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Ancien couvent de Visitandines, dit de la Visitation, devenu grand séminaire, puis Archives départementales et Direction régionale des Affaires culturelles (DRAC)

Dossier IA80000167 réalisé en 1983

Fiche

Œuvres contenues

Genre de soeurs de la Visitation
Destinations couvent, séminaire, archives, établissement administratif
Parties constituantes non étudiées chapelle, parc, ferme, pensionnat, ouvroir, aumônerie, infirmerie
Dénominations couvent
Aire d'étude et canton Grand Amiénois
Adresse Commune : Amiens
Adresse : rue Saint-Fuscien , rue Henri-Daussy

L'ancien couvent de la Visitation

En 1839, les visitandines font l'acquisition d'un terrain, rue Saint-Fuscien, sur lequel se trouvent de "vieux bâtiments", qui sont partiellement conservés pour servir de logement durant la construction du nouveau couvent. Le plan de la propriété (ill.) figure des bâtiments de plan en L, bordés à l'ouest d'une pépinière et à l'est d'un vaste parc à l'anglaise.

La construction du nouveau couvent est réalisée de 1839 à 1841, par les entrepreneurs Vast et Tattegrain, sur les plans de l'architecte Jean Herbault, qui conçoit deux autres couvent de visitandines à Boulogne et à Orléans, dans les années 1840-1850.

Le couvent présente alors un plan très comparable à celui de la Visitation de Montpellier adapté de celui de la maison mère d'Annecy par Jean Bonnassier (1650-1656), avec une répartition identique des fonctions et des espaces.

En 1844, les religieuses font l'acquisition de 24 des 38 lots disponibles, de la Cité Sainte-Marie, lotissement créé deux ans plus tôt au sud de leur propriété, pour construire une ferme et agrandir le parc (ill.). Deux plans de la ferme sont dessinés par l'architecte Moitié, établi à Paris (ill.).

Entre 1848 et 1856, le couvent est agrandi (à l'est, côté jardin) de nouveaux bâtiments destinés à abriter un pensionnat (parloir, dortoir, salle de récréation), pensionnat qui sera lui aussi agrandi entre 1860 et 1865. Un mur de clôture du jardin est construit en 1856 et 1857 et une maison est aménagée pour le jardinier, en 1858.

De 1860 à 1865, les visitandines font construire une infirmerie, rue Saint-Fuscien, et font surélever une partie des bâtiments.

Une annotation manuscrite portée sur une vue cavalière du couvent (ill.) désigne les terrains vendus en 1893, au sud de l'actuelle rue Henri-Daussy. La description de l'ensemble des bâtiments et leur affectation, au début du 20e siècle, est connue par l'affiche de vente publiée en 1908 (ill. et annexe).

La suppression des congrégations, en 1904, entraîne l'exil de la communauté en Belgique.

Le grand séminaire

En 1908, le couvent est acquis par l'évêque d'Amiens et devient un grand séminaire jusqu'en 1962.

Durant la première guerre mondiale, le grand séminaire est transformé en hôpital militaire et les séminaristes s'installent rue Amiral-Courbet, dans une maison prêtée par l'œuvre de la protection sociale de la Jeune Fille.

En octobre 1919, les séminaristes reprennent possession de l'immeuble, dont les réparations sont terminées. En 1939-1940, les séminaristes sont évacués à Tours et les bâtiments à nouveau transformés, pour partie en hôpital militaire.

Des travaux considérables, sous la conduite de l'architecte Antoine sont réalisés à partir de 1955 (réfection de la toiture, installation électrique, installation de lavabos dans les cent chambres du premier étage, réfection des sanitaires et pose du tout à l'égout) jusqu'en 1969.

La baisse des effectifs du séminaire, qui passe de 83 en 1934 à 65 en 1948 et à 23 en 1958. A cette date, un regroupement des séminaires de Soissons, Reims et Amiens est envisagé à Issy-les-Moulineaux mais aucun n'est décidé à fermer. Mgr Stourm décide donc le maintien à Amiens et augmente le nombre d'années d'étude (qui passe de 5 à 6) : deux années de philosophie, une année de théologie fondamentale, trois années de théologie (avec départ au service militaire après la première année de théologie).

