Chercheur associé à l'Inventaire pour l'étude sur Abbeville (2018).
- inventaire topographique, Abbeville
- inventaire topographique, Pays d'art et d'histoire Ponthieu-baie de Somme
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Monnehay-Vulliet Marie-LaureMonnehay-Vulliet Marie-LaureCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Commune d'Abbeville
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté d'agglomération de la Baie de Somme - Abbeville
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Commune
Abbeville
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Adresse
24 rue Gontier-Patin
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Cadastre
2025
XM
168
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Dénominationsbeffroi, hôtel de ville
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Destinationsbeffroi, échevinage, hôtel de ville, musée
Liberté communale et édification du premier beffroi
Au XIIᵉ siècle, un troisième pouvoir se met en place dans le comté du Ponthieu, rivalisant avec les seigneurs et les autorités ecclésiastiques du territoire : le pouvoir communal. Cette restructuration de la société, permise par l’essor de la bourgeoisie locale, se traduit notamment par l’affranchissement de nombreuses communes, dont la première est Saint-Riquier, vers 1125 (Jaminon-Boinet, 2008).
Peu après, à Abbeville, la forte activité marchande, qui a considérablement enrichi et dynamisé la ville, permet aux bourgeois d’obtenir de Guillaume Talvas (1095-1171), comte de Ponthieu, l’autorisation de se constituer en commune, vers 1130. Cette liberté, assortie de droits et de privilèges, est officiellement reconnue en 1184 par la ratification d’une charte entre Jean de Ponthieu (1141-1191) et le nouveau pouvoir communal. Ce document exceptionnel est toujours conservé aux archives communales d’Abbeville (ill.).
La nouvelle autonomie s'affirme par la construction d’un premier beffroi sur la place du Marché-au-Blé, aujourd'hui place Max Lejeune, à l’emplacement approximatif de l’actuel hôtel de ville. Par l’érection de cette tour dans le paysage urbain, il s’agit d’affirmer un pouvoir concurrent, en opposition symbolique aux édifices seigneuriaux et ecclésiastiques.
Au début du XIIIᵉ siècle, le premier beffroi devient trop petit pour accueillir les délibérations de l’échevinage. Cela conduit le comte de Ponthieu à accorder aux mayeurs et échevins de la ville le droit d’en édifier un nouveau (Prarond, 1871).
La construction du nouveau beffroi au XIIIe siècle et le pouvoir échevinal
Le nouvel édifice, toujours visible de nos jours, est érigé non loin du premier beffroi, dont il ne reste aujourd'hui aucune trace. Par mimétisme avec le pouvoir seigneurial, l'édifice construit en 1209 adopte l'apparence d'un donjon en grès, d'une hauteur de 30 m et d'une largeur de 10 m. Véritable forteresse, cette tour est renforcée par des contreforts et dotée d'ouvertures à l'aspect de meurtrières.
Par ailleurs, les différents travaux archéologiques menés à la fin du XXᵉ et au début du XXIᵉ siècle ont mis en évidence la présence d’une enceinte datant du XIIᵉ siècle, dont le tracé passe par l'emplacement du beffroi actuel (Ben Redjeb, 1999). La ressemblance de ce dernier avec des fortifications anglo-normandes contemporaines, comme le château de Hedingham dans le comté d'Essex en Angleterre soulève l’hypothèse — encore non vérifiée — de son intégration au système défensif de la ville, ou, à défaut, du réemploi d’un élément de la fortification après que celle-ci fut devenue obsolète.
Le beffroi d’Abbeville remplit plusieurs fonctions, tant symboliques que pratiques. Historiquement, le rôle d’un beffroi est d’assurer la surveillance de la ville. Le mimétisme précédemment évoqué avec la tour-donjon trouve ici une véritable utilité. En effet, jusqu’à l’édification des tours de la collégiale Saint-Vulfran, au début du XVIᵉ siècle, le beffroi constitue le point le plus élevé d’Abbeville. Cette position stratégique permet d’y poster des guetteurs chargés de donner l’alerte en cas d’attaque ennemie ou d’incendie. Même si elle reste partiellement sous l’autorité des comtes de Ponthieu, Abbeville doit pouvoir assurer sa propre défense en cas d’attaque. C’est pourquoi l’échevinage conserve un arsenal d’armes appartenant aux bourgeois, manants et autres habitants de la cité.
