Dossier d’œuvre architecture IA80009687 | Réalisé par
Fournis Frédéric
Fournis Frédéric

Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, région Hauts-de-France.

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  • inventaire topographique, Val-de-Nièvre
  • patrimoine funéraire, Val-de-Nièvre
Église paroissiale Saint-Sulpice et cimetière de Ribeaucourt
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Grand Amiénois - Domart-en-Ponthieu
  • Commune Ribeaucourt
  • Adresse rue de l' Église
  • Cadastre 1835 B1 302 à 304  ; 1984 B 191, 192
  • Dénominations
    église paroissiale, cimetière
  • Vocables
    Saint-Sulpice
  • Parties constituantes étudiées
  • Parties constituantes non étudiées
    tombeau, mur de clôture, portail

Largement restaurée au milieu du 19e siècle, puis après les deux guerres mondiales, l'église de Ribeaucourt est difficile à dater. La façade occidentale porte en graffiti la date de 1595 : de fait, la petite porte couverte d'un arc déprimé et mouluré de simples ressauts, porte l'empreinte du 16e siècle. Elle était surmontée à l'origine d'une baie à remplage, aujourd'hui murée et enduite, mais dont la présence se décèle dans l'élévation intérieure. L'édifice a probablement été repris, voire reconstruit en partie au 18e siècle, comme peuvent le laisser penser la forme et le style du clocher-porche (proche de celui de l'église de Fransu reconstruit à la même époque), et surtout du chœur avec ses étroits contreforts ainsi que les pilastres et l'arc triomphal qui en ponctuent l'espace intérieur. Les graffitis de chronogrammes sur le mur sud du chœur (1741 et 1766) et de l'abside (1776) indiquent à tout le moins que ces élévations étaient réalisées à ces dates.

Sous l'Ancien Régime, la cure était à la présentation de l'abbaye de Berteaucourt, dont l'abbesse partageait la dîme avec le curé de Beaumetz et le prieur de Domart. En 1804, l'église est érigée en succursale avec la réunion de la cure de Saint-Hilaire-Lanches. Le chef-lieu de la succursale est transféré à Lanches en 1808. Elle est érigée en chapelle vicariale par arrêté préfectoral du 20 octobre 1834, puis à nouveau en succursale par décret du 28 décembre 1861. La nef est reconstruite à partir de 1840, et les travaux sont probablement achevés en 1851 par le maçon Daullé si l'on en croit le graffiti gravé sur le mur sud de la nef. Ces travaux entraînent cependant la destruction accidentelle de l'ancienne chapelle seigneuriale. L'arrêté préfectoral du 10 mars 1857 entérine l'accord entre la commune et Charles de Berny, par lequel celui-ci s'engage à céder à la commune le presbytère nouvellement construit, et à régler la couverture de la nef et l'érection de la flèche du clocher. Louis Henry Antoine, architecte de l'arrondissement de Doullens, a déjà donné le 17 avril 1856 le devis estimatif de ces travaux, estimés chacun à 900 francs. En échange, la commune cède à Charles de Berny un terrain au nord de l'église pour y reconstruire la chapelle funéraire.

Quelques tombeaux repérés dans le cimetière (fig.) portent la signature d'entrepreneur de Doullens (Niquet, Boitte, Courtois), de Saint-Léger-lès-Domart (Tombeur), de Longpré (Crépin) et d'Amiens (Lamarre).

L'église est construite en calcaire appareillé en pierre de taille sur un soubassement de grès (élévation occidentale) et de de brique (nef et chœur). Elle est formé d'une nef de trois travées et d'un chœur d'une travée, légèrement moins large et moins élevé, terminé par une abside polygonale à trois pans dont quatre étroits contreforts épaulent les angles. La façade occidentale, dans laquelle s'ouvre une petite porte couverte d'un arc déprimé mouluré de simples ressauts, forme un pignon découvert prolongé par le clocher-mur initial à deux baies. Celui-ci est complété de deux murs étroits au droit de la façade, formant un porche devant la porte, et d'une structure charpentée essentée d'ardoise à l'arrière. L'arc brisé des baies est appareillé en brique. Une large arcade de communication avec la chapelle funéraire de la famille de Berny est percée dans le mur nord du chœur. Le toit est à longs pans avec croupe polygonale sur l'abside. Le clocher est couvert d'un toit à deux pans prolongé par une flèche polygonale.

L'intérieur de l'édifice est couvert d'une fausse voûte en anse-de-panier (nef et chœur) et d'une fausse voûte en cul-de-four (abside). L'abside, utilisée comme sacristie, est séparée du chœur par une clôture lambrissée à deux portes latérales, à laquelle est adossé la maître-autel. Présence de graffitis (fig.)

  • Murs
    • calcaire pierre de taille
    • essentage d'ardoise
  • Toits
    ardoise
  • Plans
    plan en croix latine
  • Étages
    1 vaisseau
  • Couvrements
    • fausse voûte en anse-de-panier
    • fausse voûte en cul-de-four
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe polygonale
    • pignon couvert
    • pignon découvert
    • flèche polygonale
    • appentis
  • Typologies
    choeur à abside polygonale ; clocher-mur ; cimetière d'enclos paroissial (churchyard)
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Comme la plupart des églises de la région construites en craie (Bouchon, Franqueville, Fransu, Pernois, Surcamps), l'église de Ribeaucourt porte des graffitis tracés sur les murs extérieurs, dont certains, datant du 18e siècle, sont probablement des épitaphes ou inscriptions funéraires liées aux sépultures du cimetière qui l'entoure.