Le grand séminaire ferme finalement ses portes en octobre 1962 : les quinze séminaristes iront terminer leurs études à Soissons avec deux des professeurs.

Les Archives départementales et la DRAC

Des travaux de restauration sont commencés en 1975, sous la direction de l'architecte en chef des bâtiments civils et palais nationaux Claude Aureau. Le bâtiment abrite les services des archives départementales, depuis 1977, date à laquelle le parc est ouvert au public, et la Direction des Affaires Culturelles de Picardie depuis 1986. Démolition du bâtiment infirmerie rue Saint-Fuscien en 1979.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle, 3e quart 19e siècle
Dates 1839, daté par source
1848, daté par source
1860, daté par source
Auteur(s) Auteur : Herbault Jean,
Jean Herbault (1807 - 1880)

Architecte établi à Amiens en 1841, domicilié 2 rue Napoléon (actuelle rue Lamarck), en 1862 (annuaires).

Né à Paris en 1807, fils de Pierre H. menuisier-ébéniste à Paris, il vient à Amiens en 1833.

Il travaille en collaboration avec l'architecte départemental Cheussey (restauration de la Cathédrale d'Amiens de 1834 à 1844).

Ami de la famille Duthoit, qui collabore étroitement à son chef d'oeuvre : la Visitation de Boulogne-sur -Mer détruite pendant la dernière guerre. Il est également l'auteur du monastère de la Visitation d'Orléans (1840-1850).

Architecte des Hospices et du Département de 1849 à 1858.

Il reçoit d'importantes commandes : le château de Regnière-Ecluse, l'hôtel de Franqueville, l'hôtel de Forceville et la gendarmerie d’Amiens.


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architecte, attribution par source
Auteur : Vast père et fils, entrepreneur, attribution par travaux historiques
Auteur : Tattegrain, entrepreneur, attribution par travaux historiques
Auteur : Duthoit Aimé, dit(e) dit Duthoit fils,
Aimé Duthoit , dit(e) dit Duthoit fils (1803 - 1869)

Sculpteur. Fils de Louis Joseph Duthoit et père de l'architecte Edmond Duthoit.


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sculpteur, attribution par source
Auteur : Duthoit Louis, dit(e) dit Duthoit fils,
Louis Duthoit , dit(e) dit Duthoit fils (1807 - 1874)

Sculpteur. Fils de Louis Joseph Duthoit.


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sculpteur, attribution par source
Auteur : Moitié,
Moitié

Architecte établi à Paris, au milieu du 19e siècle.


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architecte, signature

L'édifice occupe une vaste parcelle traversante de plus de 22 hectares, actuellement desservie par la rue Saint-Fuscien (à l'ouest), la rue Vulfran-Warmé (à l'est) et la rue Legrand-Daussy (au sud). L'ensemble est séparé des propriétés voisines (au nord et au sud-ouest) par un mur de briques.

A l'est, le jardin public, aménagé dans l'ancien parc, conserve quelques arbres plantés au milieu du 19e siècle. Le long de la rue Vulfran-Warmé, le jardin est délimité par un mur bahut. Deux portails y donnent accès, l'un rue Vulfran-Warmé, l'autre rue Legrand-Daussy. Une aire de jeux pour les enfants y a été installée.

Les bâtiments, actuellement affectés au service des Archives départementales et à la Direction régionale des Affaires culturelles, occupent la partie ouest du terrain. L'ensemble est construit en briques et couvert d'ardoises.

L'accès principal [aux Archives départementales], rue Saint-Fuscien, s'effectue par un portail et une porte piétonne, ménagées dans une grille en fer forgée fixée sur un mur bahut, qui ferme la cour d'entrée (ill.).

