Dossier d’œuvre architecture IA60005457 | Réalisé par
Chamignon Lucile (Rédacteur)
Chamignon Lucile

Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France (depuis 2020).

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  • inventaire topographique, Communauté de communes Oise Picarde
L'habitat du village de Bacouël
Œuvre repérée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes de l'Oise Picarde - Saint-Just-en-Chaussée
  • Commune Bacouël
  • Dénominations
    ferme, maison

Les formes de l'habitat : une majorité de fermes picardes

Comme les villages voisins de Chepoix ou Le Mesnil-Saint-Firmin, Bacouël compte essentiellement des fermes picardes, habitat caractéristique de cette partie de l'Oise picarde. Établies sur des parcelles en lanières, les "trinquettes", elles comprennent une grange alignée sur la rue et percée d'une entrée charretière, tandis que le logis est implanté en fond de cour, parallèlement à elles. De nombreux exemples sont encore visibles le long de l'actuelle rue Yves-Maréchal dont la trame bâtie a très peu évolué depuis la publication du cadastre napoléonien dans le premier tiers du XIXe siècle. Les granges visibles depuis la rue ont des formes et des dimensions variables. Ainsi, les n°31 (ill.) et 34 de la rue Yves-Maréchal par exemple comprennent une entrée charretière et une porte à engranger les récoltes directement depuis la rue. Certaines granges sur la rue ont des dimensions plus importantes comme le n°19 (ill.) ou encore les n°27 (ill.) ou 28 (ill.) qui contenaient, en plus de la grange, un bâtiment d'élevage comme l'indique la présence d'une ouverture pour le fenil en partie supérieure. Un peu plus loin, toujours au numéro 28, la grange est percée de deux portes : l'entrée charretière proprement dite et l'entrée pour la grange. Le cas se répète aux n°37 ou au n°16 (ill.).

Les rares logis directement alignés sur la rue sont principalement habités par des ouvriers ou des commerces (n°12 de la rue Yves-Maréchal qui était un ancien café).

Enfin, une demeure située à l'entrée de la rue Heudin (n°2, ill.) se démarque parmi l'habitat. Déjà visible sur le cadastre napoléonien levé dans le premier tiers du XIXe siècle, elle est dite "maison Cappronnier", du nom des propriétaires.

 

Les matériaux de construction

L'habitat ancien et notamment les bâtiments agricoles alignés sur la rue sont essentiellement construits en pans de bois et torchis, matériaux de construction traditionnels dans l'Oise picarde. Dans la rue Yves-Maréchal, les structures des granges sont en bois et les poteaux porteurs reposent le plus souvent sur des dés de calcaires placés dans les solins en brique (n°27 (ill.), n°37). Le torchis est fixé sur un clayonnage en bois et recouvert d'un enduit (bien visible aux n°27 (ill.), 28 (ill.) et 37 par exemple). Afin de protéger les murs, l'essentage constitué de clins de bois posés horizontalement est très fréquent (n°27 (ill.), n°34, n°37, n°12).

La brique industrielle est largement diffusée à partir du milieu du XIXe siècle et de nombreux bâtiments sont reconstruits avec ce matériau, qu'ils soient agricoles (granges avec entrée charretière au n°36 (ill.) ou 61 par exemple) ou résidentiels (n°10 de la rue Yves-Maréchal).

Les couvertures des toitures sont en ardoise ou en tuile. La panne picarde, une variante locale de la panne flamande, est visible sur les toits de certaines granges sur rue comme aux n°19, 28 ou 32 (ill.).

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 18e siècle , daté par travaux historiques
    • Principale : 19e siècle , daté par travaux historiques
    • Principale : 20e siècle , daté par travaux historiques
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents figurés

  • Chepoix. Cadastre napoléonien, section A, feuille 2, [premier tiers du XIXe siècle] (AD Oise ; EDT 175/1 G 1).

    AD Oise
  • Bacouël (Oise). La Grande Rue, carte postale, éd. Perrin, Paris, [premier quart du XXe siècle] (coll. part.).

    Collection particulière
Date(s) d'enquête : 2024; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Chamignon Lucile
Chamignon Lucile

Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France (depuis 2020).

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