Le beffroi sert également de lieu de réunion pour les échevins et leur mayeur, dans une salle dont les murs sont couverts de draps armoriés aux couleurs de la ville (Prarond, 1871). Cette salle échevinale fait aussi office de tribunal, où sont jugés les délits. Les condamnés sont ensuite enfermés soit dans l’un des deux cachots, soit dans l’une des salles de la tour, selon l’époque. Des témoignages de ces incarcérations subsistent sous forme de graffiti laissés par les gardiens ou les prisonniers, aux XVᵉ et XVIᵉ siècles. On en retrouve notamment dans la salle haute, où sont représentés des crucifix, des têtes humaines, des rosaces, ou encore un château fortifié (ill.).
Enfin, le beffroi offre une alternative au temps religieux en devenant le sonneur du temps civil. En rythmant les journées différemment, il organise la vie urbaine au son de ses quatre cloches. La plus grosse, surnommée "la Hideuse", sonne le tocsin lors des incendies, des exécutions, mais aussi à l’occasion des processions, des entrées royales ou encore de l’élection d’un nouveau mayeur. Une autre, appelée "la cloche de la Porte", rythme l’ouverture et la fermeture des portes de la ville. Elle signale aux soldats et aux habitants armés qu’ils doivent s’y rendre pour en assurer la garde jusqu’à la nuit. La troisième, "la cloche de Waite" (ou du Guet), annonce la relève de la garde nocturne. Les hommes doivent alors rejoindre les postes situés sur les remparts et dans les corps de garde de chaque porte. Enfin, "la cloche de la Retraite" convoque les officiers municipaux aux assemblées et appelle les promeneurs attardés à regagner leur domicile. Aucune de ces cloches n'a été conservée à la suite de la période révolutionnaire et des bombardements de la ville qui ont affecté la partie sommitale du beffroi en 1940.
Du beffroi à l'hôtel de ville
Au fil des siècles, le beffroi du XIIIᵉ siècle est complété par d’autres bâtiments qui forment, jusqu’en 1940, l’hôtel de ville.
Entre 1467 et 1468, une nouvelle argenterie — ou trésorerie — est accolée au beffroi. Il s'agit d'un édifice rectangulaire coiffé d’un toit plat, destiné à abriter dans une salle située à l’étage, la charte communale de 1184 ainsi que les archives municipales. Plus ornementée que le beffroi roman, la trésorerie se distingue notamment par le traitement décoratif de ses ouvertures, ainsi que par l'installation de vitraux entre 1476 et 1477. L’un d’eux arborait les armes royales, tandis qu’un autre représentait celles du dauphin de France. Une porte cochère aménagée au rez-de-chaussée permettait quant à elle l’accès au jardin situé à l’arrière de la tour (Prarond, 1871).
Au XVIᵉ siècle, de nouveaux bâtiments viennent encercler la tour médiévale et s’organisent autour d’une cour intérieure. Dans le fond de cette cour, contigu au beffroi, s’élevait le corps principal de l’hôtel de ville. La façade de cette aile était précédée, sur toute sa longueur, par une galerie permettant au mayeur de haranguer la foule (ill.). Cette galerie se distinguait par un riche décor sculpté, mettant en scène des allégories telles que la Force, la Religion, la Justice ou encore le Commerce - autant de valeurs associées aux différents bâtiments de l'hôtel de ville. Dans l’angle opposé de la cour, à l’ouest, une halle aux drapiers en charpente venait probablement fermer l’espace (Prarond, 1871).
Du côté de la rue, la façade principale était percée d’un passage cocher qui donnait accès à la cour intérieure. À l’angle gauche de ce bâtiment était construite une échauguette à côté de laquelle, adossée au mur de la façade, se trouvait une petite maison à pans de bois (ill.).
La fin du XVIIᵉ siècle et le début du XVIIIᵉ marquent une phase de réaménagement de l’ensemble de l’hôtel de ville. En effet, dès 1685, le corps municipal prend la décision de démolir la porte d’entrée donnant sur la rue ainsi que la galerie située au fond de la cour. Une nouvelle porte est alors construite. Elle est encadrée par deux colonnes, surmontée d’une frise ornée de fleurs de lys et couronnée par un buste de Louis XIV (ill.).