Cette cour est bordée à l'est par des bâtiments à étage carré de cinq travées, qui encadrent la chapelle (ill.) ; au sud, la cour est également délimitée par un bâtiment à étage carré de sept travées (ill.), au centre duquel un passage cocher donne accès à une cour (cour des Provisions). Au sud de cette cour (ill.), un autre passage cocher donne accès à un jardin (jardin de l'infirmerie).

L'accès aux bâtiments de l'ancien couvent s'effectue, depuis la cour des Provisions, par deux portes menant à la galerie du cloître, aujourd'hui vitrée. La galerie dessert l'ensemble des salles du rez-de-chaussée, en particulier (au sud) la salle de lecture des Archives départementales aménagée dans l'ancien réfectoire. Au nord, la galerie donne accès à la chapelle et à une salle de conférence.

Depuis la rue Legrand-Daussy, on accède par une porte cochère, à la cour de l'ancienne ferme du couvent, dont les bâtiments délimitent la cour sur trois côtés (ill.). L'accès aux espaces occupés par la Direction régionale des Affaires culturelles s'effectue depuis cette cour, dans l'aile prolongeant le bâtiment d'origine, qui ferme le jardin de l'infirmerie, à l'est. Seul le bâtiment orienté sur le parc (ill.) compte deux étages de combles aménagés sous un toit à longs pans brisés.

La chapelle

Construite en briques et couverte d'ardoises, la chapelle présente une façade occidentale aveugle, couronnée par un fronton triangulaire et cantonnée par deux pilastres d'ordre ionique. L'édifice, de plan en équerre, comprend deux nefs perpendiculaires prolongeant le chœur ; celle des religieuses au sud, qui communique avec la galerie du cloître au rez-de-chaussée, est également visible depuis une grande baie à l'étage (ill.) ; celle des fidèles, à l'ouest, accessible depuis la cour d'entrée, est surmontée d'une tribune. Les deux vaisseaux sont couverts d'une voûte en berceau.

Le chœur est surmonté d'une coupole octopartite sur pendentifs, supportée par huit colonnes cannelées. Cette coupole est ornée de peintures murales. Le dôme est couvert d'une toiture en cuivre (ill.). Le dallage du sanctuaire est en marbre noir et rouge de Flandre, en marbre blanc et vert formant une étoile et son cadre.

La nef des fidèles est également dallée en marbre, contrairement à celle des religieuses qui est parquetée.

Murs brique
Toit ardoise
Étages sous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble, 2 étages de comble, 1 vaisseau
Couvrements voûte en berceau
coupole
Couvertures toit à longs pans
dôme circulaire
toit à longs pans brisés
Techniques sculpture
peinture

L'ancien couvent de la Visitation présente, à l'origine, un plan très proche de celui de Montpellier, lui-même adapté du modèle de la maison d'Annecy par l'architecte Jean Bonnassier (1650-1656).

L'emprise actuelle (ancien couvent et jardin public) est amputée d'une grande partie du jardin potager, qui s'étendait au sud.

Ce dossier établi par Nathalie Mette en 1997 lors d'une enquête thématique sur les édifices religieux d'Amiens fait suite à une étude réalisée par Martine Plouvier, en 1983. Il a été mis à jour et enrichi par Isabelle Barbedor en 2002 et 2015 dans le cadre de l'inventaire topographique d'Amiens métropole.

L'intégralité du dossier est consultable au centre de documentation de l'Inventaire et du Patrimoine culturel.

Statut de la propriété propriété publique
Protections inscrit MH, 2009/07/16
Précisions sur la protection

Tous les bâtiments, façades et toitures, du couvent, dont la chapelle, le cloître et ses galeries, l'oratoire dédié à la Vierge Marie en son centre, en totalité, et l'emprise foncière des sols du parc en totalité (cad. EI 228, 236 à 238) : inscription par arrêté du 16 juillet 2009.

Annexes

  • Affiche de vente donnant la description du couvent en 1908 (coll. part.)

    Affiche de vente donnant la description du couvent en 1908 (coll. part.)

    "[...]

