• inventaire préliminaire, arrière-pays maritime picard
Ancienne ferme et épicerie-mercerie-café, ancien relais-auberge, de Favières, dit café Magdeleine
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
  • (c) SMACOPI

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes Ponthieu-Marquenterre - Rue
  • Commune Favières
  • Adresse 720 rue des Forges
  • Cadastre 1828 C 66-67  ; 2004 C1 441-443, 28, 475
  • Dénominations
    ferme, relais de poste
  • Appellations
    café Magdeleine
  • Destinations
    café, mercerie, épicerie, maison
  • Parties constituantes non étudiées
    cour, étable, étable à chevaux, grange, charretterie, pigeonnier

Cette ancienne ferme figure sur le cadastre napoléonien selon un plan totalement différent. Le logis figure en retrait de la voie, parallèlement à celle-ci, avec, de part et d'autre, au nord, deux petites dépendances (l'une est perpendiculaire au logis, l'autre est placée en biais).

Cet édifice est converti en café à une date inconnue. La carte postale en donne une représentation au début du 20e siècle, dépourvu de ses carreaux de céramique indiquant ses fonctions de café et épicerie-mercerie.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle, 1er quart 20e siècle
  • Dates
    • 1920, porte la date

Cet ensemble à cour fermée est construit en brique. L'entrée se fait au nord-ouest, matérialisée par deux piliers carrés surmontés d'un chaperon cimenté.

Le logis longe la rue en suivant son tracé anguleux. Les nombreuses ouvertures (sept) désignent autant de travées. À l'est, se situe la partie commerciale, matérialisée par une baie plus large surmontée d'un linteau en indiquant la fonction : "épicerie - mercerie". La porte d'entrée, elle, est soulignée à l'entablement d'un cartouche également en carreaux de céramique portant l'inscription "café". Les autres fenêtres sont surmontées des mêmes carreaux de céramique, dépourvus d'indications, mais ayant reçu un décor en frise de fleurs de lotus. Les deux travées orientales sont démunies de décor et ont simplement reçu un arc segmentaire en brique. Sous ces deux fenêtres, une porte basse flanquée de deux ouvertures protégées d'une grille indiquent la présence d'une cave. Le décor se concentre également à la corniche qui a reçu une frise de briques moulurées. Le toit à deux pans en tuiles et en ardoise crée des noues lorsque les bâtiments sont juxtaposés (en biais) les uns par rapports aux autres.

Les étables occupent le fond de la cour (au sud). Les flanquant à l'ouest est située la charretterie, bâtiment ajouré surmonté d'un grenier (le pignon est percé d'une ouverture). Entre ces deux derniers éléments se trouve un pigeonnier, également en brique, couvert d'un toit en pavillon en ardoise.

  • Murs
    • brique
  • Toits
    tuile, ardoise
  • Étages
    sous-sol, en rez-de-chaussée, comble à surcroît
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • toit en pavillon
    • noue
    • pignon découvert
  • Techniques
    • céramique
  • Représentations
    • fleur
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Malgré sa présence sur le cadastre de 1828, l'ensemble de la construction semble avoir été reconstruit à la fin du 19e siècle pour le logis et au cours du premier quart du 20e siècle pour les dépendances (couleur de la brique). En effet, l'étable en fond de cour porte la date par fers d'ancrage de 1920. Cette ferme fait donc partie de la vague de construction qu'a subit le village au début du 20e siècle. Le café était le point de rassemblement et le lieu de vie de tous les habitants qui cherchaient du travail. En effet, les exploitants y recrutaient les saisonniers (qui logeaient parfois dans les combles pour ceux qui venaient de loin) ou les journaliers, et les manufacturiers fournissaient les bobines aux artisans textiles qui travaillaient à façon.

Documents figurés

  • Favières - Café Magdeleine, carte postale en noir et blanc, début 20e siècle.

Date(s) d'enquête : 2005; Date(s) de rédaction : 2005