En 1732, de nouvelles modifications transforment encore l’aspect général de l’hôtel de ville. La petite maison à pans de bois est détruite, ce qui entraîne la réfection complète de la façade. La nouvelle façade, réalisée en pierre de taille, présente cinq travées, dont un avant-corps central percé d’une grande porte surmontée d’un linteau de pierre ouvragé. L’ensemble est encadré par deux colonnes et couronné d’un fronton triangulaire (ill.). Cette même année, la halle aux drapiers en charpente est remplacée par une halle en maçonnerie (Prarond, 1871). Quinze ans plus tard, en 1747, la façade principale, située au fond de la cour, est remaniée (Prarond, 1871). Elle se développe en trois travées, dont seul l’avant-corps central est ouvragé. Celui-ci est couronné d’un fronton triangulaire portant les armes de la France, surmontées d’un soleil. La porte-fenêtre centrale est quant à elle encadrée de bas-reliefs ajoutés dans les années 1790, représentant des trophées d’armes entrelacées, sculptés par l’artiste abbevillois Auguste. Comme un écho à la galerie disparue, un balcon en fer forgé est apposé sur la façade (ill.).
À la Révolution, la girouette représentant le comte de Ponthieu à cheval, décor qui surmontait le beffroi, est déposée et remplacée par un bonnet phrygien, sous lequel flotte le drapeau tricolore. Par la suite, la toiture de l’hôtel de ville est démoli, puis reconstruite en 1807 dans un style différent. La charpente pyramidale est alors remplacée par une structure en forme de "timbale renversée" (Prarond, 1871), dont le sommet n’est orné que d’une simple boule. L’idée d’y installer un aigle impérial a été évoquée, mais aucune preuve ne permet d’en confirmer la réalisation.
Les sources mentionnent également l’existence d’une chapelle dépendante de l’Échevinage, mais il semble que cette chapelle corresponde en réalité à l’église Saint-André (IA80011206) (Louandre,1834). Remontant au XIIe siècle, Il s'agit alors d'un des plus anciens édifices religieux de la ville qui va connaître de nombreuses transformations. Le beffroi est implanté à proximité de cette église encore modeste, mais qui au XVIe siècle est entièrement reconstruite, selon un plan plus vaste, la rapprochant encore davantage de l’ensemble architectural de l’hôtel de ville.
En 1887, à l’initiative du sous-préfet d’Abbeville, un bas-relief en bronze réalisé par le sculpteur Emmanuel Fontaine (1856-1935) est apposé sur la façade du beffroi. L’œuvre représente l’arrestation d’Enguerrand Ringois, marin abbevillois, survenue en 1368. Ce dernier fut exécuté pour avoir refusé de prêter serment au roi d’Angleterre Édouard III, en pleine guerre de Cent Ans.
Le beffroi au XXᵉ siècle
La distribution des pièces de l’hôtel de ville au début du XXᵉ siècle est connue grâce à un rapport détaillé de l’architecte abbevillois Gérard Sargnon (1917-2004). Rédigé en 1952 sur la base de plans antérieurs, ce document décrit l’état de l’édifice tel qu’il existait avant sa destruction par les bombardements de l’aviation allemande en mai 1940. Ce rapport a servi de base pour l’évaluation des dommages de guerre relatifs à l'hôtel de ville (AD Somme, 71 W 236).
Ainsi, le rapport nous informe que le bâtiment principal, ouvrant sur la rue, abritait en partie des bureaux ainsi qu’un logement destiné au concierge, ce dernier s’étendant également dans l’aile orientale. Le bâtiment situé au fond de la cour accueillait quant à lui les espaces de représentation, tels que la salle des mariages et celle des commissions. Le rez-de-chaussée de cet édifice conservait encore les anciens cachots.
Si l’hôtel de ville d’Abbeville est épargné lors du premier conflit mondial, il est presque intégralement détruit durant la Seconde Guerre mondiale. Le 20 mai 1940, le centre-ville est la cible d’un bombardement massif mené par une trentaine d’avions de la Luftwaffe. L’incendie déclenché par les frappes ravage l’édifice, dont il ne subsiste que quelques éléments, dont la tour du XIIIᵉ siècle et le bâtiment de la trésorerie, datant du XIVᵉ siècle. Le beffroi perd néanmoins sa toiture du XIXᵉ siècle ainsi que la loge du guetteur.
À l’heure de la reconstruction de la ville, effective à partir de la fin des années 1940, il est décidé de ne pas reconstruire l’hôtel de ville à son emplacement initial. Les nouveaux plans, dessinés par l’architecte Gréber (1882-1962), prévoient de déplacer l’hôtel de ville sur une nouvelle place centrale : l’actuelle place Max-Lejeune, non loin de l’endroit où se situait le premier beffroi (IA80010411).
Dépossédé des bâtiments qui formaient avec lui l’hôtel de ville, le beffroi est intégré en 1954 au nouveau musée municipal, lequel réunit les collections des deux anciens musées de la ville : le musée Boucher-de-Perthes et le musée d’Abbeville et du Ponthieu.