    Désignation :

    Une vaste propriété sise à Amiens rue Saint-Fuscien, 61

    Composée de plusieurs corps de bâtiments, chapelle, cours, jardins et dépendances, repris au cadastre sous les n° 24 à 36 de la section 14, pour une contenance totale de 2 hectares 26 ares 82 centiares, et dont la désignation suit :

    1° BÂTIMENT A, construit en maçonnerie de briques, comprenant au rez-de-chaussée : lavoir, grande cuisine et office avec sol en bitume, réfectoire avec plancher de sapin et lambris au pourtour sur 1 m 80 de haut, petite pièce servant de lampisterie, dégagement d’escalier conduisant aux étapes supérieures ; sous l’escalier porte d’entrée de la cave située sous le bâtiment C ;

    Au 1er étage, couloir sur lequel s’ouvre de chaque côté 7 chambres, pallier à chaque extrémité ; au 2e étage, sous brisis corridor donnant accès à la lingerie et à une grande chambre de toilette, grenier au-dessus, couvert en ardoises. Sur le reste du bâtiment au-dessus du premier étage, grenier à combles apparents, également couvert en ardoises.

    2° BÂTIMENT AA, construit en maçonnerie de briques, élevé d’un rez-de-chaussée, comprenant vestibule donnant à gauche accès à un grand jardin et à droite à la cage d’escalier conduisant aux étages supérieurs, ensuite corridor sur lequel s’ouvre à gauche un laboratoire, à droite la pharmacie, et conduisant à trois pièces à usage d’infirmerie ; au 1er étage : palier, corridor sur lequel s’ouvrent à droite, la lingerie, composée de deux pièces et au bout la grande salle du chapitre ; au 2e étage : deux dortoirs et cinq chambres sous brisis, grenier au-dessus plafonné et couvert en ardoises.

    3° BÂTIMENT B, construit en maçonnerie de briques, élevé, d’un rez-de-chaussée, composé de 3 pièces avec plancher sur le sol, vestibule avec grand escalier conduisant aux étages supérieurs. Au 1er étage : grand palier, couloir sur lequel s’ouvrent 7 chambres à droite et 7 chambres à gauche ; au 2e étage sous brisis : 3 salles de classes, grenier au-dessus couvert en ardoises.

    4° BÂTIMENT C, construit en maçonnerie de briques, élevé d’un rez-de-chaussée composé de 4 pièces, d’un étage avec une pièce à usage de réfectoire et petite pièce servant de chapelle, grenier au-dessus à combles apparents couverts en ardoises.

    5° BÂTIMENT D, construit en maçonnerie de briques, comprenant au rez-de-chaussée grand bûcher, petite pièce, salle de bains, 3 cabinets d’aisances, d’un étage avec une petite chambre, cabinets d’aisances, 2 grandes pièces et 1 cabinet d’aisance, grenier au-dessus couvert en ardoises.

    6° BÂTIMENT E, construit en maçonnerie de briques, comprenant au rez-de-chaussée, à droite du dégagement sur lequel s’ouvre sur la grande porte intérieure donnant accès dans l’établissement : 2 petites pièces servant de salle d’attente et une autre à la suite servant de tour ; à gauche, grand couloir avec 3 pièces à usage de parloir, séparées chacune en deux parties par une cloison et une double grille en fer avec volets puis une petite chambre, à la suite du vestibule avec cage d’escalier, oratoire ;

    Au 1er étage : au-dessus des salles d’attente et du tour, 5 chambres ; au-dessous des parloirs, 3 pièces servant de parloirs séparées en 2 parties par une cloison et une double grille en fer avec volets, puis une petite pièce, vestibule et galerie donnant sur le chœur des religieuses ;

    Au 2e étage, une grande pièce, 1 petit cabinet, 2 autres pièces : dans le grenier, mansarde à usage de vestiaire, le reste du grenier à combles apparents, couvert en ardoises.

    7° BÂTIMENT F, construit en maçonnerie de briques, composé d’un rez-de-chaussée à usage de chœur des religieuses, sol en plancher de chêne, grille double en fer le séparant de la chapelle et fixée au mur une statue de chaque côté de cette grille.

