Dossier d’œuvre objet IM02005159 | Réalisé par
Riboulleau Christiane
Riboulleau Christiane

Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, région Hauts-de-France jusqu'en 2022.

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  • enquête thématique départementale, vitrail dans le département de l'Aisne (XIXe et XXe siècles)
Ensemble de deux verrières figurées décoratives (vitrail tableau) de style néo-Renaissance : la Nativité, la Présentation au Temple, Église paroissiale (église fortifiée) Notre-Dame
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes des Portes de la Thiérache - Vervins
  • Commune Dohis
  • Adresse Église paroissiale Notre-Dame , rue Principale , route d'Iviers
  • Emplacement dans l'édifice chœur (baies 1 et 2)
  • Dénominations
    verrière
  • Titres
    • Nativité (la)
    • Présentation au Temple (la)
  • Appellations
    style néo-Renaissance

Cet ensemble homogène ne porte actuellement aucune signature ni date. Ces verrières ont néanmoins été créées par le peintre-verrier Haussaire, qui a signé un autre vitrail de l'église (baie 3), de style comparable. Cet auteur est probablement François Haussaire (1851-1924), installé à Reims à cette époque, plutôt que son cousin Ernest Haussaire (1861-1938), peintre-verrier à Lille.

Les œuvres de ce verrier repérées en Thiérache étant généralement postérieures à 1875, il paraît donc pertinent de dater les verrières de l'église de Dohis du 4e quart du XIXe siècle, mais avant 1893, date à laquelle le desservant signale leur présence dans l'église (questionnaire préparatoire à la visite des paroisses).

Ces vitraux sont endommagés au cours de la Première Guerre mondiale. Le devis estimatif, peu clair, sous-entend néanmoins qu'il faut poser des plombs de casse à la Nativité, ainsi que déposer et remettre en plomb une partie de la Présentation au Temple, et repiquer des pièces de verre peint à la partie restant en place (AD Aisne, 15 R 809). Pendant la Seconde Guerre mondiale, les verrières subissent de nouvelles dégradations, qu'un état descriptif rédigé en 1948 attribue à l'occupation allemande et à des tirs. Cette explication n'ayant pas été acceptée par l'administration, celle-ci n'a pas financé la restauration du vitrage (AD Aisne, 968 W 3612).

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle
  • Lieu d'exécution
    Commune : Reims
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Haussaire François
      Haussaire François

      Charles-François Haussaire est né à Petit-Failly (Meurthe-et-Moselle) le 30 janvier 1851. Lors de son premier mariage le 26 juillet 1875 il demeure 22 rue Lesage à Reims et est fabricant d’ornements d’église. Le recensement de 1876 le qualifie de sculpteur, tandis que celui de 1881 lui attribue la profession de peintre. Quoi qu'il en soit, jusque dans le courant de la décennie 1890, il va diriger une fabrique de vitraux et de mobilier d'églises à Reims.

      Il forme temporairement une Société avec son cousin Ernest Haussaire (18 rue des Stations à Lille), pour la fabrication et la vente des vitraux d’église et d’appartements, Société dissoute dès le 31 mars 1901. Puis le 8 novembre 1902, il s'associe pour quelques années avec Léon Payan (vitraux d'art - ancienne maison Henri Mathieu), installé 131 rue de Vaugirard à Paris.

      Il passe les dernières années de sa vie à Paris, où il remonte un atelier de vitraux en 1920.

      Il décède le 5 février 1924, à Paris (14e). Son atelier parisien sera repris par le peintre-verrier Georges Merklen.

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      peintre-verrier, fabricant marchand signature

Les deux fenêtres latérales du chœur possèdent la même structure. Il s'agit de baies libres verticales, couronnées par un arc cintré.