Bien qu’une restauration partielle de la tour ait eu lieu dans les années 1960, le beffroi demeure dépourvu de charpente jusqu’en 1985, année où il est décidé de reconstruire la partie sommitale du beffroi. L’architecte François Vasselle (1924-2015) se voit confier cette restitution, dans un état proche de son apparence médiévale, c’est-à-dire coiffée d’un toit à double pyramide. L’architecte restitue également le cadran solaire et prend la liberté d’ajouter une balustrade de style néo-gothique et fait sculpter deux gargouilles aux axes nord-est et sud-ouest.
La nouvelle toiture est inaugurée en 1986. À cette occasion, deux nouvelles cloches sont installées dans le beffroi. En effet, aucune des quatre cloches d’origine n’a été conservée : deux ont été fondues pendant la Révolution, les deux autres ont été détruites lors des bombardements de 1940. Les cloches installées en 1986 proviennent d’un ensemble de six cloches rapportées d’Algérie par Max Lejeune en 1966, ancien ministre du Sahara, alors maire d’Abbeville.
Depuis 2005, le beffroi d’Abbeville, comme 55 autres beffrois situés en Belgique et dans le nord de la France, est inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco au titre du bien sériel "Beffrois de Belgique et de France". À l’échelle du territoire, les beffrois de Rue (IA80001214) et de Saint-Riquier (IA80001219) font également partie de cette inscription.
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Période(s)
- Principale : 4e quart 13e siècle
- Principale : 3e quart 15e siècle
- Secondaire : 16e siècle
- Secondaire : 19e siècle
- Secondaire : 4e quart 20e siècle
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Dates
- 1209, daté par source
- 1476, daté par source
- 1986, porte la date
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Auteur(s)
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Auteur :
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Vasselle FrançoisVasselle FrançoisCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
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Auteur :
Le beffroi d’Abbeville est implanté dans le centre de la ville, profondément remanié après la Seconde Guerre mondiale. Aussi, le tissu urbain environnant l’édifice n’a-t-il eu de cesse d’évoluer jusqu’à nos jours. Autrefois intégré dans un environnement bâti dense, il se trouve aujourd’hui dans un espace plus dégagé, qui en facilite la lecture depuis de nombreux points de vue. Il est délimité au sud par la rue Gontier-Patin et à l’ouest par la place de l’Amiral-Courbet.
L’édifice est légèrement en retrait de ces voies de circulation, entouré d’un aménagement paysager de pelouses et massifs floraux. Sur ses façades nord et est, deux bâtiments appartenant au Beffroi-Musée Boucher de Perthes–Manessier, nouveau nom du musée depuis le 1er novembre 2023, lui sont directement accolés.
Le beffroi proprement dit désigne un ensemble composé de deux éléments : la tour-clocher du XIIIᵉ siècle et la trésorerie du XVᵉ siècle.
Ces deux édifices, reliés entre eux, présentent des plans distincts : carré pour la tour, rectangulaire pour la trésorerie.
Le beffroi se présente sous la forme d’une tour massive en grès. Il mesure 33 m de haut pour 10 m de côté, avec des murs dont l’épaisseur varie de 2,20 m à la base à 1,80 m au sommet. La tour du XIIIᵉ siècle est répartie sur cinq niveaux, tandis que la trésorerie ne comporte qu’un étage. Chaque façade de la tour est structurée en deux travées encadrées de contreforts. La façade ouest se distingue par une tourelle abritant l’escalier qui dessert les différents niveaux. De la même manière, une seconde tourelle, intégrée dans le redent formé entre la tour et la trésorerie, permet d’accéder au premier étage de cette dernière.
Les ouvertures et ornementations diffèrent entre les deux bâtiments. La tour romane se distingue par de fines ouvertures verticales, semblables à des meurtrières, disposées dans chaque travée des deuxième et troisième niveaux.
En contraste avec l’austérité du beffroi, la trésorerie de style gothique est percée de fenêtres plus larges et ouvragées. La porte autrefois cochère de la trésorerie présente une ouverture en anse de panier, ornée d’un gâble en accolade dont les rampants sont décorés de crochets sculptés en forme de larges feuilles. L’ensemble est surmonté d’un pinacle à fleurons. Au centre se trouve le blason de la ville, soutenu et présenté par trois figures sculptées, tandis que deux dragons sont placés aux extrémités de ce décor. Au-dessus de la porte, une fenêtre grillagée, à forts barreaux de fer ornés de nœuds forgés, est toujours en place depuis le XVᵉ siècle. La grille de la façade est ornée d’écus alternés, dont certains reprennent les armes du Ponthieu. À l’arrière, la façade de la trésorerie présente également deux fenêtres grillagées.
