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Ancienne demeure Châtel-Postel

Dossier IA80010792 réalisé en 2020

Fiche

Parties constituantes non étudiéescour, jardin, portail, conciergerie
Dénominationsdemeure
Aire d'étude et cantonCommunauté de communes du Val de Somme
AdresseCommune : Villers-Bretonneux
Adresse : 9 rue
de Péronne
Cadastre : 1933 A2 369, 369bis, 370

La demeure est construite pour Léon Châtel-Postel, gendre de François Postel-Dubois, qui prend la direction de la fabrique entre 1851 et 1863 et fait construire une filature achevée en 1866 et une nouvelle demeure sur un terrain attenant. Elle est ensuite occupée par ses successeurs : Edmond Delaux-Châtel, puis son fils Robert jusqu'au milieu du 20e siècle.

Le descriptif des dommages de guerre donne la composition de la propriété à la veille de la première guerre mondiale : "Un bâtiment d’habitation en retrait de la rue, composé d’un corps principal flanqué de deux pavillons et deux annexes en pignons, l’une contenant la cuisine et des dépendances, l’autre un jardin d’hiver. Marquise en ferronnerie d’art entre les pavillons. Couloir vitré entre l’annexe formant cuisine et le mur de l’usine. Cour pavée et gazonnée grille monumentale fixe et porte cochère avec fronton et deux portillons. Pavillon à droite : sellerie, écurie, remise, chenil à la suite clôturé de grilles en fer forgé. Dépendances à la suite comportant basse-cour, bâtiments sur la rue à usage d’écurie et logement de jardinier. Cour clôturée de murs avec étables, poulaillers et hangar en appentis. A l’arrière des divers bâtiments de dépendances de l'habitation et de l'usine : jardin et parc clôturé de murs et grilles ; jardin en retour jusqu’à la route de Corbie".

Les plans accompagnant le descriptif donnent une représentation assez précise. La demeure, qualifiée de château, commande un vaste terrain de forme irrégulière en T, joignant la route de Corbie, au nord de l'usine. Rue de Péronne, une "basse-cour" occupe l'angle sud-est de la propriété. Elle comprend dépendance, hangar et étable. Le logis ouvre sur une cour d'honneur au sud (côté rue) dans laquelle se trouvent une remise et deux logements destinés au personnel, en particulier une conciergerie à l'ouest. Au nord et à l'est, il ouvre sur des jardins dans lesquels se trouvent des espaces de loisir et de repos (tennis, châlet) et une serre à vigne. Une vaste pâture s'étend à l'est.

Les plans du rez-de-chaussée et de l'étage du logis renseignent la distribution intérieure. Au rez-de-chaussée, un vaste vestibule central dessert les espaces de réception et d'usage privé : petite salle-à-manger et bibliothèque, côté cour, grand salon et salle-à-manger "en suite" et salle de billard, côté jardin. Les deux ailes basses abritent cuisine, salle de bain et lingerie (à l'ouest) et un jardin d'hiver (à l'est). A l'étage, le vestibule dessert cinq chambres disposant d'un cabinet de toilette (commun à deux chambres à l'est et à l'ouest). Au centre, côté jardin, se trouve la grande chambre qui dispose d'un cabinet de toilette indépendant et d'une garde-robe. Le logis dispose d'un escalier principal et d'un escalier de service.

Période(s)Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle

La propriété occupe une parcelle desservie par la rue de Péronne, fermée par un mur bahut surmonté d'une grille et accessible par un portail ouvragé (monogramme CP). Elle se compose d'un bâtiment principal (logis) entre cour et jardin et de dépendances implantées perpendiculairement à la rue. Le tout construit en briques et couvert d'ardoises. Un parc arboré s'étend au nord.

Le logis, à deux pavillons en saillie, compte 4 niveaux (cave, rez-de-chaussée surélevé, étage carré et étage de comble) et présente une élévation antérieure à 3 travées pour le corps central et 2 travées pour chaque pavillon. Il est cantonné de deux ailes en rez-de-chaussée. Dans la cour, les dépendances se composent de deux pavillons en rez-de-chaussée implantés perpendiculairement à la rue. L'accès piéton à la cour est situé dans la proximité immédiate du pavillon ouest, indiquant son ancien usage de conciergerie. Ces deux pavillons en briques sont plus anciens que le logis.

La propriété semble avoir été divisée : route de Corbie, le terrain a été loti (coopérative agricole) ; route de Péronne, des bâtiments en rez-de-chaussée occupent le terrain de l'ancienne basse-cour.

Mursbrique
Toitardoise
Étagessous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
Couverturestoit à longs pans demi-croupe
Typologieslogis entre cour et jardin (3e quart 19e siècle)

La nouvelle demeure, construite vers 1866 pour Léon Châtel-Postel et dotée de nouveaux accommodements par Edmond Delaux-Châtel, à la veille de la Première guerre mondiale, témoigne du nouveau mode résidentiel des fabricants, qui s'installent hors du site industriel mais dans sa proximité immédiate, comme c'est aussi le cas de la demeure construite pour Théophile Delacour.

Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Somme. Série P. 3P799/6. Villers-Bretonneux. Matrices des propriétés 1830-1890.

  • AD Somme. Série R ; 10 R 1276. Dommages de guerre de l’usine de bonneterie Delaux-Châtel (1920-1928).

Documents figurés
  • Villers-Bretonneux. Plan cadastral. Section A, dite du Nord, feuille A2, 1933 (AD Somme 73W_CP_496_3).

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Barbedor Isabelle
Barbedor Isabelle

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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