Photographe du service régional de l'Inventaire général Hauts-de-France.
- inventaire topographique, Le Quesnoy centre
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes du Pays de Mormal
En 1886, la réfection complète des peintures de l’édifice et des dorures du chœur est entreprise, avec pose des vitraux. Ceux de la nef, dus à la Maison Olivier Durieux d'Aulnoye, sont signés et datés de 1886. Les peintures et dorures ont disparu ultérieurement à une date inconnue.
Les verrières du chœur ne portent ni signature ni date.
Profitant de travaux exécutés dans la nef en 1887 pour consolider la chapelle, un plafond en lambris en forme de voûtes d’arêtes est aménagé. La tribune, avec son décor néo-gothique date sans doute de cette campagne de travaux.
Aucune archive n'a à ce jour été retrouvée permettant de dater le mobilier de la chapelle et aucun des deux autels ne porte de signature. La maison Durieux fournissant également du mobilier religieux, on peut avancer l'hypothèse que ce sont eux qui ont fourni les meubles de la chapelle.
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Auteur(s)
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Auteur :
Maison Durieux (1860? - 1900?)Maison DurieuxCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
À la mort d'Edmond Durieux, survenue le 1er mai 1863, la fabrique qu'il dirigeait à Reims est reprise par deux de ses frères : Jules (1826-1883) et Olivier Durieux (24/08/1830-24/01/1895).
Il s'agit d'une fabrique de mobilier religieux et d'ornements d'églises, comprenant un atelier de vitraux peints.
On ne sait pas comment les responsabilités de l'entreprise ont été partagées entre les deux frères, ni pendant combien d'années. Toutefois, dans le courant des années 1870, les verrières produites par cet atelier vont porter progressivement les signatures "Ol. Durieux" ou "Maison Ol. Durieux", indiquant qu'Olivier Durieux a pris la direction de la totalité de l'entreprise.
Les ateliers quittent Reims pour Aulnoye (Nord) vers 1880 et semblent avoir conservé une activité soutenue, au moins jusqu'à la fin du 19e siècle. On ignore qui a dirigé l'entreprise après le décès d'Olivier Durieux, le 24 janvier 1895.
On peut considérer cette fabrique d'ameublement et de décor d'églises, comme l'une des plus importantes pour la moitié nord de la France entre 1860 et 1900.
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Auteur :
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Inscriptions & marques
- marque d'atelier, sur l'œuvre
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Précisions inscription
Les verrières
Verrières de la nef : les trois verrières sont toutes situées du côté ouest de la nef. Elles s'organisent toutes de manière identique : une grande baie, divisée en deux lancettes trilobées par un montant vertical en bois, réunies sous un arc en plein cintre couronné d'un pinacle ; un panneau de bois reprenant les formes du remplage de la baie ; une rosace trilobée inscrite dans une forme en fer à cheval. Dans la baie de gauche, le vitrail en partie basse est remplacé par une porte. La verrière est conçue comme une fenêtre de maison plutôt que comme un vitrail d'église : la baie peut s'ouvrir en deux et la partie haute est occupée par une imposte. L'ouverture de cette dernière s'effectue grâce à un cordon au bout duquel pend une pampille en plâtre imitant les pampilles en fil.
Le vitrail est réalisé au plomb et en verre translucide coloré dans la masse, sauf pour les parties jaunes qui sont peintes. Chaque panneau mesure 55 cm de haut pour 45 cm de large. Le vitrail porte la signature et la date (Mson OL. DURIEUX" d'un côté et "A AULNOYE (NORD) 1886 de l'autre) dans les coins inférieurs de la baie, en alternance avec un petit motif floral peint à la grisaille.
Il n'y a aucun vitrail historié. Tous présentent le même décor de juxtaposition de quatre quadrilobes en verre rouge inscrits dans un cercle et décorés d'entrelacs et de motifs végétaux peints à la grisaille, complétés par de petites feuilles de lotus aux angles. La baie est entourée d'une bordure de chevrons entre lesquels s'insèrent de petits motifs floraux. Au-dessus de l'imposte, le soufflet ainsi que les mouchettes et le quadrilobe sont décorés de grands motifs végétaux (bourgeons, grappes de raisin, feuilles de chêne...). Ce vocabulaire de formes et de couleurs est repris dans la rosace en partie haute de la baie. Cependant, afin de rompre la monotonie, la forme qui entoure le trilobe au centre de la rosace est alternativement orientée pointe en bas ou pointe en haut.
Verrières du chœur : à la différence de celles de la nef, les verrières du chœur ne sont ni signées ni datées. Réalisées en verre translucide coloré dans la masse dans un réseau de plomb, elles sont prises dans un remplage en pierre. Les jours de réseaux, identiques sur toutes les baies des murs du chœur (puisqu'il s'agit de la seule partie conservée des baies d'origine) associent trilobes et quadrilobes décorés de motifs floraux et une rosace polylobée au sommet, décorée d'une croix.