La porte plus étroite de la tourelle, qui permet d’accéder à l’étage, reprend ce même vocabulaire décoratif. Toutefois, bien que présentant le même décor, les deux ne sont pas de même facture. Si l'ouvrage réalisé au-dessus de la porte de la tourelle semble contemporain de la construction de la trésorerie, le décor au-dessus de la porte cochère donne l’impression d’un travail plus récent, vraisemblablement un ajout du XIXᵉ siècle. La fenêtre de la tourelle est également protégée par une grille, mais ne présente aucun nœud gravé. L’édifice porte par ailleurs un haut-relief en bronze d’Emmanuel Fontaine (1856-1935), apposé sur l’une de ses faces en 1887, ainsi que la date de 1368. Cette date fait référence à l’événement représenté : l’arrestation d’Enguerrand Ringois, un marin abbevillois qui, lors de la guerre de Cent Ans, refuse de se soumettre au roi d’Angleterre Édouard III.
Plusieurs portes subsistent dans la partie basse du beffroi, vestiges des anciennes circulations entre les différentes ailes de l'hôtel de ville. Toutefois, une ouverture comblée, visible au second niveau de la façade sud, ne correspond pas aux distributions anciennes de l’édifice. L’hypothèse la plus probable reste celle d’une baie temporairement aménagée pour permettre l’installation des cloches, puis murée après usage.
La tour du XIIIᵉ siècle conserve également deux éléments remarquables : sur sa face sud, un cadran solaire surmonté de la locution latine Hora Ruit ("l’heure s’enfuit"), et, aux angles nord-est et sud-ouest, deux gargouilles néo-gothiques.
La tour est couverte d’un toit en pavillon, surmonté d’un lanterneau. L’ensemble évoque deux pyramides imbriquées, précédées d'un garde-corps néo-gothique orné d’un remplage flamboyant. La couverture en ardoise est dotée, au premier niveau, de chatières, et, au niveau supérieur, à hauteur des cloches, de lucarnes. Plus ouvragées, ces dernières présentent deux versants et une ouverture trilobée, sous laquelle prennent place des abats-sons. Chaque face de la base du lanterneau est percée de six baies rectangulaires. L’ensemble est couronné par la girouette dorée représentant le comte de Ponthieu, monté sur son cheval et brandissant son épée vers le ciel.
Restauré suite aux destructions de la Seconde Guerre mondiale, le beffroi présente un assemblage de pierres issues du monument médiéval mais aussi de pierres plus récentes. Ces restaurations sont clairement lisibles sur les différentes façades.
L’accès au beffroi se fait par l’ancienne porte cochère. La double porte en bois ouvre sur une salle voûtée, aveugle, qui dessert à la fois l’entrée du musée municipal et le premier niveau de la tour.
Le premier étage de la trésorerie est accessible soit par une tourelle extérieure comme cela se faisait autrefois, soit, depuis la construction du musée, par l’escalier menant aux différentes salles d’exposition.
Cette salle, structurée en deux travées, servait autrefois à conserver les trésors de la commune ainsi que ses archives. Elle est voûtée d’ogives aux nervures à méplat. Les clefs de voûte présentent un décor sculpté de motifs végétaux.
Le mur sud de la salle est presque entièrement occupé par une imposante cheminée. La cheminée actuelle, reconstruite après la Seconde Guerre mondiale, est moins ouvragée que celle du XVᵉ siècle. On y retrouve néanmoins quelques éléments moulurés, notamment une accolade décorant le manteau.
L’accès à la tour s’effectue depuis un espace construit dans les années 1950 entre le rez-de-chaussée de la trésorerie et le musée. Le premier niveau comprend un couloir desservant deux cachots identiques, chacun percé d’une baie de petite taille dans la partie haute de chaque salle. Le cachot situé au fond du couloir possède une porte en bois du XIIIᵉ siècle, équipée d’un judas. Cette cellule communique avec la tourelle, où un escalier à vis permet d’accéder aux différentes salles du beffroi.
Au premier étage, la salle dite basse, également accessible depuis le musée, s’inscrit sous une voûte d’ogives dont la clef est sculptée en forme de fleur. Aux bases de deux ogives subsistent des culots sculptés, l’un représentant une tête humaine, l’autre une figure animale. La salle est éclairée par deux baies étroites en plein cintre dont l’ébrasement révèle l’épaisseur considérable du mur. Aussi, l'ébrasement inférieur est-il à forte pente.
