Dossier d’œuvre architecture IA80003717 | Réalisé par
Barbedor Isabelle
Barbedor Isabelle

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.

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  • inventaire topographique, Amiens métropole
  • patrimoine funéraire
Ancien cimetière de Camon (détruit)
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
  • (c) Département de la Somme

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Grand Amiénois - Amiens
  • Commune Camon
  • Adresse ancienne rue des Fossés
  • Dénominations
    cimetière
  • Parties constituantes non étudiées
    croix de cimetière

Comme à Longueau, l'ancien cimetière de Camon, bien documenté pour la période du 19e siècle, présentait la particularité de ne pas être contigu à l'église. Il s'étendait, en parcelle d'angle, à l'est de la rue des Fossés. Le plan d'aménagement de 1879 montre qu'il était divisé en deux parties, indice d'un possible extension. Les allées de desserte en patte d'oie, comme à Vers-sur-Selle, menaient aux sépultures non délimitées.

Le cimetière sera supprimé en 1880, puis loti, après 1895, date de l'aliénation des terrains par la commune.

Documents figurés :

Un plan réalisé en 1879 (doc. 1) figure les aménagements projetés (allées).

Sources :

Les sources conservées aux archives départementales (série O) indiquent qu'en 1832, le cimetière est entouré d'une haie vive ; la fabrique a l'intention d'intenter un procès à une famille du village qui a pratiqué une ouverture et ménagé un chemin, pour faciliter sa traversée. La fabrique est alors usufruitière des produits de la vente des herbes et des arbres qu'il contient. Trois concessions à perpétuité sont concédées en 1855, en 1857 et en 1859. L'année suivante, la commune refuse de définir des tarifs de concessions pour les sépultures privées. Le cimetière "suffit au besoin de la population à la condition de n'en distraire aucune portion pour des sépultures privées qui occupent relativement de grands espaces de terrain. [...] afin de ne pas gêner les habitants dans leurs droit (sic) aux sépultures communes, [...] il n'y a plus lieu d'accorder de concessions pour des sépultures privées ; il [le maire] regrette que l'étendue du cimetière le force à prendre une décision qui n'est pas en rapport avec les instructions de monsieur le préfet".

Règlement et tarifs sont définis en 1868, à la suite d'un conflit lié à la création d'une "barrière en pierre reliée par des barres de fer", clôture qui "constitue et présente tous les caractères d´un terrain destiné à une sépulture particulière".

Un témoignage de 1876 indique que le cimetière est devenu trop petit et qu'"on ne peut plus se faire enterrer sur son emplacement" ; "on désigne la place qui convient sans avis de M. le curé ni d´aucun membre de l'administration municipale, c´est l'usage". Le maire considère que le cimetière est trop proche des habitations mais pas insalubre, il nécessite la construction d´un mur "pour le mettre à l'abri des profanations des animaux" et d'un règlement pour "sauvegarder les droits de chacun".

En 1879, le rapport du médecin des épidémies dénonce son insalubrité, sa proximité des habitations, l'impossibilité de son agrandissement et sa situation sur un point haut de la commune, drainant les eaux de pluie et préconise son déplacement, auquel s'opposent les habitants (annexe).

Après son abandon, en 1880, le cimetière est vendu en 1895.

  • Période(s)
    • Principale : Moyen Age , (incertitude)
  • Typologies
    cimetière indépendant (graveyard) ; séparé de l'église par une rue
  • État de conservation
    détruit
  • Statut de la propriété
    propriété publique

Documents figurés

  • Camon. Projet d'aménagement du cimetière, dessin, 1879 (AD Somme ; 99 O 1010).

Annexes

  • Pétition des habitants de Camon (1879)
Date d'enquête 2005 ; Date(s) de rédaction 2005
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Barbedor Isabelle
Barbedor Isabelle

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.

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