Photographe au service de l'Inventaire du patrimoine culturel de la région Hauts-de-France (2023).
- inventaire topographique, Communauté de communes Oise Picarde
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
-
Aire d'étude et canton
Communauté de communes de l'Oise Picarde - Saint-Just-en-Chaussée
-
Commune
Bonvillers
-
Adresse
49 rue Behaize
-
Cadastre
[1er tiers XIXe siècle]
A
1480 à 1486
;
1934
A
627 à 630
;
2022
A
628 à 630 ; 1238,1239
-
Dénominationschâteau
-
Parties constituantes non étudiéescommuns, oratoire, logis
D'après les travaux de Philipe Seydoux (2010), la terre de Bonvillers était associée à un manoir seigneurial au moins depuis le XVIe siècle. Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, plusieurs familles se succèdent à la tête du domaine de Bonvillers. Dans les années 1650, ces terres appartiennent à François des Essarts de Lignières, lieutenant général et gouverneur de Saint-Quentin. Après sa mort en 1672, sa veuve et son fils les vendent à Simon Berthelot de la Boissière. En 1679, ce dernier se sépare à son tour du domaine de Bonvillers au profit de Michel de Court, seigneur de Caix. L'acte de vente précise que l'ensemble consiste "en un château nouvellement bâti, colombier et dépendances [...]". Simon Berthelot a donc fait réaliser d'importants travaux dont la reconstruction du logis.
Après la famille de Court, le domaine échoit aux d'Orville en 1791. En 1815, Étienne Cavé d'Haudicourt, dont la famille est également propriétaire du château voisin de Tartigny, l'achète. Sur le cadastre du début du XIXe siècle, ses bâtiments s'organisent en U. L'ensemble comprend tout d'abord un logis en fond de cour, aux façades orientées nord-sud ; un alignement de communs ferme le côté occidental de la cour et, de l'autre côté, des bâtiments longent le côté oriental. Ces derniers sont associés à une ferme comprenant, côté est, une mare et d'autres constructions. Elle est accessible par un chemin indépendant nommé "cul-de-sac" sur le cadastre du début du XIXe siècle.
En 1867, Alfred Cavé d'Haudicourt, fils d'Étienne, entreprend la reconstruction du logis et des communs à l'ouest de la cour, tandis que ceux situés côté est sont détruits. Il meurt en 1873 alors que les travaux ne sont pas achevés. Dans l'état actuel des connaissances, l'architecte n'est pas connu.
D'après les propos recueillis auprès de la propriétaire par les membres de l'Association pour la Connaissance et la Conservation des Croix et Calvaires du Beauvaisis, l'oratoire dédiée à la Vierge implanté dans le parc provient de Saint-Omer (Pas-de-Calais) et a été installé dans les années 1880. Il commémore les événements familiaux marquants comme les naissances et les mariages.
Le petit-fils d'Étienne, Léon de Maindreville héberge une grande ambulance au château pendant la Première Guerre mondiale. Elle est particulièrement active lors de l'offensive allemande de mars 1918 qui fait reculer le front à moins de dix kilomètres du village. Sa fille Marguerite épouse en 1920 Félix de Beauvillé, aïeul des propriétaires actuels.
Les communs sont rénovés dans les années 2010.
-
Remplois
-
Période(s)
- Principale : Moyen Age , daté par travaux historiques , (incertitude)
- Principale : 2e moitié 17e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 3e quart 19e siècle , daté par travaux historiques
-
Dates
Le château se situe dans la rue Behaize et est accessible par un imposant portail en fer forgé. Le logis se situe en fond de cour. Il est constitué d'un corps principal et de deux pavillons en légère saillie. Il compte onze travées et comprend trois niveaux d'élévation : un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un comble aménagé. Les façades nord et sud sont identiques et organisées selon un ordonnancement symétrique. La travée centrale dans laquelle est aménagée l'entrée, est mise en valeur par un avant-corps surmonté d'un fronton cintré.
Les maçonneries des murs sont en brique. La pierre de taille est employée dans les chaînes d'angle et les encadrements des baies harpés, constitués de bossages à chanfrein, ainsi que dans les larmiers séparant les niveaux.
Les couvertures en ardoise sont constituées de longs pans brisés pour le corps principal et des toits en pavillon également avec brisis de toiture pour les deux ailes. Des épis de faîtages métalliques les couronnent.
Les communs établis au sud-ouest du logis forment un U. Ils comprennent un rez-de-chaussée et un étage de comble. Une remise en charpente est accolé à l'aile sud. Au centre de l'édifice principal, un avant-corps en saillie est percé d'une entrée charretière inscrite dans un arc en anse de panier.
Les maçonneries sont en brique et la pierre est employée dans les chaînes d'angle aux bossages à chanfrein, dans le larmier qui court le long des façades et dans les clés des ouvertures en plein cintre.
Les toitures de l'avant-corps sont constituées d'une croupe polygonale tandis que celles des autres bâtiments sont à longs pans et ont leurs pignons couverts.
-
Murs
- brique
- pierre pierre de taille
- bois
-
Toitsardoise
-
Étagesen rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
-
Couvrements
-
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
-
Couvertures
- toit à longs pans brisés
- toit en pavillon
- toit à longs pans pignon couvert
- croupe polygonale
-
Techniques
- sculpture
-
Précision représentations
Les frontons cintrés du logis présentent un décor de rinceaux végétaux entourant un blason armorié.
Des cartouches en pierre et des médaillons ornent les avant-corps des façades du logis ainsi que le corps principal des communs.
-
Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Documents d'archives
-
AD Oise
AD Oise. Série J ; sous-série 49 J : 49 Jp 11. Bonvillers. Inventaire des croix et calvaires. Archives de l'association pour la connaissance et la conservation des calvaires et croix du Beauvaisis, 2007.
Bibliographie
-
SEYDOUX, Philippe. Châteaux et gentilhommières en pays de l'Oise. Tome 1 : Beauvaisis, Vexin, pays de Bray, Plateau picard et pays de Clermont. Paris : La Morande, 2010.
Documents figurés
-
AD Oise
Bonvillers. Cadastre dit napoléonien, [premier tiers du XIXe siècle] (AD Oise ; EDT 335/1 G 2).
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France (depuis 2020).
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France (depuis 2020).