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Ancien château de Mortefontaine, dit aussi château de Nogent (détruit)

Dossier IA60001745 réalisé en 2009

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiées ferme, orangerie, pont, obélisque
Dénominations château
Aire d'étude et canton Grand Creillois - Creil
Hydrographies Petite-Brèche la
Adresse Commune : Villers-Saint-Paul
Adresse : rue du Maréchal-Gérard , allée des Glaïeuls , allée des Glycines , allée des Iris , allée des Marguerites , allée des Roses , allée des Tulipes
Cadastre : AK

Un premier édifice est attesté au 11e siècle : le nom de Mortefontaine est cité dès 1314. Le château est totalement reconstruit au cours de la décennie 1770 vraisemblablement par le propriétaire Antoine de Sartine. Appelé également château de Nogent, il passe aux mains de plusieurs propriétaires entre 1787 et 1817 (Randon de la Tour : 1787-1791 et d'Aucourt de Saint-Just) avant d'entrer dans la famille Gérard qui le conserve jusqu'en 1927. A cette date le château et son domaine sont vendus à un Chilien, Hector Beeche qui le conserve jusqu'en 1939. Après avoir été occupé par l'armée allemande, puis par l'Ecole mationale professionnelle de Creil, qui y installe des dortoirs et des ateliers, le domaine est partagé entre plusieurs propriétaires et le château, laissé à l'abandon, est démoli en 1971. Les terres et les dépendances du château ont été incorporées d'une part à l'emprise de la voie rapide joignant Creil à Pont-Sainte-Maxence, d'autre part à divers terrains à usage industriel ou collectif, enfin à un lotissement réalisé par la Caisse des Dépôts et Consignations. La rue principale de ce lotissement a reçu le nom de rue du Maréchal-Gérard. Un obélisque en pierre d'une dizaine de mètres de haut, érigé à une date inconnue en hommage au maréchal Gérard, a été démoli en 1986 pour permettre l'extension de l'usine de transformation des métaux Griset (étudiée). Il ne subsiste que l'ancienne orangerie (rue de Mortefontaine) et l'ancienne ferme située sur le territoire de Nogent-sur-Oise, ainsi que des éléments agrémentant autrefois le parc du château (pont chinois, déversoir, fossés en pierre). Le château composé d'un avant-corps central et de deux ailes était construit en pierre de taille couvert d'un toit à longs pans et croupes en ardoise. Il comprenait un sous-sol (caves), un étage carré et un étage de comble. Il était entouré d'un parc comprenant un pont chinois dont il ne reste que l'arche, un obélisque en pierre de taille (détruit) et les installations hydrauliques pour faire tourner le moulin (déversoir visible). L'emprise du parc est aujourd'hui intégrée dans le parc urbain de la Brèche.

Période(s) Principale : 3e quart 18e siècle
Secondaire : 11e siècle
Auteur(s) Personnalité : Sartine Antoine de, commanditaire, attribution par source

L'orangerie est construite en calcaire, appareillé en pierre de taille, et couverte d'un toit à longs pans et croupes en ardoise. Elle abrite des logements. La ferme (située sur la commune de Nogent-sur-Oise) est construite en pierre. Elle est couverte d'un toit à longs pans et croupes en tuile mécanique. Deux hangars couverts en tôle ondulée lui sont accolés.

Murs pierre
moellon
Toit ardoise
Étages sous-sol, 1 étage carré, étage de comble
Couvertures toit à longs pans
croupe
États conservations vestiges
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Extrait de Le Parisien Libéré, 1971.

    "On ne verra plus l'imposante demeure seigneuriale de Villers-Saint-Paul. Ses ruines encore majestueuses malgré l'usure du temps et l'indifférence des hommes ont été rasées par l'entreprise Maurice de Koninck de Beauvais, spécialisée dans la démolition. Hélas ! A Villers-Saint-Paul comme à Nogent-sur-Oise il y a quelques années, l'état des ruines est si avancé que les Monuments de France ne peuvent raisonnablement entrevoir de sauver une partie de la façade, encore faudra-t-il soigner les vieilles pierres et pourvoir au remplacement des motifs architecturaux qui se sont détachés des frontons comme les doigts de la main d'un lépreux. Les Villersois comme les Nogentais, très attachés à l'histoire de leur petite ville, ont assisté, impuissants à arrêter les ravages du temps, à la démolition de ce qui fut le château de Villers-Saint-Paul, habité ces dernières années par des squatters qui utilisaient au mieux le vieil édifice et qui en ont accéléré sa ruine."

    Extrait de Le Parisien Libéré, 1971.

Références documentaires

Documents figurés
  • [Façade nord-ouest du château de Mortefontaine au début du 20e siècle]. Photographie noir et blanc (AC Villers-Saint-Paul ; non coté).

  • [Plan de masse du pavillon du château transformé en chambres pour ouvriers de l'usine Haret]. Plan, couleur, 1958 (AC Villers-Saint-Paul ; 44W20).

  • Villers-Saint-Paul (Oise). Château d'Archiac. Un coin du parc. Impr. Photoméc. (carte postale), noir et blanc [début 20e siècle] (AC Villers-Saint-Paul ; non coté).

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) Département de l'Oise (c) Département de l'Oise ; (c) Communauté de l'Agglomération Creilloise (c) Communauté de l'Agglomération Creilloise - Lorieux Clarisse - Barbedor Isabelle
Isabelle Barbedor

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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