Dossier d’œuvre architecture IA80011198 | Réalisé par
Fournier Bertrand (Rédacteur)
Fournier Bertrand

Chercheur de l'Inventaire du patrimoine - Région Hauts-de-France

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  • inventaire topographique, Pays d'art et d'histoire Ponthieu-baie de Somme
Demeure, dite château de Faveilles, puis Château Blanc
Œuvre recensée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
  • (c) Baie de Somme - Trois Vallées

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes Ponthieu-Marquenterre - Rue
  • Commune Arry
  • Lieu-dit Les Cauques
  • Adresse Route Nationale ,
  • Cadastre 2025 B2 252
  • Dénominations
    demeure
  • Appellations
    Château de Faveilles, Château Blanc

La demeure, initialement désignée sous le nom de "château de Faveilles", est le siège d'un fief mentionné en 1590 qui dépend du village de Regnière-Ecluse. Il appartient à l'époque à François de la Garde. Par le jeu de mariages successifs, il devient la propriété de Franzel, puis de Cacheleu. Le 14 novembre 1767 , ce dernier le vend au comte d'Hodicq, alors propriétaire du château d'Arry (IA80011199). Il est alors question d'une "maison, avec grange, écurie, bergerie, étable, pigeonnier, etc." (RODIÈRE, pp. 350-351).

L'édifice semble toutefois disparaître complètement durant les deux premiers tiers du XIXe siècle. Les dispositions décrites précédemment sont en effet absentes des cartes et plans cadastraux jusqu'en 1863 (Carte d'État Major, ill). Pourtant, un document nécrologique de seconde main, daté du 19 mars 1870, mentionne le "décès de Louise Wilhelmine, l’une des quatre filles du comte d’Hodicq et épouse de Simon‑Melchior de Lagrenée, en son château de Faveilles". Ainsi, par cette source, combinée avec le plan de 1863 (ill.), l’existence d’un édifice antérieur à 1870 est confirmée et permet donc de situer la construction entre 1863 et 1870. Cette chronologie concorde avec l’analyse architecturale de la façade principale, de style néo‑classique, qui présente quelques similitudes structurelles avec le château d'Argoeuves, dont la construction remonte au tout début du XIXe siècle.

Selon la tradition populaire, le château de Faveilles aurait accueilli des malades qualifiés d’"enragés", à qui l’on administrait une potion censée les guérir. La même tradition populaire évoque la présence, dans le parc, d’une "chapelle des enragés", aujourd’hui disparue.

Par la suite, le château a adopté le nom de "Château Blanc".

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 19e siècle , daté par travaux historiques

Isolée du village d’Arry, la demeure, connue sous le nom de Château de Faveilles ou Château Blanc, se situe en retrait d’une parcelle boisée, le long de l’ancienne RN 1 (aujourd’hui D1001). L’édifice, construit en pierre de taille, possède une élévation ordonnancée de cinq travées : un rez‑de‑chaussée, un étage carré et un étage d’attique qui éclaire les combles, le tout surmonté d’un toit en ardoise à longs pans et croupes.

Un appareil à refends, placé aux angles et à l’avant‑corps central, accentue les limites de la façade et met en valeur la travée centrale. Celle‑ci donne accès au vestibule par une large porte en plein cintre, surmontée d’une porte‑fenêtre munie d’un balcon en fer forgé.

La façade arrière, donnant sur le jardin, a été complètement démontée puis reconstruite en parpaings. Le bâtiment est aujourd’hui abandonné, très dégradé et envahi par la végétation.

Cette construction de style néo‑classique constituait le logement principal d’une exploitation agricole. Les bâtiments annexes, édifiés en brique, se trouvent davantage au nord et comprennent notamment un pigeonnier.

Au nord de la partie sur jardin se développe un ensemble de bâtiments agricoles. Le pigeonnier, de forme octogonale sur une base carrée, est réalisé en brique et couronné d’une flèche polygonale recouverte d’ardoise.

  • Murs
    • pierre moyen appareil
    • brique
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    1 étage carré, comble à surcroît
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
  • Typologies
  • État de conservation
    désaffecté
  • Techniques
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler

Bibliographie

  • ARBAULT, Claudie. Du château d'Arry à celui de Faveilles. In : Bulletin de la Société d’Émulation historique et littéraire d'Abbeville, 1958, p. 14-16.

  • RODIÈRE, Roger. Statistique féodale du baillage de Rue et de quelques villages voisins. Tome XVI : Communes du canton actuel de Rue. Bulletin de la Société d'Emulation d'Abbeville, 1935-1939.

Documents figurés

  • Plan d'assemblage de la commune d'Arry indiquant par une teinte rose les parties habitées et par la lettre B l'emplacement du terrain à acheter pour la constuction d'une église, 25 mai 1863 (AD Somme ; 99 O 409).

  • Carte topographique d'État-major, avec indication d'implantation du château de Faveilles, milieu XIXe siècle (IGN. Photothèque nationale).

  • Arry, le Château Blanc, carte postale, Ed. Dumont, libraire, vers 1910 (coll. part.).

Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
(c) Syndicat mixte Baie de Somme - Trois Vallées
Fournier Bertrand
Fournier Bertrand

Chercheur de l'Inventaire du patrimoine - Région Hauts-de-France

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