Les verrières qui les meublent sont créées en verre antique traditionnel. Elles sont réalisées à l'aide de pièces de verre découpées et assemblées par un réseau de plomb. Les verres de couleurs vives semblent peu nombreux, comparativement aux verres incolores ou de teintes pastel. En revanche, la grisaille de différentes couleurs (noire, brune, bleue, etc.) est utilisée en surabondance, pour rendre les détails des personnages et de leur environnement, à l'imitation d'un tableau. Il faut remarquer le fort emploi du jaune d'argent, cohérent puisque ces verrières de style néo-Renaissance s'inspirent des vitraux en camaïeu des XVe et XVIe siècles, qui n'étaient peints qu'à la grisaille et au jaune d'argent.

  • Catégories
    vitrail
  • Structures
    • baie libre, 2, rectangulaire vertical, cintré
  • Matériaux
    • verre transparent, verre antique, soufflé, découpé, peint, grisaille sur verre, jaune d'argent
    • plomb, réseau
  • Précision dimensions

    Mesures approximatives : h = 200 ; la = 140.

  • Précision représentations

    Les deux scènes, évoquées dans les Évangiles, sont représentées de manière traditionnelle.

    La verrière de la baie 1 est consacrée à la Nativité. Au premier plan, la Vierge, agenouillée de trois quarts, dévoile - ou se prépare à recouvrir - l'Enfant Jésus, nu et couché sur la paille de la mangeoire. À côté d'eux, saint Joseph, debout et de face, contemple l'Enfant avec gravité. La Vierge et son époux sont drapés dans de somptueux manteaux, assez peu réalistes. Derrière la Vierge, le bœuf et l'âne voisinent dans un enclos de l'étable. Un paysage de collines et quelques constructions à l'arrière-plan évoquent Bethléem.

    La verrière de la baie 2 est réservée à la Présentation au Temple. La Vierge, debout et de trois quarts, croise les bras sur la poitrine dans une attitude déférente. À côté d'elle, saint Joseph tient d'une main son bâton de marche et de l'autre une petite cage renfermant les deux colombes ou tourterelles offertes en sacrifice. Le vieillard Syméon, debout devant eux, porte dans ses bras recouverts d'un linge l'Enfant Jésus nu, qui regarde sa mère (d'après l'évangile selon saint Luc, chapitre 2, versets 22-35).

    Les deux scènes ont reçu le même encadrement ornemental. Il est formé d'une arcade cintrée de style Renaissance, cantonnée par des demi-colonnes lisses à chapiteau ionique et ornées de chutes végétales. Au-dessus de l'entablement et encadrés par deux vases, deux angelots présentent un cuir découpé. Au centre de la plinthe, se détache un autre cuir découpé.

  • État de conservation
    • mauvais état
    • verrière extérieure
  • Précision état de conservation

    Les deux vitraux souffrent de très nombreux manques de matière, trous et fentes. Certains trous ont été obturés par des pièces coupées dans du verre à vitre. Ces verrières sont protégées par des verrières extérieures en verre cathédrale.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Documents d'archives

  • AD Aisne. Série R (Affaires militaires) ; sous-série 15 R (Dommages de la Première Guerre mondiale) : 15 R 809. Commune de Dohis.

    AD Aisne
    Dossier 1982 : commune de Dohis.
  • AD Aisne. Série W ; sous-série 968 W (Dommages de guerre de la Seconde Guerre mondiale) : 968 W 3612. Dohis ; église.

    AD Aisne
  • A Évêché Soissons : 3 F. Questionnaire préparatoire à la visite des paroisses (1890-1896). Diocèse de Soissons. Archiprêtré de Laon. Doyenné de Montcornet.

    Archives diocésaines
    Paroisse de Dohis.
Date(s) d'enquête : 2007; Date(s) de rédaction : 2007, 2026
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Riboulleau Christiane
Riboulleau Christiane

Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, région Hauts-de-France jusqu'en 2022.

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Édifice
Église paroissiale (église fortifiée) Notre-Dame

Église paroissiale (église fortifiée) Notre-Dame

Commune : Dohis
Adresse : rue, Principale, route d'Iviers