Le second étage est occupé par la salle dite haute. Non voûtée, elle présente un plafond aux poutres et solives apparentes. Les murs de la pièce sont constitués d’un assemblage de pierres anciennes, foncées et de pierres récentes, plus claires, témoignant d' importantes restaurations entreprises après les bombardements de la Seconde Guerre mondiale.
Les pierres anciennes se distinguent par la présence de graffiti sculptés aux représentations multiples. Ces dessins gravés à même le mur ont très certainement été réalisés aux XVᵉ et XVIᵉ siècles et représentent tantôt des visages humains, parfois des blasons, des scènes religieuses ou encore un château fortifié (ill.).
De façon étonnante, la partie haute du mur est ponctuée d’une série de petits percements alignés, dont la fonction d’origine demeure inconnue. Le sol actuel a été surbaissé lors de la restauration menée entre 1960 et 1965.
Au-dessus, la salle des gardes ne conserve presque rien de son aspect originel. Seules quelques pierres du XIIIᵉ siècle subsistent dans l’embrasement des fenêtres. Pour le reste, les murs en pierre, la charpente en bois et le sol en tomettes rouges datent des années 1960.
En empruntant de nouveau l’escalier de la tourelle pour accéder à la charpente, on peut lire sur le mur : CHARPENTIER PM TAILLE DE PIERRE ABBEVILLE 1986. Cette inscription rappelle que la partie sommitale du beffroi a été entièrement reconstruite à cette époque.
Le clocher se divise en deux niveaux d’élévation. La charpente, refaite en chêne et entièrement chevillée, soutient une structure supérieure en sapin, qui porte la couverture en ardoise. Le premier niveau correspond au toit en pavillon, dont la charpente apparente permet d’observer les fermes ainsi que la structure supportant la loge du guetteur, située à l’étage.
Une autre inscription y est visible : EN 1985 MAX LEJEUNE ÉTANT SÉNATEUR MAIRE MARTIN CHARPENTIER À COURBEVOIE BATTAIS COUVREUR À COMPIÈGNE ONT RECONSTRUIT CE BEFFROI BRÛLÉ EN 1940.
Sous cette inscription, un motif nous interpelle : un vase portant le mot “sel". Il s’agit de la signature en forme de rébus de l’architecte François Vasselle (1924-2015) maître d’œuvre de la restauration de la charpente.
La loge du guetteur est accessible par une échelle de meunier. Elle offre un large panorama sur la ville et ses alentours grâce à vingt-quatre baies juxtaposées, soit six par faces. On y découvre également les deux cloches toujours en place au sommet, ainsi que la charpente qui les soutient.
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Murs
- grès moyen appareil
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Toitsardoise
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Plansplan carré régulier, plan rectangulaire régulier
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Étages3 étages carrés, 2 étages de comble
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Couvrements
- charpente en bois apparente
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Élévations extérieuresélévation ordonnancée
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Couvertures
- terrasse toit en pavillon lanterneau
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Escaliers
- escalier hors-oeuvre : escalier en vis sans jour en maçonnerie
- escalier dans-oeuvre : échelle en charpente
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Techniques
- sculpture
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Représentations
- ornement architectural
- blason
- scène historique
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Précision représentations
Le haut-relief en bronze représentant l’arrestation du marin abbevillois Enguerrand Ringois, œuvre du sculpteur Emmanuel Fontaine, est intégré dans un cadre architectural en pierre calcaire.
Ce cadre symétrique, mouluré sur trois côtés, est flanqué de deux colonnes engagées d’ordre corinthien. Celles-ci supportent une frise arquée en anse de panier, ornée de motifs végétaux. Au centre de la corniche supérieure, le blason couronné de la ville d’Abbeville surmonte l’ensemble. À la base, un phylactère sculpté porte une inscription rendant hommage au martyr abbevillois.
Le relief se détache sur un fond architecturé évoquant une forteresse médiévale. La scène centrale représente l’arrestation de Ringois par des soldats anglais. Placé au premier plan, dans une posture digne, il s’avance au-devant de la composition. À sa droite, en position dominante, le roi Édouard III d’Angleterre siège sur son trône, observant la scène.
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Statut de la propriétépropriété de la commune
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Intérêt de l'œuvreà signaler
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Protectionsinscrit MH, 1926
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Précisions sur la protection
Le beffroi et la trésorerie (cad. XM 168) : inscription par arrêté du 18 mai 1926.