    8° BÂTIMENT H, galerie en maçonnerie de briques conduisant à la sacristie, couverte par un toit de zinc avec parties vitrées.

    9° BÂTIMENT J, construit en maçonnerie de briques, couloir sur lequel donnent les confessionnaux, couvert par un toit en zinc.

    10° BÂTIMENT J’’, construit en maçonnerie de briques, élevé d’un rez-de-chaussée comprenant une grande pièce à usage de parloir du pensionnat, couvert d’un toit en zinc avec vitrage, sur le côté pièce à usage de tour.

    11° BÂTIMENT K, construit en maçonnerie de briques, élevé d’un rez-de-chaussée composé d’une grande pièce partagée en deux servant de sacristie pour les sœurs et pour l’aumônier. L’entrée de celle des sœurs donne sur le chœur des religieuses et celle de l’aumônier est située dans la chapelle derrière l’ancien emplacement du maître autel : bel escalier en spirale conduisant au 1er étage et au grenier ; d’un premier étage avec deux pièces ; grenier au-dessus couvert en ardoises.

    12° BÂTIMENT L, construit en briques et pierres, à usage de grande chapelle ; dans la cour d’entrée : perron de neuf marches donnant accès dans la chapelle, rampe en fer et grille autour du parvis ; de chaque côté du perron, 2 statues en pierre représentant à droite Marie de Chantal, à gauche François de Sales ; grande porte d’entrée en bois plein, sol de la chapelle en dalles noires et blanches, petite grille en fer peinte séparant la nef du chœur, sol en granit rouge et noir avec dessin, au-dessus grande coupole vitrée avec huit peintures représentant des personnages religieux. A droite se trouve la grille séparant la chapelle du chœur des religieuses ; au-dessus de la porte d’entrée grande tribune. Grenier au-dessus de la chapelle couvert en ardoises.

    13° BÂTIMENT M, construit en maçonnerie de briques, élevé d’un rez-de-chaussée composé d’une grande pièce pour l’aumônier, d’une autre pièce à l’étage, grenier au-dessus couvert en ardoises.Dans le vestibule d’entrée, porte donnant sur une grande cour en partie dépravée.

    14° BÂTIMENT N, construit en maçonnerie de briques élevé d’un rez-de-chaussée composé de 3 grandes pièces à usage de parloirs ; d’un 1er étage avec 3 chambres, grenier au-dessus couvert en ardoises.

    15° BÂTIMENT O, à gauche de la porte d’entrée, servant de logement au jardinier, élevé d’un rez-de-chaussée composé de 2 petites pièces éclairées par le toit, couvert en zinc.

    16° Au milieu de la cour intérieure, située entre les parloirs, l’économat, les grands et les petits offices, se trouve un petit bâtiment P, construit en maçonnerie de briques et pierres à usage de chapelle avec statue de la vierge posée sur un petit autel de bois. Ce bâtiment a un toit en forme de dôme couvert en zinc.

    17° BÂTIMENT R, construit en briques élevé d’un rez-de-chaussée, composé de 4 pièces à usage de classes, grande chambre des assemblées, à la suite salle de repassage avec fourneau, cabinet d’aisances et cage d’escalier conduisant au 1er étage. A cet étage couloir avec à droite six petites chambres, à la suite salle de la bibliothèque, cabinet d’aisances ; au 2e étage, 2 salles de classes, à la suite immense dortoir de 55 m sur 10 mètres sous brisis avec grenier au-dessus couvert en ardoises.

    18° Bâtiment isolé du monastère au bout de la grande chambre des assemblées (lettre Q), à usage de basse-cour, construit en maçonnerie de briques, comprenant au rez-de-chaussée : cuisine, vacherie, étables, remise, porte-cochère donnant sur la rue Henri Daussy, écurie, magasin pour le jardinier, autre remise, petit bâtiment et étables à porcs.

