Photographe du service régional de l'Inventaire général Hauts-de-France.
- enquête thématique régionale, patrimoine de la Reconstruction
- enquête thématique régionale, la seconde Reconstruction
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Hauts-de-France - Calais (arrondissement)
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Commune
Calais
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Lieu-dit
Calais-Nord
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Adresse
1 à 17 rue Fernand Lenel
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Cadastre
2025
XD
153 à 159 bis
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Précisions
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Dénominationssecteur urbain concerté, maison, immeuble
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Appellationsunité de chantier BN1, opération BN1
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Autres parties constituantesgarage, maison, immeuble
L’opération de reconstruction Unité de chantier BN1 fait partie de la phase moderniste de la reconstruction de Calais-Nord. Elle est édifiée en 1957 (permis de construire et certificat de conformité). Il s’agit d’une opération en procédure normale groupée inscrite au programme 1955, qui comporte 9 logements, ainsi que 6 garages.
Urbaniste en chef : Jean Gondolo
Architecte en chef : Clément Tambuté
Architecte d'opération : Roger Marlin
L'unité de chantier BN1 constitue une très intéressante synthèse entre un programme individualisé, au niveau de chaque maison, et un parti urbain et architectural moderne fondé sur l'homogénéité formelle, au niveau de l'unité de chantier. En outre l'ensemble constitue le pendant de l'unité de chantier BN2, située sur le pourtour ouest de l'îlot, présentant la même disposition et la même facture.
L'opération
L'unité de chantier BN1 est une opération de reconstruction en procédure normale groupée.
Selon cette procédure, plusieurs propriétaires sinistrés d'un même îlot regroupent leurs futurs biens au sein d’une unité de chantier dont la maîtrise d'œuvre est confiée à un unique architecte d'opération. L'Association Syndicale de Reconstruction (ASR) assure la maîtrise d’ouvrage de l'opération et gère les dommages de guerre. Généralisée au cours de l'automne 1949, la reconstruction groupée est plus rapide que la reconstruction dite isolée (où un architecte d'opération gère le bien d'un seul sinistré) ; elle favorise également la conception d'ensembles homogènes.
L'unité de chantier BN1 est inscrite au programme 1955, et placée sous la maîtrise d'ouvrage de l'ASR de Calais-Nord 2. Le projet est confié à l'architecte d'opération Roger Marlin (Calais), qui le dépose le 29 septembre 1955.
Inscrite dans l'îlot BN, l'unité de chantier BN1 en définit la façade est ; elle est complémentaire de l'unité de chantier BN2, en façade ouest, confiée au même architecte. Elle consiste en un ensemble de 7 maisons et 1 immeuble, sis sur autant de parcelles issues du remembrement. Bien que conçus pour former un ensemble urbain et architectural cohérent, les constructions répondent aux besoins et à la capacité financière de chaque propriétaire sinistré. Ainsi les parcelles sont de taille variable en profondeur comme en largeur.
Selon les parcelles, les permis de construire sont délivrés entre le 26 juin 1956 et le 29 mars 1957. Les certificats de conformité sont délivrés le 3 juillet 1957.
Le programme
Le programme consiste en un ensemble de 7 maisons et 1 immeuble (de deux logements) comportant au total 9 logements et 6 garages. Maisons et immeubles sont répartis en 3 groupes : les groupes 1 et 3 (aux extrémités) comprennent chacun 3 maisons ; le groupe 2 (au centre) comporte une maison et un immeuble à deux logements.
Chaque groupe comporte un sous-sol, rez-de-chaussée et un étage ; les demeures situées aux extrémités des trois groupes sont dotées de garages. Les plans intérieurs, consultés aux archives, sont tous différents les uns des autres, témoignant d'une stricte individualisation des logements.
Techniques constructives
Les fondations sont prévues sur semelles filantes en béton. En sous-sol les murs porteurs comme le plancher haut sont en béton armé. Les autres planchers hauts sont en béton armé et hourdis creux. Les refends (murs internes porteurs) sont constitués par des ossatures en béton armé composées de poteaux et de poutres solidaires des planchers, avec remplissage en brique creuse. Les façades sur rue, sur cour et les pignons sont montés en brique pleine. La charpente des combles, en sapin, porte une toiture à une pente en zinc.
Les soubassements portent un parement en pierre de Marquise ou de Baincthun (Boulonnais). Au-dessus, l'ensemble des façades est enduit de quartz teinté, exécuté par panneaux séparés par des joints en ébonite (ton brun rouge). Encadrement des baies et claustras sont en béton armé coulé avec enduit de ciment. Les balcons, en béton armé, sont coulés en même temps que les planchers et clos par des panneaux de verre cathédrale (texturé et opaque) armé.
Les murs de clôture des jardins et les piles des portillons sont en brique, parés de ciment de gravillons. Les murs sont surmontés d'un grillage de 50 cm de haut ; une des piles abrite la boîte aux lettres. Au groupe 2, des pergolas sont prévues, avec jardinières en brique enduite ; des colonnes en béton armé supportent la charpente en bois.
