Photographe au service de l'Inventaire du patrimoine culturel de la région Hauts-de-France (2023).
- inventaire topographique, Communauté de communes Oise Picarde
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes de l'Oise Picarde - Saint-Just-en-Chaussée
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Commune
Mory-Montcrux
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Dénominationsferme
Les formes du bâti : la prédominance des fermes
Compte tenu de la présence d'une population essentiellement agricole, l'habitat ancien de Mory-Montcrux est principalement constitué de fermes. Bien que nombre d'entre elles aient disparu en raison de l'exode rural et des évolutions du monde agricole, celles qui sont toujours conservées prennent deux formes : la ferme picarde et la ferme à cour.
Les fermes picardes
Elles sont composées d'une grange percée d'une entrée charretière et alignée sur la rue, tandis que le logis est relégué en fond de cour. Deux exemples bien conservés ont été identifiés à Mory dans la rue de l'Église aux n°4 et 6 (ill.). Les granges sont mitoyennes, et, alors qu'elles sont traditionnellement séparées par un mur coupe-feu en pierre ou en brique afin de les protéger de la propagation des incendies, cette maçonnerie est inexistante ici. En effet, les maçonneries en pans de bois hourdé de torchis sont continues. Au n°4, la grange est percée de deux entrées charretières : l'une pour accéder à la cour, l'autre pour pénétrer dans la grange. Au n°2 de la rue de l'Église (ill.), la "grand'porte" est placée au centre du bâtiment divisant l'espace intérieur en deux zones distinctes - peut-être pour le stockage des grains pour l'une, pour abriter des animaux pour l'autre.
À Montcrux, les n°4 et 6 de la rue Verte (ill.) relèvent de cette typologie avec leur grange alignée sur la rue.
Les fermes à cour
Outre la ferme picarde, la ferme à cour présente une variante dans laquelle les bâtiments agricoles s'organisent autour d'une vaste cour fermée. C'est surtout la forme du parcellaire qui diffère d'avec la ferme picarde : la ferme à cour est implantée sur une parcelle plus vaste et plus large. Deux exemples sont visibles à Mory dans la Grande Rue. Au n°7, les bâtiments sont distribués autour d'une cour de grandes dimensions, accessible depuis un portail maçonné comprenant un passage charretier et une entrée piétonne (ill.). Le logis est établi en fond de cour et son élévation orientale porte la date de 1756 (ill.). D'autres dépendances, comprenant les logements de service, sont alignées sur la rue côté nord (ill.). Une grange sur rue clos le côté ouest (ill.). Enfin, des étables et écuries sont implantées sur le côté sud. Un parc clôturé par un mur en brique s'étend tout autour. Ce domaine appartenait à la famille Petit, qui l'a construit dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, mais sa vocation agricole a disparu lorsqu'il a été vendu au début des années 2000.
Une autre ferme à cour se trouve au n°26 de la Grande Rue (ill.). Elle est accessible depuis une entrée charretière couverte en charpente. Le logis est construit dans son prolongement, aligné sur la rue. D'autres bâtiments agricoles ferment les côtés nord, sud et une partie du côté est (contre l'entrée charretière).
Les matériaux de construction
Comme dans les autres villages du plateau picard, les maçonneries traditionnelles sont en pans de bois hourdés de torchis et protégés par un enduit (à Mory aux n°2, 4, 6 de la rue de l'Église; à Montcrux aux n°4 et 6 de la rue Verte). L'ajout d'un essentage en clins de bois (n°4 et 6 de la Grande Rue à Mory ; n°6 de la rue Verte à Montcrux) et plus tard en tôle ondulée (n°6 de la rue de l'Église à Mory) permet de protéger les façades des intempéries.
La présence de carrières de grès sur le territoire communal explique que ce matériau dur se retrouve dans les solins des bâtiments (à Mory : logis visibles depuis la rue aux n°7 et 26 de la Grande Rue).
À partir du milieu du XIXe siècle, la brique industrielle se diffuse. La proximité avec la briqueterie de Gannes (Oise) a pu permettre un accès facilité à ce matériau. Plusieurs bâtiments sont reconstruits en brique à cette période par exemple au n°7 de la Grande Rue à Mory.
En couverture, la panne picarde, tuile traditionnelle variante de la panne flamande, se retrouve sur plusieurs toitures (par exemple à Mory aux n°2 et 4 de la rue de l'Église ; à Montcrux aux n°4 et 6 de la rue Verte).
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Période(s)
- Principale : 18e siècle , daté par travaux historiques , (incertitude)
- Principale : 19e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 20e siècle , daté par travaux historiques
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
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Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France (depuis 2020).
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