    19° BÂTIMENT S, construit en maçonnerie de briques, élevé d’un rez-de-chaussée comprenant une grande salle de récréation avec façade vitrée sur le jardin, sol en bitume, grand vestibule avec escalier conduisant à l’étage et porte donnant sur un très grand jardin.Au 1er étage, grande pièce avec un petit cabinet, grenier au-dessus couvert en ardoises.

    Le tout tenant d’un côté au nord à la Congrégation et à plusieurs, d’autre côté au sud à M. Delfosse, à la rue Henri Daussy, et à plusieurs d’un bout à la rue Vulfran-Warmé et par devant à la rue Saint-Fuscien.

    [...]"

Références documentaires

Documents d'archives
  • Affiche de vente par adjudication du couvent de la Visitation d'Amiens, 1908, Amiens : Yvert & Tellier (coll. part.).

Documents figurés
  • La Visitation Sainte-Marie d'Amiens. Plan de masse de la propriété 1° lors de l'acquisition et 2° après la construction du monastère, dessin par J. Herbault, 22 octobre 1839 (coll. part.).

  • Plan de masse pour l'orientation des coupes et élévations, dessin par J. Herbault, [s. d.], (coll. part.).

    registre 1, p. 14.
  • La Visitation Sainte-Marie d'Amiens. Construction du monastère. Coupes et élévations principales, dessin par J. Herbault, vers 1839 (coll. part.).

    registre 1, p. 16.
  • La Visitation Sainte-Marie d'Amiens. Construction du monastère. Plan de masse des bâtiments pour servir à faire connaître la division des métrés ci-joints en 23 parties distinctes, dessin par J. Herbault, vers 1839 (coll. part.).

  • Plan des fondations du monastère construit sous la supériorité de la très honorée mère Louis de Sales de Condé de 1839 à 1841 dressé et offert par J. Herbault son très respectueux et très humble serviteur et architecte pour être déposé dans les archives de la communauté, dessin par J. Herbault, vers 1839-1841 (coll. part.).

    registre 1, p. 7.
  • Plan du rez-de-chaussée du monastère construit sous la supériorité de la très honorée mère Louis de Sales de Condé de 1839 à 1841 dressé et offert par J. Herbault son très respectueux et très humble serviteur et architecte pour être déposé dans les archives de la communauté, dessin par J. Herbault, vers 1839-1841 (coll. part.).

    registre 1, p. 8.
  • Coupes et élévations principales, dessin par J. Herbault, vers 1839-1841 (coll. part.).

    registre 1, p. 15.
  • Plan du 1er étage du monastère construit sous la supériorité de la très honorée mère Louis de Sales de Condé de 1839 à 1841 dressé et offert par J. Herbault son très respectueux et très humble serviteur et architecte pour être déposé dans les archives de la communauté, dessin par J. Herbault, vers 1839-41 (coll. part.).

    registre 1, p. 10.
  • Plan des greniers et des combles du monastère construit sous la supériorité de la très honorée mère Louis de Sales de Condé de 1839 à 1841 dressé et offert par J. Herbault son très respectueux et très humble serviteur et architecte pour être déposé dans les archives de la communauté, dessin par J. Herbault, vers 1839-1841 (coll. part.).

    registre 1, p. 12.
  • Plan de la ferme et élévation du bâtiment sud, dessin par Moitié architecte, [s. d.] (coll. part.).

  • Plan et élévation du bâtiment sud de la ferme, dessin par Moitié architecte, [s. d.] (coll. part.).

  • Plan général du monastère de la Visitation Sainte-Marie d'Amiens après les agrandissements opérés en 1844, dessin, par J. Herbault, vers 1844 (?).

  • Visitation Sainte-Marie. Construction d'une nouvelle salle d'assemblée et appropriations diverses, dessin par Herbault architecte, 1853 (coll. part.).

