Dossier d’œuvre objet IM62000041 | Réalisé par
Grembert Lucie (Rédacteur)
Grembert Lucie

Chargée de mission à l'Inventaire général du patrimoine culturel Région Hauts-de-France (depuis 2020).

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Boissé Claudie (Rédacteur)
Boissé Claudie

Conservatrice régionale adjointe de l'Inventaire général du patrimoine culturel.

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  • inventaire topographique, Boulogne-sur-Mer centre
Ensemble de l'autel retable du Sacré-Cœur (autel, tabernacle, retable, deux porte-luminaires, clôture d'autel), Ancienne cathédrale Notre-Dame, devenue basilique Notre-Dame-de-l'Immaculée-Conception
Œuvre recensée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté d'agglomération du Boulonnais
  • Commune Boulogne-sur-Mer
  • Adresse Basilique Notre-Dame, de l'Immaculée-Conception , parvis Notre-Dame
  • Emplacement dans l'édifice bras nord du transept
  • Précisions anciennement canton de Boulogne-sur-Mer sud

Le retable du Sacré-Cœur est un projet de l'architecte Duthoit d'Amiens. Les travaux débutent en 1876 et l'autel est consacré en août 1877. Outre le marbrier Céli, trois autres sculpteurs participèrent à son exécution : Eugène Delaplanche, auteur du relief central [IM62000045], Jean-Alexandre Gergonne, auteur des cariatides et Dufay, auteur de la gloire.

Eugène Delaplanche meurt avant d'avoir pu sculpter les statues de la Vierge et de Saint Jean [IM62000046]. Ce n'est qu'en 1903 que le sculpteur Louis Noël les taille dans le bloc de marbre resté en attente pendant vingt-six ans.

Les bronzes du retable [IM62000044] et de l'autel [IM62000042] et le tabernacle [IM62000043] sont de Chertier.

Deux anges [IM62000047], œuvres d'Eugène Delaplanche, portent des luminaires exécutés par la maison Poussielgue-Rusand.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1877, porte la date
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Duthoit Edmond
      Duthoit Edmond

      Edmond Duthoit est l'un des plus fidèles élèves d'Eugène Viollet-le-Duc qui l'appelait : « mon jeune aide de camp ». Aimé et Louis Duthoit, ses père et oncle, travaillent également auprès de Viollet-le-Duc. Edmond Duthoit a la charge, entre autres, de s'occuper de certains bâtiments, sur place, alors que son maître est obligé de faire continuellement des « tours » de France pour visiter chaque site.

      C'est au château de Roquetaillade qu'il fait ses plus belles interventions, en collaboration étroite avec Viollet-le-Duc. Il suit sur place, pour son maître, les travaux de décoration et la création du mobilier de 1864 jusqu'à la chute de Napoléon III en 1870, date à laquelle, faute d'argent, le chantier s'arrête. Edmond Duthoit finit le chantier de 1875 à 1878, notamment les décors de la chapelle du XIIe siècle. Les décors de Roquetaillade sont uniques car ils sont certainement le seul exemple en France d'un travail complet de Viollet-le-Duc : architecture, restauration, décoration, mobilier et objets.

      Durant ses voyages d'adolescence en Espagne du Sud, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, Edmond Duthoit découvre l'art mauresque. Chargé de mission en Orient, il accompagne en 1861-1863 et 1862-1864, en Syrie et à Chypre, le comte Melchior de Vogüé. Il collabore à la publication de l'Architecture civile et religieuse du Ier au VIIe siècle en Syrie, d'où le nom de la salle des antiquités chypriotes au Louvre : Voguë-Duthoit. Il réalise une série impressionnante de dessins sur les monuments du Proche Orient et d'Algérie. Il est chargé par le gouvernement français d'arbitrer un conflit qui oppose en 1872, la municipalité de Tlemcen et la population au sujet d'un aménagement urbain portant atteinte à la Grande mosquée de la ville. Il est de 1880 à sa mort, architecte en chef des monuments historiques d'Algérie et participe à la mise en place des fouilles archéologiques des sites romains de Tipaza, Timgad, Djémila en Algérie et d'autres en Tunisie.

      Nommé en 1866 inspecteur des Monuments historiques des départements de l'Oise et de la Somme, il s'installe à Amiens en 1870 et partage son temps entre la Picardie et l'Algérie. C'est à partir de 1884, qu'il réalise son chef-d’œuvre, la basilique Notre-Dame de Brebières à Albert dans la Somme, monument majestueux, inspiré à la fois de l'art byzantin et de l'art mauresque, où l'on peut déceler l'influence de l'architecte Léon Vaudoyer.

      Il a été membre de la Société des antiquaires de Picardie.

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    • Auteur :
      Céli Hénaut (marbrerie)
      Céli Hénaut (marbrerie)

      Marbrier à Coursole (Nord)

      source : ANMT ark:/60879/137797.1084223 [consulté le 31/01/2025]

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  • Statut de la propriété
    propriété publique
  • Intérêt de l'œuvre
    À signaler
  • Protections
    inscrit au titre objet, 1975/03/25
  • Référence MH

Ce dossier établi en 1986, a fait l'objet d'une mise à jour en 2024, en collaboration avec le service Ville d'Art et d'Histoire de Boulogne-sur-Mer.

Date(s) d'enquête : 1986; Date(s) de rédaction : 1987, 2023
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Grembert Lucie
Grembert Lucie

Chargée de mission à l'Inventaire général du patrimoine culturel Région Hauts-de-France (depuis 2020).

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Boissé Claudie
Boissé Claudie

Conservatrice régionale adjointe de l'Inventaire général du patrimoine culturel.

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