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Référence MH
- (c) Commune d'Abbeville
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Commune d'Abbeville
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- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
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- (c) Département de la Somme - Archives départementales
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- (c) Commune d'Abbeville
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Commune d'Abbeville
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Commune d'Abbeville
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Commune d'Abbeville
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Commune d'Abbeville
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- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
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- (c) Commune d'Abbeville
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Bibliographie
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FOSSIER, Robert. Chartes de coutume en Picardie : XIe-XIIIe siècle. Paris : Bibliothèque nationale, 1974.
-
HENRY, Pierre. Les beffrois du Nord-Pas-de-Calais et de Picardie. Lille : Editions la Voix du Nord, 2005.
-
Bibliothèque universitaire
JAMINON-BOINET, Raphaële. Le comté de Ponthieu, XIIIe siècle-début du XVIe siècle : une principauté territoriale entre France, Flandre et Angleterre. Amiens : Université de Picardie, 2008.
Th. doct. : Histoire médiévale : Amiens: Université de Picardie Jules Verne : 2008.
-
LAIDEBEUR, Marie-Lavande. Des beffrois et des hommes. Roubaix: Geai bleu, 2005.
-
LOUANDRE, François César. Histoire ancienne et moderne d'Abbeville et son arrondissement. Abbeville : [s.ed.], 1834.
-
LUDWIKOWSKI, Cédric. Les beffrois du Nord de la France. Rennes : Ouest-France, 2015.
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PRAROND, Ernest. Notices historiques, topographiques et archéologiques sur l'arrondissement d'Abbeville. Abbeville : Jeunet, 1854.
Périodiques
-
BEN REDJEB, Tahar. Abbeville. Revue archéologique de Picardie, 1999, numéro spécial 16, Archéologie des villes. Démarches et exemples en Picardie, p. 187-197.
-
NOYER-DUPLEIX, Léo, ZECHSER, Romain. L’hôtel de ville d’Abbeville. Le symbole de la renaissance d’une ville martyre. In Situ [En ligne], 34-2018.
Documents figurés
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Archives et bibliothèque patrimoniale d'Abbeville : 1Fi 19/48
Charte communale d'Abbeville, 1184, [fac-simile du document manuscrit original conservé par les archives communales d'Abbeville], héliogravure, par Dujardin (BM Abbeville ; fonds Macqueron 1Fi 19/48).
-
Archives et bibliothèque patrimoniale d'Abbeville : vol. 4 f. 75
Vue du clocher et de la grande Chambre de l'hôtel de Ville, dessin, 1685 (BM Abbeville ; albums Delignières de Bommy et de Saint-Amand vol. 4 f. 75).
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Archives et bibliothèque patrimoniale d'Abbeville : vol. 4 f. 59
Porte de l'entrée de l'hôtel de Ville, rue Saint André, dessin, 1685 (BM Abbeville ; albums Delignières de Bommy et de Saint-Amand vol. 4 f. 59).
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Archives et bibliothèque patrimoniale d'Abbeville : vol. 4 f. 74
Vue du clocher [beffroi] de l'Hôtel de Ville tel qu'il était avant l'année 1712, lithographie, par L. Gillard, [s. d.] (BM Abbeville ; albums Delignières de Bommy et de Saint-Amand vol. 4 f. 74).
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Archives et bibliothèque patrimoniale d'Abbeville : vol. 4 f. 76
Hôtel de Ville d’Abbeville vu en entrant dans la cour en 1794, aquarelle, par A. D., 1794 (BM Abbeville ; albums Delignières de Bommy et de Saint-Amand vol. 4 f. 76).
-
Archives et bibliothèque patrimoniale d'Abbeville : vol. 5 f. 39
Ancien clocher [beffroi] de l'hôtel de Ville tel qu'il était avant celui d’aujourd'hui, fait en [?], dessin aquarellé, [s. d.] (BM Abbeville ; albums Delignières de Bommy et de Saint-Amand vol. 5 f. 39).
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Archives et bibliothèque patrimoniale d'Abbeville
Hôtel de ville d'Abbeville, vue depuis la rue Saint André, d'après nature, aquarelle, 29 septembre 1851(BM Abbeville ; fonds Macqueron Ab T70).
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Archives et bibliothèque patrimoniale d'Abbeville
Hôtel de ville d'Abbeville, vue prise de la cour, d'après nature, aquarelle, 4 août 1852 (BM Abbeville ; fonds Macqueron Ab T3).
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Archives et bibliothèque patrimoniale d'Abbeville
Beffroi d'Abbeville, cour de l'Hôtel de Ville, lithographie, par A. Duthoit (del.) et L. Hague (lith), imprimé par W. Day, [s. d.] (BM Abbeville ; fonds Macqueron 1Fi 19/6).