  • Visitation Sainte-Marie d'Amiens. Plan du 1er étage, dessin par J. Herbault, 1854 (coll. part.).

    registre 1, p. 11.
  • Visitation Sainte-Marie d'Amiens. Plan du 2e étage, dessin par J. Herbault, 1854 (coll. part.).

    registre 1, p. 13.
  • Visitation Sainte-Marie d'Amiens. Plan du rez-de-chaussée, dessin, 1854 (coll. part.).

  • Plan général du monastère de la Visitation Sainte-Marie d'Amiens après les changements, agrandissements et appropriations apportés à la distribution primitive par suite de l'établissement du pensionnat de 1848 à 1854, dessin, 1854 (coll. part.).

    registre 1, p. 9.
  • Nouveaux plans des divers étages relevés après les changements et agrandissements nécessités principalement par l'établissement du pensionnat de 1844 à 1865. Plan d'ensemble, dessin, par J. Herbault, 1er janvier 1866 (coll. part.).

    registre 2, p. 6.
  • [Visitation d'Amiens]. Plan des caves et des fondations, dessin, par J. Herbault, 1866 (coll. part.).

    registre 2, p. 1.
  • [Visitation d'Amiens]. Plan de l'entresol, dessin, par J. Herbault, 1866 (coll. part.).

    registre 2, p. 2.
  • [Visitation d'Amiens]. Plan du rez-de-chaussée, dessin, par J. Herbault, 1866 (coll. part.).

    registre 2, p. 3.
  • [Visitation d'Amiens]. Plan du 1er étage, dessin, par J. Herbault, 1866 (coll. part.).

    registre 2, p. 4.
  • [Visitation d'Amiens]. Plan du 2e étage, dessin par J. Herbault, 1866 (coll. part.).

    registre 2, p. 5.
  • Monastère de la Visitation. Menuiserie du réfectoire, dessin, par de Metz, 21 novembre 1878 (coll. part.).

    plan n°11.
  • Le monastère de la Visitation Sainte-Marie, façade sur le jardin, lithographie par Le Bihan, 2e moitié 19e siècle (coll. part.).

  • 618. Amiens. Le Grand séminaire, carte postale, début 20e siècle (coll. part.).

  • Amiens. Grand Séminaire. La cuisine, photographie, 20e siècle (coll. part.).

  • Amiens. Grand Séminaire. Façade sur le jardin, carte postale, 20e siècle (coll. part.).

  • Amiens. Grand Séminaire. La chapelle [vue de la nef des fidèles], carte postale, H. Crampon Photo Amiens, 20e siècle (coll. part.).

  • Amiens. Grand Séminaire. Le réfectoire, carte postale, H. Crampon Photo Amiens, 20e siècle (coll. part.).

  • Amiens. Grand Séminaire. La chapelle [le maître-autel], photographie, 20e siècle (coll. part.).

  • L'ancienne salle de théologie du Grand séminaire, photographie (coll. part.).

  • Amiens. Grand Séminaire. Premier étage, carte postale, H. Crampon Photo Amiens, 20e siècle (coll. part.).

  • Amiens. Grand Séminaire. Jardin, carte postale, H. Crampon Photo Amiens, 20e siècle (coll. part.).

Bibliographie
  • Amiens. Ancienne Visitation Sainte-Marie. Réd. M. Plouvier, Cl. Veyssière-Pomot et al. Amiens : Yvert et Cie, 1986.

  • DUTHOIT, Aimé et Louis. Le vieil Amiens. Amiens : typographie et lithographie T. Jeunet, 1874 ; rééd. Amiens : CRDP, 1978.

    p. X.
  • ESTIENNE, Jean. Le grand séminaire d'Amiens. Ancien couvent de la Visitation. In : DENTIN, Paul. Cinq ans de Grand Séminaire, 1919-1924. [s.l.] : A. et J. Picard, 1978.

    p. 92-96.
  • GOZE, Antoine. Histoire des rues d'Amiens. Amiens : Alfred Caron imprimeur éditeur, 1861.

    tome 4, p. 158-161.

Liens web

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Plouvier Martine - Mette Nathalie - Barbedor Isabelle
Isabelle Barbedor

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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