Photographe du service régional de l'Inventaire général Hauts-de-France.
- enquête thématique régionale, patrimoine de la Reconstruction
- enquête thématique régionale, La première Reconstruction
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté urbaine d'Arras
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Commune
Arras
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Adresse
rue des Teinturiers
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Cadastre
2025
AC
1
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Dénominationséglise, cathédrale
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VocablesSaint-Vaast, Notre-Dame de l'Assomption
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Destinationscathédrale
Une église abbatiale fondée au VIIe siècle
L’abbaye Saint-Vaast d’Arras est fondée au VIIe siècle par une communauté de moines suivant la règle de Saint-Benoît. Plusieurs églises se succèdent jusqu’au XIIIe siècle où débute la construction d’une église gothique achevée au XVe siècle. En 1661, la foudre s’abat sur la tour. L’état sanitaire de l’église ne cesse alors de se dégrader.
Une nouvelle église au XVIIIe siècle
En 1741, la reconstruction de l’abbaye est ordonnée par l’abbé commendataire, le cardinal Armand-Gaston de Rohan (1674-1749). Il appelle l’architecte Jean-François Labbé qui propose les plans de reconstruction en 1746. L’église est déplacée au nord de l’enclos monastique. Seul un plan au sol a été conservé, le projet d’élévation n’est pas connu.
À sa mort en 1750, c’est Nicolas (de) Brissy, un architecte du Hainaut, qui prend le relais assisté de deux collaborateurs arrageois, Laurent Linque et André Merville. Il est appelé par le nouvel abbé commanditaire dom Vigor de Briois. Il propose un nouveau projet d’église qui, faute de sources, est mal connu.
En 1774, Pierre Contant d’Ivry propose de nouveaux plans pour l’abbatiale. Là encore il est difficile de savoir qui fait appel à lui et dans quelles circonstances, ni s’il est fait table rase des projets précédents ou s’il est prévu de les intégrer dans sa proposition. Les travaux débutent en 1774 mais prennent du retard et lorsqu’éclate la Révolution française seule l’abbaye est achevée, l’église est encore en cours de construction.
L’achèvement des travaux au XIXe siècle
La cathédrale gothique d’Arras (située à l’emplacement actuel de l’église Saint-Nicolas-en-Cité) est détruite pendant la Révolution.
L’église abbatiale est choisie par Napoléon pour devenir la cathédrale de la ville en 1805. Le nouvel évêque Charles de la Tour d’Auvergne (1768-1851) œuvre pendant une trentaine d’années pour finir la construction de l’édifice.
Le préfet appelle l’architecte François Verly (1760-1822) pour achever la cathédrale. Après plusieurs propositions rejetées car trop ambitieuses et coûteuses, un projet est finalement adopté en 1813 : ce projet renonce à la construction d’une tour et d’un grand perron. Les travaux se poursuivent jusqu’en 1833, année de consécration de la cathédrale.
La chapelle de la Vierge est achevée en 1848. De nombreux projets de tours surmontant la chapelle sont aussi proposés à partir du milieu du XIXe siècle mais aucun n’est réalisé. La chapelle est finalement couverte d’un dôme de plomb.
L’église est protégée au titre des Monuments historiques en 1906.
La reconstruction après la Première Guerre mondiale
Les 5 et 6 juillet 1915 l’abbaye et la cathédrale sont incendiées par une bombe allemande. Suite aux très nombreux dégâts, un débat émerge entre les tenants de la conservation des ruines de la cathédrale comme témoignage de guerre et ceux de la reconstruction à l’identique. La Commission des Beaux-Arts chargée de la reconstruction décide de reconstruire la cathédrale (les ruines de l’abbatiale du Mont Saint-Éloi et celles de l’église d’Ablain-Saint-Nazaire (IA62005092) sont, elles, préservées pour témoigner de la guerre).
La reconstruction est confiée à Pierre Paquet (1875-1959), architecte en chef des Monuments historiques chargé de la reconstruction de la ville d’Arras. La reconstruction à l’identique est obligatoire car la cathédrale est classée. Pierre Paquet restitue le plus fidèlement possible l’église détruite et utilise des procédés techniques qui conjuguent le respect du passé et la modernité. Il remplace le chêne des charpentes, des planchers et lucarnes, les briques et pierres des voûtes par du ciment armé tout en préservant les anciennes voûtes en pierre qui ont résisté aux bombardements.
La reprise du culte en 1921 est provisoire. Les travaux sont lents car les crédits alloués par le ministère sont trop faibles pour une avancée rapide. Monseigneur Julien (1856-1930), évêque d’Arras, cherche des financements : il fonde la Société de l’œuvre de la cathédrale d’Arras et obtient un million de francs par souscription, ce qui lui permet de faire débloquer les fonds nécessaires auprès du ministère. Les travaux reprennent à un bon rythme et la cathédrale est inaugurée le 13 mai 1934.
De nouveau bombardée en mai 1944, la cathédrale subit de nouveaux dégâts : la voûte percée, la couverture soufflée, des vitraux brisés. Les travaux de remise en état sont achevés en 1947.
