Dossier de présentation du mobilier IM60001777 | Réalisé par
Chamignon Lucile (Rédacteur)
Chamignon Lucile

Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France (depuis 2020).

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
  • inventaire topographique, Communauté de communes Oise Picarde
Le mobilier de l'église Saint-Martin de Bonvillers, Église paroissiale Saint-Martin
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes de l'Oise Picarde - Saint-Just-en-Chaussée
  • Parties constituantes non étudiées
    fonts baptismaux, croix d'autel, confessionnal, tableau, chemin de croix, verrière, banc de fidèles, plaque commémorative, chaire à prêcher, banc d'oeuvre, statue, bouquet d'autel, chandelier d'église, bannière de procession, autel, gradin d'autel, tabernacle, retable, lutrin, chandelier des Ténèbres, harmonium, croix, bâton de procession, pupitre, clochette d'autel, groupe sculpté, croix de procession, clôture de choeur, châsse, chapier, ornement, coffre de confrérie, meuble de sacristie, chasublier, canon d'autel, baiser de paix, lunule, calice, patène, plat à quêter, navette à encens, bassin à burettes, lance, éteignoir, chandelier d'autel

Provenant certainement de l'édifice précédent, les fonts baptismaux constituent l'élément mobilier le plus ancien de l'édifice. Ils ont été réalisés au XIIIe siècle d'après leur style (une cuve circulaire cantonnée de quatre colonnettes, sculptée dans une pierre monolithe).

L'église Saint-Martin conserve un grand nombre d'objets de la période moderne (XVIe-XVIIIe siècles). Dans le chœur, des éléments de verrières situés dans les jours de réseaux des baies 5 et 6, contemporains de la reconstruction de l'édifice (rinceaux végétaux, anges sonnant de la trompette et une Vierge de l'Annonciation), sont remontés en macédoine. Le tableau représentant Raphaël, Tobie et le poisson (inscrit au titre des Monuments historiques) a été acquis dans la seconde moitié du XVIIe siècle, tout comme la statue d'un saint tenant un livre (Paul?) qui a pu faire partie de l'ancien retable du maître-autel. Ce dernier est en effet remplacé dans le troisième quart du XVIIIe siècle d'après la date de 1760 inscrite sur un panneau des lambris de demi-revêtement du sanctuaire. D'après leur style, l'autel, ses gradins et son tabernacle sont contemporains de ces derniers. La chaire à prêcher et le lutrin semblent également dater de cette période, tout comme les deux bâtons de procession, l'un figurant la Vierge, l'autre une Charité de saint Martin (classé au titre des Monuments historiques). Parallèlement, la statuaire connaît un renouvellement important : le Christ en croix entre la nef et le chœur, les statues de saint Nicolas (inscrit au titre des Monuments historiques), de la Vierge à l'Enfant et le groupe sculpté de saint Martin (classé au titre des Monuments historiques) enrichissent l'édifice. La sacristie conserve encore une armoire et un coffre qui contenait les archives de la fabrique.

D'après les documents de la série O des Archives départementales de l'Oise, un marché est passé le 29 mai 1827 entre la fabrique de Bonvillers et le peintre-doreur monsieur François domicilié à Clermont, afin de restaurer le mobilier de l'église. Il est notamment chargé de repeindre et redorer les lambris, l'autel ("le tombeau sera restauré à neuf") et le tabernacle. Le contrat indique que les ouvriers seront logés au presbytère.

L'autel de la Vierge situé dans le bas-côté sud pourrait avoir été commandé dans le premier tiers du XIXe siècle.

En 1873, l'atelier de peinture sur verre Bazin-Latteux installe de nouvelles verrières dans l'édifice et remonte en macédoine, dans les jours de réseaux du chœur, les quelques fragments de vitraux conservés du XVIe siècle. En 1879, la fabrique acquiert 20 bancs de fidèles et 2 bancs d'œuvre dits "stalles" (toujours en place). L'autel de sainte Barbe situé dans le bas-côté nord a été réalisé à la limite des XIXe et XXe siècles d'après son style.

Les enrichissements du mobilier sont moins importants au XXe siècle. Après la Première Guerre mondiale, une plaque commémorative des paroissiens morts pour la France est fixée dans la nef. À la suite du concile de Vatican II (1962-1965), un nouvel autel est installé au milieu du sanctuaire.

  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Bazin-Latteux (1846 - 1906)
      Bazin-Latteux

      Atelier et fabrique de verrières peintes, créé en 1846 par Gabriel-Boniface Bazin (1791-1862), par ailleurs entrepreneur et agronome, propriétaire d'un domaine et château au Mesnil-Saint-Firmin (Oise), et fondateur d'une ferme-école, une maison d'enfants, une briqueterie ainsi qu'une distillerie. L'atelier de verrerie est confiée au peintre Jules Leclerc et à ses fils Charles Bazin et Julien-Stéphane Bazin. Après la mort du fondateur, les frères s'associent à leur cousin Ludovic Latteux (société Bazin et Latteux). Après quelques années, et le retrait de Charles, Ludovic Latteux s'associe à son cousin Léon Gros en 1876 ; il se retire en 1877 ce qui amène à la direction Stéphane Bazin et Léon Gros avec un nouveau changement de nom (1877-1878). Ludovic Latteux revient à la direction en 1878, ce qui provoque un nouveau changement de raison sociale. Finalement en 1882 Ludovic Latteux devient le seul dirigeant après le décès de Julien-Stéphane Bazin. Il restera à la tête de l'entreprise de vitraux, dont la production est très prolifique, et qui fermera en 1906.

      D'après Le Vitrail en Picardie et dans le Nord de la France aux XIXe et XXe siècles. Actes du colloque d'Amiens (25 mars 1994). Dir. Nadine-Josette CHALINE. Amiens : Encrage, 1995, pp. 34-35.

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      peintre-verrier signature
    • Auteur :
      Désir et Arquiche
      Désir et Arquiche

      Orfèvre lyonnais, associé à l'orfèvre Arquiche, dont le poinçon a été utilisé de 1851 à 1860. L'atelier est domicilié au n°7 place des Terreaux et 22 rue Tramassac, puis 39 rue Centrale (1856).

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      orfèvre signature
    • Auteur :
      Renaud Alexis
      Renaud Alexis

      Orfèvre parisien actif du 28 avril 1831 au 10 novembre 1847. Il est domicilié au 16 quai Pelletier. Son successeur à partir de 1847 est Hyppolyte Puche.

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      orfèvre signature
Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Chamignon Lucile
Chamignon Lucile

Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France (depuis 2020).

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Édifice
Église paroissiale Saint-Martin

Église paroissiale Saint-Martin

Commune : Bonvillers
Adresse : rue de l' Église