Photographe au service de l'Inventaire du patrimoine culturel de la région Hauts-de-France (2023).
- inventaire topographique, Communauté de communes Oise Picarde
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes de l'Oise Picarde - Saint-Just-en-Chaussée
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Commune
Bacouël
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Cadastre
2020
ZB
37
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Dénominationséglise paroissiale
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VocablesSaint-Éloi
À l'origine, l'église de Bacouël est une chapelle "reconstruite" au XVIIe siècle selon Louis Graves (1843), bien qu'aucune source antérieure n'ait pu confirmer l'existence d'un édifice plus ancien. Cependant, les maçonneries des soubassements visibles en façade pourraient être celles d'un édifice plus ancien.
D'après l'abbé Seillier (1898), sa construction est à l'initiative de Louis Mouret, chanoine de Noyon puis curé de la Maison-les-Charenton près de Paris, qui la bénit en 1625. La plaque commémorative fixée à l'intérieur de la nef stipule que le fondateur a légué un fief lors de son testament en 1638 pour financer l'entretien de l'édifice. En échange, il requiert l'organisation de deux messes pour lui et ses parents chaque année.
Dédiée à saint Éloi, la chapelle était associée à un rituel le jour de la fête patronale : les propriétaires de chevaux venaient leur faire faire trois fois le tour de l'édifice pour les protéger des maladies. En mémoire de cette pratique, un fer à cheval, qu'ils baisaient à la fin du parcours, est toujours accroché au-dessus de la porte d'entrée.
D'après la plaque commémorative des bienfaiteurs de la paroisse, l'édifice est vendu en 1795 comme bien national et acheté par la famille Dauzet qui en est propriétaire jusqu'en 1844, date à laquelle elle est rachetée par les habitants de Bacouël. Grâce à une souscription volontaire, ces derniers financent sa restauration et son agrandissement en 1858. Toutes les parties en brique datent de cette période, tandis qu'une majorité des maçonneries en pierre sont d'origine (élévations nord et sud, façade). D'après l'inscription sur la porte d'entrée, cette dernière a été donnée par Louis Nicaise (?) en 1844.
L'édifice est érigé en chapelle de secours en 1858 et en 1864 l'évêque de Beauvais, monseigneur Gignoux, y autorise le binage par ordonnance. Cette pratique consiste, pour un prêtre, à faire deux messes par jour, en l'occurrence, une à Chepoix et une à Bacouël. La chapelle devient alors église paroissiale de Bacouël, nouvellement érigé en commune.
D'après les documents de la série O disponibles aux Archives départementales de l'Oise, le clocher est reconstruit en 1869 grâce à une souscription des habitants.
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Période(s)
- Principale : 2e quart 17e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 3e quart 19e siècle , daté par source
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Dates
- 1625, daté par travaux historiques
- 1858, daté par source
- 1869, daté par source
L'église Saint-Éloi est établie à l'entrée sud de Bacouël, à l'écart des habitations. Orientée, son plan est très simple : une nef à vaisseau unique se terminant par un chœur polygonal à trois pans. Une sacristie lui est accolée.
L'édifice est construit en moyen appareil de pierre calcaire à l'exception de la sacristie et de son entrée, accolée au pan nord du chevet, et des reprises de maçonneries qui sont en brique (rampants en façade, chaîne sur l'élévation nord, corniches de la nef). Les soubassements visibles en façade sont constitués d'un appareil mixte de moellons de grès et de silex.
Le clocher est assis sur le sommet de la façade occidentale, soutenu par deux piliers maçonnés, au cœur desquels se trouve certainement des tiges métalliques comme celles qui le soutiennent à l'intérieur. De plan carré, il est essenté d'ardoise et coiffé d'une flèche polygonale. Il est accessible depuis l'intérieur par un escalier droit en charpente qui monte à la tribune. De là, une trappe permet de l'atteindre grâce à la pose d'une échelle.
Les toitures en ardoise sont à longs pans et croupe polygonale côté chœur, pignon découvert côté façade occidentale.
À l'intérieur, le couvrement est constitué d'une fausse voûte lambrissée et enduite. Des tirants métalliques jouent le rôle des entraits pour la charpente. Les murs de la nef sont garnis de lambris d'appui et le sanctuaire est habillé de lambris de demi-revêtement.
Sept baies en arc brisés (dont une pour la sacristie) et un oculus éclairent l'édifice.
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Murs
- calcaire moyen appareil
- brique
- silex moellon
- grès moellon
- essentage d'ardoise
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Toitsardoise
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Couvrements
- fausse voûte de type complexe
- lambris de couvrement
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Couvertures
- toit à longs pans croupe polygonale
- pignon découvert
- flèche polygonale
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Escaliers
- escalier dans-oeuvre : escalier droit en charpente
- échelle
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Typologies
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Techniques
- menuiserie
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Représentations
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Précision représentations
Inscriptions gravées sur la porte d'entrée :
Battant de gauche : "Sancto / HANC DEDIT / ludovicus / ANNO"
Battant de droite : "Effigio / PORTAM / Nicasuli / 1844"
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Statut de la propriétépropriété de la commune
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
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Documents d'archives
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AD Oise
AD Oise. Série O ; sous-série 2 O : 2 O 27047. Bacouël. Église (1869-1900).
Bibliographie
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SEILLIER, abbé. Notice sur Chepoix. In L'Annuaire de l'Oise. [s. l.] : [s. ed.], [1898-1901].
Périodiques
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GRAVES, Louis. Précis statistique sur le canton de Breteuil, arrondissement de Clermont (Oise). Annuaire de l'Oise. Beauvais : Achille Desjardins, 1843.
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France (depuis 2020).
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France (depuis 2020).