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Période(s)
- Principale : 4e quart 18e siècle , (détruit)
- Principale : 1ère moitié 19e siècle , (détruit)
- Principale : 2e quart 20e siècle
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Dates
- 1833, daté par travaux historiques
- 1934, daté par travaux historiques
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Auteur(s)
- Auteur : architecte attribution par travaux historiques
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Auteur :
Labbé Jean-Françoisarchitecte attribution par travaux historiquesLabbé Jean-FrançoisCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte du XVIIIe siècle
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Auteur :
Verly Françoisarchitecte attribution par travaux historiquesVerly FrançoisCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte né à Lille en 1760, formé à l'Académie des Arts de cette ville puis à l'Académie royale d'Architecture à Paris en 1781. Il conçoit le parc d'attraction le Colisée au pont de Canteleu à Lille (détruit), participe à des projets de reconstructions à Arras (séminaire diocésain, prisons du Conseil d'Artois), il transforme l'église Saint-Maurice de Lille en Temple de la Raison. Il devient architecte de la ville d'Anvers en 1801, charge qu'il perd à la chute de l'Empire. Il se retire à Bruxelles et contribue au projet de finition de la cathédrale d'Arras. Il décède à Saint-Saulve (Nord) en 1822.
Source : Olivier LIARDET. L'achèvement sans fin de la cathédrale d'Arras du premier au second empire. In Laurence BAUDOUX-ROUSSEAU et Delphine HANQUIEZ (dir.). Les cathédrales d'Arras du Moyen-Age à nos jours. Aire-sur-la-Lys : ateliergaleriéditions, 2020, p-301
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Auteur :
Paquet Pierrearchitecte attribution par travaux historiquesPaquet PierreCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte français né à Felletin (Creuse), il étudie à l'école des Beaux-Arts et à l'école des arts décoratifs. Il devient architecte en chef des monuments historiques en 1905, puis inspecteur général en 1920 avant de prendre sa retraite en 1947. Il est chargé de superviser la Reconstruction d'Arras après la Première Guerre mondiale.
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Paquet [consulté le 05/07/2024]
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Auteur :
De Brissy Nicolasarchitecte attribution par travaux historiquesDe Brissy NicolasCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte du XVIIIe siècle originaire de Mons (Belgique)
L’édifice est implanté au nord de l’abbaye Saint-Vaast, sur un terrain présentant un important dénivelé sur la rue des Teinturiers à l’ouest, que vient compenser un escalier monumental menant à l’entrée principale de la cathédrale tandis qu'un autre escalier au nord, épouse la pente de la rue Méaulens.
La cathédrale est construite en pierre calcaire et couverte en ardoise avec quelques parties en plomb. La façade occidentale s’élève sur deux niveaux. Le portail central est entouré de part et d’autre de colonnes corinthiennes, et de deux portails latéraux. Le tout est surmonté d’un entablement qui supporte un deuxième niveau comprenant une baie entourée de deux colonnes de chaque côté, couronnée par un fronton triangulaire.
La façade septentrionale, rue Méaulens, s’élève aussi sur deux niveaux articulés de pilastres. La porte d’entrée est cantonnée de pilastres, entourée de deux baies éclairant le transept. L’étage supérieur ne comprend qu’une travée surmontée d’un fronton triangulaire.
L’édifice s’élève sur deux niveaux. La nef et le chevet sont flanqués d’arcs-boutants. Le chevet est prolongé par la chapelle de la Vierge de plan carré qui devait servir de base à une tour jamais construite il est simplement couvert par un dôme.
L’église adopte un plan en croix latine, formé d’une nef à cinq travées et de deux collatéraux. La nef est voûtée en berceau renforcée par des arcs doubleaux. Un premier niveau est formé par une série de colonnes à chapiteaux de type corinthien. Elles portent une architrave sur laquelle s’appuie le second niveau de la nef éclairé par des verrières. Les collatéraux sont couverts d’une voûte plate, des pilastres délimitent chaque travée.
La croisée du transept, conçue pour abriter l’autel, est délimitée à chaque coin par un groupe de trois colonnes qui supportent une coupole.
Le transept est formé de deux travées : le portail au nord fait face à l’autel du calvaire au sud, correspondant à l’ancienne entrée de l’église depuis l’abbaye avant la reconstruction du XXe siècle.
Le chœur de cinq travées est surélevé et séparé des collatéraux et du déambulatoire par des colonnes à chapiteaux corinthiens. Il est formé de quatre chapelles rayonnantes et d'une chapelle axiale de plan polygonal. Il est éclairé par des verrières rondes.
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Murs
- calcaire
- béton
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Toitsardoise, plomb en couverture
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Plansplan en croix latine
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Étages3 vaisseaux
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Couvrements
- voûte en berceau
- voûte plate
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Couvertures
- toit à longs pans croupe
- toit à longs pans pignon découvert
- dôme circulaire
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Statut de la propriétépropriété de l'État
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Protectionsclassé MH, 1906/10/30
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Référence MH
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
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Bibliographie
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MARCILLOUX,Patrick. Images de la reconstruction, Arras : 1918-1934, photographies du fonds Paul Decaux. Dainville : Archives départementale du Pas-de-Calais, 1997.
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[Exposition. Arras, Musée des Beaux-Arts. 2015]. L'abbaye Saint-Vaast dans la tourmente de la Grande Guerre. Dir. Anne ESNAULT, Lionel GALLOIS, Marina HERMANT et Laurent WIART. Arras : Conseil départemental du Pas-de-Calais, 2015.
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Laurence BAUDOUX-ROUSSEAU et Delphine HANQUIEZ (dir.). Les cathédrales d'Arras du Moyen Age à nos jours. Aire-sur-la-Lys : ateliergaleriéditions, 2020.
Chargée de mission à l'Inventaire général du patrimoine culturel Région Hauts-de-France (depuis 2020).
Chargée de mission à l'Inventaire général du patrimoine culturel Région Hauts-de-France (depuis 2020).