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Archives et bibliothèque patrimoniale d'Abbeville
Hôtel de ville et beffroi, héliogravure, par Dujardin, [s. d.] (BM Abbeville ; fonds Macqueron Ab T16).
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Archives et bibliothèque patrimoniale d'Abbeville
L'hôtel de ville, le beffroi, côté septentrional, carte postale, [première moité du 20e siècle] (BM Abbeville ; fonds de cartes postales CP ABB 1-112).
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Archives et bibliothèque patrimoniale d'Abbeville
Le Beffroi, carte postale, [première moité du 20e siècle] (BM Abbeville ; fonds de cartes postales CP ABB 1-114).
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Archives et bibliothèque patrimoniale d'Abbeville
[L'hôtel de ville et de son beffroi après les bombardements], photographies, [après mai 1940] (BM Abbeville ; fonds Macqueron ABU 309).
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Archives et bibliothèque patrimoniale d'Abbeville
[Le beffroi ruiné par les bombardements], photographie, février 1945 (BM Abbeville ; fonds Macqueron ABU 309).
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Archives et bibliothèque patrimoniale d'Abbeville
[Le beffroi avant la reconstruction de la toiture], carte postale, [vers 1980] (BM Abbeville ; fonds de cartes postales CP ABB 03-0163).
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Archives et bibliothèque patrimoniale d'Abbeville
Façade de l'hôtel de ville depuis la rue, carte postale, E.Baude, imp., Abbeville (BM Abbeville ; fonds de cartes postales CP ABB 1-100).
Lien web
- Charte communale d'Abbeville : 1184. Fac-similé du document manuscrit original [consulté le 23/06/2025].
- Abbeville Vue du clocher et de la grande Chambre de l’hôtel de Ville en 1685. Beffroi. Notice collée précisant : «gallerie pavée de lames de plomb («Hist. de s Mayeurs» p. 137, 546, 548, 713) [consulté le 23/06/2025].
- Abbeville Vue du clocher de l’Hôtel de Ville tel qu’il était avant l’année 1712 Beffroi. Lith. L. Gillard, Abbeville [consulté le 23/06/2025].
- Hôtel de Ville d’Abbeville vu en entrant dans la cour en 1794. Signé A. D., 1794 . Notice manuscrite : "En avril 1794 on fait sculpter l’arbre & le bonnet de la liberté en place de s armes de France (3 fleurs de Lys) qui étaient au-de ssus du balcon de la chambre d’audience de l’hôtel de Ville du côté de la cour en face de la porte d’entrée. On laisse aux de ux côtés les trophées d’armes et l’équerre ? qui étaient l’ouvrage d’un sculpteur natif d’Abbeville nommé Auguste.[consulté le 23/06/2025]
- Hôtel de ville d'Abbeville, vue prise de la cour. - Aquarelle d’Oswald Macqueron, d'après nature, 4 août 1852.[consulté le 23/06/2025]
- Beffroi d'Abbeville : cour de l'Hôtel de Ville. [consulté le 23/06/2025]
- Hôtel de Ville et Beffroi. Héliog. Dujardin.[consulté le 23/06/2025]
- Abbeville. L'Hôtel de Ville. Le Beffroi. Côté septentrional.[consulté le 23/06/2025]
- Hôtel de ville d'Abbeville : destructions du 20 mai 1940. - 5 Photogr.[consulté le 23/06/2025]
- Le Beffroi en février 1945. - Photogr.[consulté le 23/06/2025]
- Abbeville. Hôtel de Ville.[consulté le 23/06/2025]
- Abbeville. L'Hôtel de Ville. La salle des Echevins.[consulté le 23/06/2025]
- Hôtel de Ville d'Abbeville, rue Saint André. - Aquarelle d'Oswald Macqueron, d'après nature, 29 septembre 1851.[consulté le 23/06/2025]
- Abbeville Porte d’entrée de l’hôtel de Ville, rue St-André.[consulté le 23/06/2025]
- L’hôtel de ville d’Abbeville. Le symbole de la renaissance d’une ville martyre. Léo Noyer Duplaix et Romain Zechser. [consulté le 207/2025]
Agent du patrimoine, ville d'Abbeville, depuis octobre 2025. Stagiaire du PAH Ponthieu Baie-de-somme d'avril à septembre 2025.
Chercheur associé à l'Inventaire pour l'étude sur Abbeville (2018).
Agent du patrimoine, ville d'Abbeville, depuis octobre 2025. Stagiaire du PAH Ponthieu Baie-de-somme d'avril à septembre 2025.