Photographe au service de l'Inventaire du patrimoine culturel de la région Hauts-de-France (2023).
- inventaire topographique, Communauté de communes Oise Picarde
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes de l'Oise Picarde - Saint-Just-en-Chaussée
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Commune
Mory-Montcrux
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Adresse
rue de l' Église
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Cadastre
2020
AB
35
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Dénominationséglise paroissiale
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VocablesSaint-Marc
D'après Louis Graves (1843), le premier édifice de culte établi au cœur de Mory n'était qu'une chapelle car l'église paroissiale se situait dans le cimetière actuel de la commune. Elle est détruite au XVe siècle par les Bourguignons. Une église est alors construite à son emplacement dans la seconde moitié du XVe siècle. Son clocher et sa nef sont toujours conservés.
D'après la brochure sur le village, rédigée par Guy Wexsteen (2015), des membres de la famille seigneuriale de Jambourg sont inhumés dans l'édifice au moins depuis le XVIIIe siècle. Toutefois, aucune plaque funéraire n'a été retrouvée sur place.
D'après les documents conservés dans la série O des Archives départementales de l'Oise, plusieurs réparations sont réalisées au cours du XIXe siècle, en particulier à partir des années 1870. En 1872, le dallage de l'église est intégralement refait, le mur du bas-côté nord reconstruit et les couvertures de la nef et du chœur réparées.
En 1874, lors de nouveaux travaux de restauration, l'entrepreneur découvre que le chœur est profondément lézardé et menace de s'effondrer. Par mesure de prévention, il est démoli. L'année suivante, sa reconstruction est projetée. L'architecte parisien Victor Chappe est chargé de réaliser les plans. La construction est imaginée en brique, dans un style néo-roman ; la pierre de taille n'est employée qu'en décor. En raison des coûts importants qu'entraînent ces travaux, la commune s'adresse au ministre des cultes afin d'obtenir une subvention. Ce dernier refuse car l'église n'a pas de titre officiel (cure, succursale ou chapelle). Le conseil municipal finit par obtenir les fonds nécessaires en ayant notamment recours à l'impôt extraordinaire. Les travaux, exécutés par l'entreprise Bazin-Warmé située à Ferrières dans l'Oise, s'achèvent en 1886.
Les reconstructions de la nef et du clocher étaient prévues à la suite de celle du chœur - l'architecte ayant dessiné les plans -, mais elles n'ont jamais eu lieu.
Des reprises de maçonneries ont eu lieu en 2019 et 2020. Elles ont notamment consisté à remplacer des pierres de taille calcaire sur les murs extérieurs.
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Période(s)
- Principale : 2e moitié 15e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
- Secondaire : 1er quart 21e siècle , daté par travaux historiques
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Dates
- 1888, daté par source
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Auteur(s)
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Auteur :
Chappe Victorarchitecte attribution par sourceChappe VictorCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte parisien actif dans la seconde moitié du XIXe siècle.
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Auteur :
L'église Saint-Marc se situe au cœur de Mory, à l'embranchement de la Grande Rue et de la rue de l'Église. Son plan consiste en un imposant clocher de plan rectangulaire, une nef à trois vaisseaux et un chœur polygonal. La sacristie flanque l'élévation nord du chœur. L'étage de la cloche est accessible dans-œuvre à droite en entrant dans l'édifice, par un escalier de pierre en colimaçon.
L'élévation occidentale est percée par l'entrée principale de l'édifice constituée d'une porte bâtarde inscrite dans un arc en anse de panier mouluré. Une large baie en arc brisé aujourd'hui en grande partie comblée la surmonte. Seule une petite baie en arc plein cintre, garnie d'une verrière, a été créée à l'intérieur. Au sommet du clocher, l'étage de la cloche est percé de quatre baies en arc brisé dotées d'abat-sons.
Une seconde entrée inscrite dans un arc en anse de panier est percée dans la seconde travée de l'élévation sud.
Les maçonneries de l'édifice sont en pierre de taille calcaire de moyen appareil pour le clocher et la nef. Les soubassements sont en grès. Quelques reprises en brique sont visibles dans les étages du clocher et dans les murs de l'élévation nord.
Le chœur et la sacristie sont en brique à l'exception des larmiers, corniches et arcs au-dessus des baies qui sont en pierre.
Les couvertures sont en ardoise. Les toits du clocher sont à deux pans et croupes. Ceux des bas-côtés sont à deux pans et pignons découverts. Ils pénètrent perpendiculairement dans les toits à longs pans du vaisseau central. Le chœur est à longs pans et croupe polygonale. La sacristie est couverte d'un toit plat en zinc.
À l'intérieur, le couvrement du vaisseau central est constitué d'un plafond couvert d'un lambris, les bas-côtés sont surmontés de fausses voûtes lambrissées en berceau brisé, et le chœur, de voûtes d'ogives.
L'édifice est éclairé par 16 baies dont deux pour la sacristie.
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Murs
- calcaire pierre de taille
- brique
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Toitsardoise
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Couvrements
- lambris de couvrement
- voûte d'ogives
- fausse voûte en berceau brisé
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Couvertures
- toit à deux pans de plan massé croupe
- pignon découvert
- toit à longs pans croupe polygonale
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Techniques
- vitrail
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Précision représentations
Les verrières sont évoquées dans le dossier de Présentation du mobilier de l'église [IM60001773].
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Statut de la propriétépropriété de la commune
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
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Documents d'archives
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AD Oise
AD Oise. Série O ; sous-série 2 O : 2 O 9908. Mory-Montcrux. Église (1817-1888).
Bibliographie
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WEXSTEEN, Guy. Mory-Montcrux, chronique villageoise. [s. ed.] : La Hérelle, 2015.
Périodiques
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GRAVES, Louis. Précis statistique sur le canton de Breteuil, arrondissement de Clermont (Oise). Annuaire de l'Oise. Beauvais : Achille Desjardins, 1843.
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France (depuis 2020).
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France (depuis 2020).