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Ancien hôtel Broutin, devenu poste de Saint-Amand-les-Eaux, puis perception

Dossier IA59004374 réalisé en 2012

Fiche

Les archives publiques et privées étant peu accessibles ou inexistantes pour documenter l'habitat, l'existence dans les archives publiques de ce projet de transformation d'une maison bourgeoise, datant de la seconde moitié du XIXe siècle, en bureau des postes permet d'illustrer un mode d'habiter à Saint-Amand-les-Eaux.

De plus, cette transformation témoigne de l'importance que le bureau de poste prend dans les stations thermales*, même si à Saint-Amand-les-Eaux, la station thermale est à l'extérieur du centre. Ici, le développement industriel contribue certainement autant à l'installation de cet établissement.

* lettre du sous-secrétaire d'Etat des Postes et Télégraphes adressée au maire de Vichy en 1929 : [...], les stations concurrentes étrangères ...ont consenti d'immenses sacrifices pour la construction d'Hôtels des Postes, véritables bureaux de renseignements où la clientèle trouve réunies, avec le confort le plus moderne, toutes les facilités pour satisfaire ses besoins les plus divers."...

Destinations hôtel, poste, perception
Dénominations hôtel
Aire d'étude et canton Saint-Amand-les-Eaux - Saint-Amand-les-Eaux
Adresse Commune : Saint-Amand-les-Eaux
Cadastre : 2013 BO 62
Précisions

Cet édifice a été construit à la fin du 19e siècle ou au début du 20e siècle. Il est vendu par son propriétaire René Broutin, capitaine d'artillerie pour la somme de 22 000 F vers 1910 à la commune afin d'être transformé en hôtel des postes. La commune estime le bureau de poste - installé jusqu'alors dans un hôtel particulier du 18e siècle situé rue du Prévôt (actuellement rue Casimir-Davaine) - de taille insuffisante et en décide le déplacement dans un immeuble plus vaste.

La délibération du conseil municipal permet à la commune de contracter un emprunt pour l'acquisition de cet hôtel et en confie la transformation à l'architecte valenciennois Edmond Lemaire pour un coût de 18 000 francs. L'adjudication des travaux est faite le 26 juin 1911 et les travaux sont réalisés par l'entrepreneur Bonnet. La réception définitive des travaux a lieu le 8 février 1913.

Lors de l'enquête, l'édifice abrite le centre des impôts et une nouvelle poste a été installée à l'angle de la rue Thiers et de la rue Casimir-Davaine.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle
Dates 1913, daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Lemaire Edmond (architecte).

Cet immeuble est situé dans le centre bourg, dans une rue qui relie le centre ancien avec des rues qui sont en cours de lotissement au cours du premier quart du XXe siècle.

La maison bourgeoise était organisée autour d'une cour intérieure donnant sur un jardin situé à l'arrière de la parcelle. Au rez-de-chaussée, différentes salles (salon, salle de musique) étaient disposées sur la rue et de part et d'autre de l'entrée, qui, large, rappelle la porte cochère et donne directement sur la cour.

Les pièces étaient accessibles depuis l'entrée et s'ouvraient en enfilade, à l'exception des pièces de service (buanderie, cuisine, remise) situées à l'arrière des pièces nobles et accessibles depuis la cour. L'escalier à rampe simple donnant accès aux chambres de l'étage était disposé latéralement, derrière le salon, dans une tourelle coiffée d'une flèche. Seul cette tourelle en saillie sur la façade latérale de l'édifice lui donne de l'importance.

La façade est sobre, composée d'une alternance de brique de couleur rouge et peinte en blanc, rappelant la mise en oeuvre en "rouge barre" régionale, scandée et soulignée par des bandeaux et chaînages peints.

Murs brique enduit partiel
Toit ardoise
Étages 1 étage carré, étage de comble
Couvrements
Couvertures toit à plusieurs pans brisés
toit en pavillon
flèche polygonale
Escaliers escalier intérieur : escalier droit, cage ouverte
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Luchier Sophie