme une large parcelle traversante entre les rues de l'Église et du Château. Un pigeonnier trône au centre de la cour et ses côtés est et sud sont lotis de bâtiments (dépendances agricoles et logis). Aujourd'hui il ne reste qu'un mur de clôture en brique, visible le long de la rue de l'Église, qui permet d’apprécier l'emprise de ce domaine.
La nature tortueuse des rues a déterminé un parcellaire en lanières mais l'orientation des terrains s'adapte au tracé sinueux de la voierie. Les parcelles s'étirent en longueur et sont alignées parallèlement par série de deux ou trois logements, surtout dans les rues de Breteuil et dans la partie nord de la rue du Château.
Sur le cadastre de 1933, la forme du village n'a pas évolué. En revanche, l'habitat a disparu dans la rue de l'Église et dans la partie sud de la rue du Château. Les deux fermes qui se trouvaient rue de Quiry au nord du village, de l'autre côté de la rivière n'apparaissent plus.
S'il s'est rétracté dans certaines zones, l'habitat est plus dense dans la rue de Breteuil avec la construction de nouvelles fermes à la sortie du village. En 1936 toutefois, d'après les recensements de population, seules 11 maisons sont comptabilisées.
La morphologie du village et l'implantation du bâti ont peu évolué depuis 1933 : quelques pavillons se sont installés dans la rue du Château, mais des logements ont également disparu (sur la placette, dans la rue de Breteuil).
Lieux partagés et structurants
La placette
Organisées autour d'un carrefour, les rues de Rouvroy convergent vers une placette qui concentre des édicules et monuments structurants. Ainsi, une croix de chemin est érigée à la rencontre des rues. Elle est déjà représentée sur le cadastre de 1933 qui en mentionne une seconde, tout près, aujourd'hui disparue.
C'est également sur cette placette qu'a été édifiée la remise des pompes à incendie, près de la rivière afin de pouvoir remplir la pompe rapidement en cas d'incendie.
Enfin, d'après les recherches réalisées par l'Association des Croix et Calvaires du Beauvaisis, le monument aux morts est édifié en 1922 d'après le traité de gré à gré passé à Hector Lefranc, marbrier-sculpteur à Tartigny.
Gérer et partager l'eau : puits, mare et rivière
Rouvroy profite d'un accès à l'eau privilégié en raison de la proximité de la rivière de Rouvroy, ou "ru". Elle prend sa source à Merle, à environ 600 m et rejoint la Noye à Paillart.
D'après la Notice statistique du département de l'Oise rédigée en 1902, Rouvroy était doté de 20 puits et une mare. Ces aménagements n'existent plus aujourd'hui.
La mairie-école
L’ancienne mairie-école se trouve aujourd'hui dans la rue du Château et comprend l'ancienne école, aujourd'hui aménagée en mairie, et le logement de l'instituteur implanté en fond de cour. Les latrines d'origine sont toujours conservées.
L’étude des documents de la série O des Archives départementales permet de retracer l’histoire de cet équipement communal. Dans une lettre du sous-préfet adressée au préfet en 1835, une école au local "très peu convenable" est mentionnée dans la commune. En 1850, l'architecte d'arrondissement M. Bellanger dresse le plan d'une propriété à acquérir (située à l’emplacement de la mairie actuelle) afin d’aménager une école, un logement pour l’instituteur et une mairie avec une salle d’archives (voir ill.). La commune l'achète en 1854. Les travaux sont réceptionnés en 1861 : la grange sur la rue a été détruite au profit d’une mairie-école et l’ancien logis a été aménagé en logement pour l’instituteur (voir son plan en ill. dressé en 1881). L’entrepreneur Josué Candillon, domicilié à Fransures (Somme), les a exécutés. En raison de sa vétusté, le logement de l’instituteur est reconstruit en 1891 par Julien Gorin, entrepreneur à Louvrechy (Somme). La cuisine est placée de façon "à pouvoir exercer de cette pièce une surveillance facile de la cour des élèves".
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Période(s)
- Principale : Moyen Age , daté par travaux historiques
- Principale : Temps modernes , daté par travaux historiques
- Principale : Epoque contemporaine , daté par source
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Dates
- 1861, daté par source
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Auteur(s)
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Auteur :
Candillonentrepreneur attribution par sourceCandillonCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architectes et entrepreneurs à Fransures (Somme) dans la seconde moitié du XIXe siècle. Les prénoms d'Ulphi et Josué sont cités dans les sources pour cette période.
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Auteur :
Gorin Julienentrepreneur attribution par sourceGorin JulienCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Entrepreneur actif à Louvrechy (Somme) dans le dernier quart du XIXe siècle.
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Auteur :
Bellanger Honoré Désiréarchitecte d'arrondissement attribution par sourceBellanger Honoré DésiréCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte de l'arrondissement de Clermont (Oise) dans la première moitié du 19e siècle.
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Auteur :
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Typologiesvallée humide ;
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Département de l'Oise - Archives départementales
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- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
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Documents d'archives
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AD Oise
AD Oise. Série J ; sous-série 49 J : 49 Jp 12. Rouvroy-les-Merles. Inventaire des croix et calvaires. Archives de l'association pour la connaissance et la conservation des calvaires et croix du Beauvaisis, 2007.
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AD Oise
AD Oise. Série M ; sous-série 6 M : 6 Mp 691. Tartigny. Recensements de population (1820 à 1936).
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AD Oise
AD Oise. Série M ; sous-série 6 M : 6 Mp 616. Rouvroy-les-Merles. Recensements de population (1820 à 1936).
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AD Oise
AD Oise. Série O ; sous-série 2 O : 2 O 13108. Rouvroy-les-Merles. Mairie-école (1835-1925).
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AD Oise
AD Oise. Série O ; sous-série 2 O : 2 O 13121. Rouvroy-les-Merles. Dossier de dommages de guerre 1914-1918, mairie-école, église (1924-1936).
Bibliographie
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LAMBERT, Émile. Dictionnaire topographique du département de l'Oise. Amiens (Musée de Picardie) : Société de linguistique picarde, 1982 (tome 23).
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LEBÈGUE, Maurice. Les noms des communes du département de l'Oise. Amiens : Musée de Picardie, 1994.
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Notice descriptive et statistique sur le département de l'Oise. Paris : Imprimerie du service géographique, 1902.
Périodiques
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GRAVES, Louis. Précis statistique sur le canton de Breteuil, arrondissement de Clermont (Oise). Annuaire de l'Oise. Beauvais : Achille Desjardins, 1843.
Documents figurés
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AD Oise
Rouvroy-les-Merles. Cadastre napoléonien, [premier tiers du XIXe siècle] (AD Oise ; Pp 4932).
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AD Oise
Rouvroy-les-Merles. Cadastre rénové, 1933 (AD Oise ; 1964 W 149).
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France (depuis 2020).
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France (depuis 2020).