Dossier d’œuvre architecture IA60005475 | Réalisé par
Chamignon Lucile (Rédacteur)
Chamignon Lucile

Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France (depuis 2020).

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  • inventaire topographique, Communauté de communes Oise Picarde
Église Saint-Léger
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes de l'Oise Picarde - Saint-Just-en-Chaussée
  • Commune Gouy-les-Groseillers
  • Lieu-dit
  • Adresse rue des Moissons
  • Cadastre 2020 AB 10

Une église semble déjà exister au XIe siècle lorsque les comtes de Champagne Thieux et Etienne cèdent en 1042 la seigneurie et le patronage de la cure de Gouy au chapitre cathédral d’Amiens. Au XIIIe siècle, un prieuré sous l’autorité de l’abbaye Saint-Germer-de-Fly s’y installe. Les fonts baptismaux aujourd’hui conservés dans l’entrée et datés de cette période d’après leur style, sont probablement un témoignage de la reconstruction du lieu de culte à l’initiative de cet établissement monastique.

Il faut attendre l’extrême fin du XVe siècle pour que de nouveaux travaux soient menés comme en témoigne le chœur aujourd’hui visible qui comporte plusieurs éléments architecturaux de style gothique flamboyant : baie moulurée en arc brisé avec remplage gothique, poutres sablières dentelées et blochets sculptés, niche-crédence aménagée dans le pan sud. D’après Louis Graves (1843), il était en outre garni de lambris installés à la même période.

La nef semble quant à elle avoir été construite plus tard, certainement au cours du XVIIe siècle d’après son style simple et épuré (appareillage régulier des pierres, fausse voûte lambrissée, arcs en plein cintre des baies, arc surbaissé de l’entrée).

D’après les documents conservés aux Archives départementales (série O) et les plaques métalliques gravées sur les piliers supportant le clocher, les principales campagnes de travaux menées ensuite concernent le clocher et le chœur. Dans les années 1870, le premier est reconstruit par l’entrepreneur Lonpré de Cormeilles (Oise). En ce qui concerne le second, son couvrement et sa toiture sont restaurés en 1931 (voir le plan en illustration) par E. Leget, architecte à Breteuil (Oise). Une plaque métallique gravée sur le pilier du clocher indique que l’église est rouverte le 29 novembre 1931 par l’abbé Desaint, curé de Bonneuil, sous l’administration du maire G. Couet.

Des travaux de maçonnerie, de peinture, de carrelage et de couverture ont été réalisés dans les années 2010.

Implantée au croisement de l’ancienne voie romaine et de la rue des Moissons, l’église Saint-Léger est de taille modeste. Le plan de l’édifice comprend une nef à vaisseau unique prolongée par un chœur polygonal à trois pans plus haut que cette dernière. L’église est dépourvue de sacristie. La nef est éclairée par deux baies en arc en plein cintre tandis que le chœur est percé de cinq ouvertures : deux en arc en plein cintre, deux en arc brisé et celle du pan axial partiellement comblée par l’aménagement du maître-autel (seul le remplage est visible). L’entrée aménagée dans la façade occidentale consiste en une porte bâtarde installée sous un arc surbaissé. Un oculus est percé au-dessus. L’accès au clocher se fait depuis une échelle dans l’entrée de la nef. De plan carré, il comprend quatre égouts et se termine par une flèche polygonale. À l’intérieur, il est soutenu par une structure en charpente.

Les maçonneries sont en craie, taillée en moyen appareil. Les rampants du pignon de la façade occidentale sont constitués de briques appareillées en couteaux picards.

Les toits sont à longs pans et pignon découvert pour la nef ; toit à deux pans, croupe polygonale et pignon découvert pour le chœur. L’ensemble des couvertures est en ardoise, ainsi que l’essentage du clocher.

À l’intérieur, le couvrement est constitué d’une fausse voûte lambrissée en berceau, laissant apparaître les poutres sablières de la charpente. Un épais mur de refend percé par une ouverture en arc brisé sépare le chœur de la nef. Les baies sont garnies de verrières à bornes. Une niche-crédence est aménagée dans le pan sud du chœur.

  • Murs
    • calcaire moyen appareil
    • brique
    • essentage d'ardoise
  • Toits
    ardoise
  • Plans
    plan allongé
  • Couvrements
    • fausse voûte en berceau
    • lambris de couvrement
  • Couvertures
    • toit à longs pans pignon découvert
    • toit à deux pans de plan massé croupe polygonale
    • flèche polygonale
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : échelle
  • Techniques
  • Précision représentations

    Plaque métallique gravée sur le poteau de gauche dans l'entrée :

    LA RECONSTRUCTION DU CLOCHER FAIT PAR LONPRÉ À CORMEILLES SOUS L’ADMINISTRATION DE MACREZ ERNEST MAIRE DE LA COMMUNE ET DE (?) LEFRAN CURÉ DE BONNEUIL-LES-EAUX LE 10 AVRIL 187[…]

    Plaque métallique gravée sur le poteau de droite dans l'entrée :

    RÉOUVERTURE DE L’ÉGLISE DE GOUY PAR L’ABBÉ DESAIN-T JEAN CURÉ DE BONNEUIL LE 29 NOVEMBRE 1931 / G. COUET MAIRE

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Documents d'archives

  • AD Oise. Série O ; sous-série 2 O : 2 O 5875. Gouy-les-Groseillers. Église (1819-1932).

Périodiques

  • GRAVES, Louis. Précis statistique sur le canton de Breteuil, arrondissement de Clermont (Oise). Annuaire de l'Oise. Beauvais : Achille Desjardins, 1843.

Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Chamignon Lucile
Chamignon Lucile

Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France (depuis 2020).

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