La verrière derrière le chœur est historiée. Elle est répartie dans quatre baies, associées deux par deux pour illustrer à gauche Jésus au milieu des docteurs et à droite Jésus et ses parents dans l'atelier de Nazareth. Le nom de la scène est inscrit sous les personnages. Dans le panneau à la base de chaque vitrail et dans le trilobe qui le surmonte, le décor est constitué de grands rinceaux colorés.
Maître-autel : l'autel tombeau adossé est surmonté d'un tabernacle.
L'antependium est constitué de trois panneaux en forme d'arc brisé s'achevant par un fleuron. L'extrados de l'arc est décore de pampres. Les panneaux sont séparés par des pilastres décorés de lancettes aveugles s'achevant par un fleuron et ornés de choux. Cette disposition reprend celle des pilastres qui encadrent le chœur de la chapelle. Chaque panneau présente, dans en encadrement trilobé, un personnage en pied sur fond d'or. Saint Jean-Baptiste, situé au centre est entouré de deux anges musiciens (avec une viole à droite et un portatif - petit orgue porté par le musicien pour être joué - à gauche). Les panneaux latéraux ne sont pas décorés.
Le tabernacle : construit sur un plan trapézoïdal, il reprend le même vocabulaire que l'autel (et que l'architecture de la chapelle). Sur deux niveaux se succèdent lancettes aveugles, trilobes et quadrilobes, mouchettes, pilastres s'achevant par un fleuron. La face avant est décorée au premier niveau d'un ange portant un ciboire. Le panneau, en forme d'arc surbaissé, s'achève par un gros fleuron décoré de pampres, motif qui se retrouve également dans les écoinçons, associé à des tiges de blé, rappelant que le tabernacle accueille le pain et le vin symbolisant le corps et le sang du Christ. Au second niveau, aucun décor ne subsiste. Cependant, les quatre petits culots décorés du tétramorphe aux angles du tabernacle ainsi que le forme plate du fleuron au dessus de l'ange du premier niveau laissent penser que ces emplacements devaient être occupés par des statues.
Table de communion : de style néo-gothique, elle reprend les décors des remplages des baies. Un liseré doré souligne les trois lancettes trilobées qui constituent la face avant. Les sommiers de l'arc reposent sur des colonnettes avec chapiteaux doriques. Les écoinçons sont décorés d'une petit motif floral. À l'arrière des trois arches, le caisson est décoré, eu centre d'un grand quadrilobe, des initiales I.H.S. en écriture ornée de fleurons.
Banc de communion : il est en bois décoré de motifs ajourés répétitifs inscrits dans une forme ovale dont le haut s'achève en pointe. Les écoinçons entre les pointes sont décorés de trilobes aux formes effilées. Le motif est constitué d'une goutte dont la pointe s'achève par un bouquet de trois fleurs et dont le centre est occupé par un quadrilobe. Des mouchettes encadrent la partie haute de la goutte.
Garde-corps de la tribune : réalisé en bois, il présente des décors identiques à ceux des baies : lancettes trilobées réunies sous un brisé dont le tympan est percé d'un quadrilobe, motif que l'on retrouve également à la base du garde-corps. Des trilobes ornent tous les écoinçons. Sous la tribune, le lambrequin (en stuc ?) est décoré de trois frises de motifs superposés : une alternance de fleurons s'achevant par des enroulements et d'as de pique (en haut) et de volutes et de feuilles de grande taille en pendentif (en bas) forment deux décors ajourés qui encadrent un bandeau plein où des lignes entrecroisées dessinent des au centre décoré d'une fleur en relief.
Chemin de croix : les stations sont réalisées en plâtre. Elles mesurent 38,5 cm de large et 54 cm de haut (croix incluse).
Crucifix sur pied : il date probablement des années 1960. Il ne porte ni nom ni date permettant d'identifier le sculpteur et/ou le fondeur ni l'atelier.
Veilleuse ou lampe du Saint-Sacrement : la chapelle dispose de deux lampes identiques, en laiton avec un globe rouge. Elles sont suspendues devant le tabernacle car elles étaient allumées pour indiquer la présence de l'Eucharistie.
Prie-Dieu : entre des montants en bois tourné à décors de chapelet, le corps est décoré d'une croix reposant sur un trilobe décoré à sa base d'une fleur de lys.
Chaise de résident : cannée, elle porte sur la tablette du dossier les initiales A et P (pour Assistance Publique ?) en clous ronds dorés, encadrant une petite croix et des plaques avec un numéro.
Huile sur toile : 147 cm de haut sur 206 de large hors cadre (180 x 237 avec le cadre). La toile représente Jésus guérissant les malades. Elle n'est ni signée ni datée. Une photographie sur plaque de verre de ce tableau existe aux Archives du Rhône, mais sans davantage d'informations. La toile montre de nombreux manques et déchirures, ainsi que des traces de rentoilage au dos.
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
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Annexes
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Liste des décors et du mobilier de la chapelle de l'ancien hôpital des Augustines ou Sœurs noires au Quesnoy
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France, depuis 2010.
Chapelle de l'ancien hôpital des Augustines
Adresse : 25 rue Jean-Jaurès
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France, depuis 2010.