Dossier d’œuvre objet IM02003042 | Réalisé par ;
Riboulleau Christiane
Riboulleau Christiane

Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, région Hauts-de-France jusqu'en 2022.

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  • recensement des peintures murales
  • enquête thématique régionale, la basilique de Saint-Quentin
Peintures monumentales du mur est de la chapelle Notre-Dame-de-Labon : Pentecôte, Jugement dernier
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté d'agglomération du Saint-Quentinois - Saint-Quentin
  • Commune Saint-Quentin
  • Adresse Ancienne collégiale royale, actuellement basilique Saint-Quentin
  • Emplacement dans l'édifice première chapelle sud du choeur ou chapelle Notre-Dame-de-Labon mur est
  • Dénominations
    peinture monumentale
  • Titres
    • Pentecôte
    • Jugement dernier
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante

Les peintures murales de l'actuelle chapelle Notre-Dame-de-Labon forment un ensemble homogène, stylistiquement datable de la première moitié du 17e siècle. Le chanoine Quentin de La Fons rapporte que cette chapelle, placée jadis sous le vocable de Saint-Acaire, fut embellie en 1624, par les soins du chanoine Claude de Broïes. Les armoiries peintes dans l'angle supérieur droit de la peinture du mur sud, sont en effet celles de la famille de Broye, parfois orthographiée : de La Broye ou de Broyes. La recherche d' équilibre dans la composition et la clarté dans la disposition des personnages, en particulier dans la sobre scène de la Pentecôte, évoquent la manière classique de Nicolas Poussin. Il est néanmoins très difficile d'analyser ces peintures, très largement restaurées.

Alors que l'Adoration des bergers et celle des mages avaient été redécouvertes en 1827, les peintures du mur oriental n'étaient pas encore visibles lors du passage du baron de Guilhermy en 1855. Elles ont donc été remises au jour lors de la restauration de la chapelle dans la seconde moitié du 19e siècle.

Les peintures murales, placées au-dessus du soubassement du mur est, occupent toute la largeur de la paroi et montent jusqu'à la voûte, dont elles épousent la forme en ogive. Deux scènes superposées sont encadrées et séparées par une bande décorative ininterrompue. Elles sont peintes sur un badigeon ou un enduit peu épais, posé sur un appareillage de grandes pierres de taille, visible sous la couche picturale. La technique est difficile à identifier en l'absence d'analyses, et surtout à cause de l'état de conservation des peintures et des diverses restaurations dont elles ont bénéficié.

  • Catégories
    peinture murale
  • Structures
    • plan, rectangulaire vertical, en arc brisé
  • Matériaux
    • enduit, support peint, polychrome
  • Précision dimensions

    Cette mesure est celle de la largeur des tableaux : la = 230.

  • Iconographies
    • scène biblique, Saint-Esprit, nuée, rayons lumineux, flamme, fond de paysage Pentecôte, vue d'intérieur, Vierge, livre, Les Apôtres, colombe
    • scène biblique, retour, globe, nuée, Vierge Jugement dernier, Christ
    • ornementation, rosace
  • Précision représentations

    La scène inférieure illustre la Pentecôte. Au centre d'une pièce nue, se trouve la Vierge, de face, tenant un livre à la main. Les douze apôtres font cercle autour d'elle, debout ou agenouillés, de face ou de trois-quarts. Ils sont tous vêtus à la romaine ; beaucoup sont barbus et moustachus. Au-dessus d'eux, vole la colombe du Saint-Esprit, environnée de nuées et de rayons lumineux. Treize flammèches rouges descendent vers les apôtres et la Vierge. Dans le fond, deux fenêtres laissent voir un paysage de collines verdoyantes. La scène supérieure représente le Jugement dernier. Le Christ revient, dans le ciel, les pieds posés sur un globe bleu, qui symbolise sans doute l'Univers. Il est encadré par la Vierge et par un homme, tous deux agenouillés de trois-quarts dans les nuées. Cet homme qui devrait être saint Jean, ne ressemble pourtant pas à l'apôtre, mais évoque plutôt saint Jean-Baptiste, par ses jambes nues et sa tunique sombre. Deux anges volent en dessous d'eux en sonnant de la trompette. A gauche, sur la terre, se trouvent deux élus à demi-nus qui viennent de ressusciter. L'un d'eux est debout et de dos, l'autre est agenouillé de profil et prie. Un ange leur désigne le ciel. A droite, est représenté l'enfer. Près d'un démon, de face, un homme aux cheveux gris brûle dans les flammes, tandis qu'un autre diable saisit une femme par les cheveux.. Les deux tableaux sont entourés d'une frise de rosaces.

  • État de conservation
    • oeuvre restaurée
  • Précision état de conservation

    Ce décor est extrêmement repeint. La dernière restauration a été effectuée à tratteggio. Néanmoins, la partie supérieure de ce décor s'abîme, sans doute à cause d'une fuite d'eau.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Intérêt de l'œuvre
    À signaler
  • Protections
    classé au titre immeuble, 1840
  • Référence MH

Documents d'archives

  • A Evêché Soissons. 3 F 1893-1896. État présenté par M. le curé de la Basilique de Saint-Quentin.

    p. 14 sexto

Bibliographie

  • DREILING, Prof. Dr. Raymund. Die Basilika von St. Quentin. Ihre Geschichte und ihr Charakter. St. Quentin, 1916.

    p. 35
  • GOMART, Charles. Extraits originaux d'un manuscrit de Quentin de La Fons intitulé Histoire particulière de l'église de Saint-Quentin, publiés, pour la première fois, par Ch. Gomart. Saint-Quentin : librairie Doloy, 1854, t. 1er.

    p. 54-55
  • HACHET, Jules. La basilique de Saint-Quentin. Son Histoire - Sa Description. Troisième édition. Saint-Quentin : Imprimerie moderne, 1926.

    p. 29
Date d'enquête 2001 ; Date(s) de rédaction 2008
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Riboulleau Christiane
Riboulleau Christiane

Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, région Hauts-de-France jusqu'en 2022.

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