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Période(s)
- Principale : 3e quart 20e siècle
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Dates
- 1957, daté par source
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Auteur(s)
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Auteur :
Tambuté Clémentarchitecte, architecte en chef attribution par sourceTambuté ClémentCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
NOTICE EN COURS D'ELABORATION
Clément Roger Tambuté, né le 14 février 1905 à Paris 6e et mort le 1er avril 1992 à Levallois-Perret est un architecte français. Auteur de nombreux édifices de la période de Reconstruction, il est principalement connu pour avoir réalisé avec Henri Delacroix la Cité des 4000, à La Courneuve, la ZUP du Val de l'Aurence, à Limoges, la cité du Bois l'Abbé, à Champigny-Sur-Marne et Chennevières-Sur-Marne et le bâtiment du Tri Postal à Lille. Architecte du modernisme, il est sollicité dans les années 1950, après un début de carrière à Djibouti et Madagascar pour mener à bien des projets d'architecture dans des villes marquées par d'importantes destructions liées à la Seconde Guerre mondiale, comme Calais (où il collabore avec le sculpteur René Collamarini) et Abbeville. Dans les années 1960 et 1970, il conduit également plusieurs projets de construction de « grands ensembles », en banlieue parisienne et à Limoges en particulier. À l'instar des autres productions de cette époque et de ce style, ces réalisations sont par la suite décriées, plusieurs d'entre-elles étant profondément remaniées voire détruites.
source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cl%C3%A9ment_Tambut%C3%A9 [consulté le 14/05/2025]
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Auteur :
Marlin Rogerarchitecte, architecte d'opération attribution par sourceMarlin RogerCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Pendant la reconstruction de Calais son bureau est à Calais.
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Auteur :
Implantées sur le pourtour est de l'îlot BN, les 8 demeures de l'unité de chantier BN1 forment un ensemble bâti discontinu mais très homogène sur la rue Fernand Lenel. Elles sont regroupées en trois blocs (que séparent des garages) implantés en dent de scie en retrait de la rue.
Les trois blocs présentent les mêmes dimensions, la même conception et le même aspect général. Le plan rectangulaire se développe sur 9 m de profondeur et sur 18 m de long. Chaque bloc comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée et un étage carré. Les logements bénéficient de deux jardins, sur l'avant et sur l'arrière de chaque parcelle. Le bloc central est formé de deux maisons mitoyennes ; ceux des extrémités de trois maisons. Les garages – 6 au total - flanquent chaque bloc ; les deux maisons situées au centre des blocs en sont dépourvues.
Le mode constructif est rendu invisible. L'esthétique des façades s'exprime indépendamment de la structure interne et va même jusqu'à contrefaire des techniques constructives non utilisées. Ainsi les façades portent un enduit de ciment quadrillé par des joints ocres, l'ensemble imitant un parement en plaquis préfabriqué. Un soubassement paré en pierres souligne l'ensemble. Les façades s'animent également des balcons en béton (et initialement panneaux de verre armé), et de la disposition des baies aux encadrements saillants en béton peint en blanc, déclinées en différentes tailles. De petites niches en béton, couronnant la façade antérieure, scandent le rythme des travées. En façade latérale ce motif carré revient, groupé par six, formant les claustras éclairant les escaliers. Le toit, portant une couverture métallique, est à un seul pan et incliné vers l'arrière ; il présente un léger débord en façade antérieure. Les portes d'entrée sont en bois avec panneau de verre central grillagé.
L'esthétique, moderne, repose sur la géométrie simple des volumes, des lignes et des éléments de modénature. Chaque bloc présente par ailleurs une façade à la composition strictement symétrique : les deux maisons du bloc central sont jumelées ; quant aux blocs de trois, ils présentent deux maisons disposées en miroir autour d'une maison centrale à façade strictement symétrique.
Malgré un indéniable caractère d'homogénéité, les 3 blocs sont dissemblables, car constitués de maisons de différents types. Ainsi les blocs de 3 se différencient par la composition de leurs maisons latérales. Par ailleurs, le groupe central formé de la maison et de l'immeuble se distingue par son standing. Les baies y sont pourvues de jardinières en béton et les entrées sont particulièrement soignées : emmarchement, présence d'un occulus ainsi que d'un auvent courbe en béton, que sépare un mur en pavés de verre, pergolas...
L'unité de chantier BN1 constitue donc une très intéressante synthèse entre un programme individualisé, au niveau de chaque maison, et un parti urbain et architectural moderne fondé sur l'homogénéité formelle, au niveau de l'unité de chantier. En outre l'ensemble constitue le pendant de l'unité de chantier BN2, située sur le pourtour ouest de l'îlot, présentant la même disposition et la même facture, moyennant quelques petites différences de détails.
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Murs
- béton béton armé enduit
- brique enduit
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Toitsmétal en couverture
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Plansplan rectangulaire régulier
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Étagessous-sol, rez-de-chaussée, 1 étage carré
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit à un pan
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Escaliers
- escalier intérieur
- escalier de distribution extérieur
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Typologiesconstruction à ossature béton ; structure rendue invisible ; contrefaçon de techniques constructives
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Statut de la propriétépropriété privée
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) IGN
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Documents d'archives
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AD Pas-de-Calais
AD Pas-de-Calais. Série W ; 74 W 15. Associations Syndicales de Reconstruction de Calais [cotation en cours] : fichier des îlots et des sinistrés, relatif aux opérations préfinancées, aux procédures normales et aux dépenses remboursées par l’État.
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AD Pas-de-Calais
AD Pas-de-Calais. Série W ; 74 W 49 à 52. Associations Syndicales de Reconstruction de Calais [cotation en cours] : certificats de conformité, ASR de Calais-Nord.
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AD Pas-de-Calais
AD Pas-de-Calais. Série W ; 74 W 158 à 771 et 67 W. Associations Syndicales de Reconstruction de Calais [cotation en cours] : projets, plans et suivi des travaux.
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AD Pas-de-Calais
AD Pas-de-Calais. Série W ; 92 W 162 à 187. Associations Syndicales de Remembrement après la Seconde Guerre mondiale. Calais-Nord : dossiers de clôture.
Documents figurés
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[Calais-Nord], ensemble de vues aériennes verticales, noir et blanc, 1945-1975 (Source IGN. Photothèque nationale).
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France.
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France.