Dossier d’œuvre architecture IA60005482 | Réalisé par
Chamignon Lucile (Rédacteur)
Chamignon Lucile

Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France (depuis 2020).

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  • inventaire topographique, Communauté de communes Oise Picarde
L'habitat du village de Rocquencourt
Œuvre recensée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes de l'Oise Picarde - Saint-Just-en-Chaussée
  • Commune Rocquencourt
  • Dénominations
    ferme, maison

Les formes de l'habitat

 

               Une majorité de fermes picardes

Compte tenu de la vocation essentiellement agricole de la population de Rocquencourt, l'habitat ancien du village est principalement constitué de fermes picardes. Celles-ci adoptent une forme caractéristique répandue dans tous les villages du plateau picard : un bâtiment sur rue, percé d'une entrée charretière, le plus souvent à usage de grange, parfois d'atelier ("boutique" en picard, visible au n°66 de la rue Marcel-Dassault, ill.) ou d'étable ; un logis en fond de cour ; des petites dépendances fermant les côtés de la cour perpendiculaires à la rue comme des poulaillers, étables, fournil ou bûcher. Plusieurs exemples sont encore visibles à Rocquencourt (n°26 (ill.) et 25 de la rue de l'École, n°64 de la rue Marcel-Dassault (ill.), n°80 de la rue Casimir-Maumené (ill.)), formant parfois encore ces traditionnels fronts de granges sur la rue comme dans la rue Casimir-Maumené ou dans la ruelle de l'Église.

Selon la taille de l'exploitation agricole, les granges sur la rue sont plus ou moins imposantes. Deux grosses fermes se situaient par exemple à la sortie ouest de la rue Maximilien-Rousselle (n°50 et 51) ou au n°65 de la rue Marcel-Dassault (ill.) d'après les grandes dimensions des granges percées de deux entrées charretières : l'une pour accéder à la cour, l'autre pour pénétrer dans la grange. Les fermes de taille plus modeste ne possèdent le plus souvent qu'une seule porte charretière, accompagnée parfois d'une porte à engranger les récoltes directement depuis la rue (n°26 de la rue de l'École par exemple).

 

               Quelques logis sur rue : habitat de l'artisan ou du commerçant

Moins fréquente à Rocquencourt, cette forme d'habitat comprend un logis sur la rue, parfois associé à une entrée charretière permettant d'accéder à la cour (n°69 de la rue Marcel-Dassault (ill.), n°22 de la rue de l'École (ill.)), tandis que des dépendances sont distribuées autour de cette dernière. Ces logements étaient le plus souvent occupés par des artisans ou des commerçants. Ainsi, d'après les cartes postales du premier quart du XXe siècle, un ancien café se trouvait au n°77 de la rue Casimir-Maumené. Un autre, qui comprenait également une salle de bal, se trouvait au n°33 de la rue de l'École.

 

Les matériaux de construction

L'habitat ancien est majoritairement construit en pans de bois. Ces structures en charpente reposent sur des solins combinant la brique et les dés de calcaire aux retombés des poteaux afin d'assurer la stabilité de l'édifice (n°26 de la rue de l'École, n°65 de la rue Marcel-Dassault). À Rocquencourt, de très nombreuses constructions sont encore essentées de clins de bois afin de protéger l'ossature en charpente des intempéries (par exemple aux n°26 de la rue de l'École, 64 (ill.) et 65 de la rue Marcel-Dassault).

Plus rares, des maçonneries constituées d'assises régulières de brique et de pierre en alternance, appelées "rouges barres", sont visibles au n°35 de la rue de l'École. Elles sont le plus souvent antérieures à la période révolutionnaire.

La brique employée seule se généralise à partir de l'industrialisation de sa fabrication au milieu du XIXe siècle. Ainsi, de nombreux propriétaires reconstruisent leur habitation avec ce matériau. À Rocquencourt, il a également été employé lors de la réédification des logements détruits par les bombardements de la Première Guerre mondiale, ce qui semble être le cas des logis aux n°82 de la rue Casimir-Maumené (ill.) et 22 de la rue de l'École (ill.), qui portent des éléments décoratifs caractéristiques de cette période (jeu géométrique avec l'alternance des briques blanches et rouges, et arcs surbaissés qui soulignent les baies).

  • Période(s)
    • Principale : 18e siècle , daté par travaux historiques , (incertitude)
    • Principale : 19e siècle , daté par travaux historiques
    • Principale : 1ère moitié 20e siècle
  • Statut de la propriété
    propriété privée
Date(s) d'enquête : 2026; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Chamignon Lucile
Chamignon Lucile

Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France (depuis 2020).

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