Dossier d’œuvre architecture IA80010035 | Réalisé par
Fournier Bertrand (Rédacteur)
Fournier Bertrand

Chercheur de l'Inventaire du patrimoine - Région Hauts-de-France

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Barbedor Isabelle (Rédacteur)
Barbedor Isabelle

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.

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  • inventaire topographique, Val-de-Nièvre
Ancienne ferme Lancel, dite Chalet Lancel à L'Étoile
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Grand Amiénois - Picquigny
  • Commune L'Étoile
  • Adresse 111 rue du 8-mai-1945 , ancienne rue d' Amiens
  • Cadastre 1833 C 46 à 52  ; 1978 AE 225 à 228
  • Dénominations
    ferme
  • Appellations
    Chalet Lancel
  • Parties constituantes non étudiées
    étable à vaches, étable à chevaux, pigeonnier

L'ancien chalet Lancel tient son appellation commune de la forme de l'habitation et de son ancien propriétaire, connu depuis le début du 19e siècle. L'actuelle propriété s'étend sur plusieurs parcelles bâties et non bâties, visibles sur le cadastre napoléonien, qui seront réunies.

A la fin du 18e siècle, il appartient à la famille de Riencourt. Après la Révolution, la propriété appartient à Pierre-Antoine Lancel (1761-1841), cultivateur, qui y fait construire une maison à longs pans et croupes au bout du chemin d'accès à la propriété. Le plan par masse de culture de 1807 figure un long bâtiment, au nord de la parcelle, auquel mène un passage depuis la rue d'Amiens. Ce bâtiment n'est plus représenté sur le cadastre de 1833, sur lequel on distingue un bâtiment, en contrebas, à proximité de l'ancienne ruelle Frinquette.

Durant le 19e siècle, la propriété conserve son usage et reste dans la même famille. En 1894, la ferme est transmise à Aimé Lancel (1833-1911), notaire à Noyon. Selon la tradition orale et les recherches historiques menées G. Lancel, l'ancienne ferme est démolie et reconstruite vers 1899. Le recensement de population indique qu'Aimé Lancel y réside seul, en 1906. Occupée par les Allemands en 1940, la ferme est pillée et détruite en grande partie au cours de cette période. Seule une partie de l'habitation est épargnée.

Un plan des années 1950 (AP) renseigne sur la disposition et la composition des bâtiments de la ferme, qui s'étendaient au sud du pavillon délimitant une cour fermée. Le pavillon était prolongé à l'est par un corps de passage cocher surmonté d'un pigeonnier et des écuries. Le logement s'étendait également dans une aile en retour d'équerre en pan de bois, au sud, prolongé par des étables. Au sud de la cour se trouvaient des granges.

Une carte postale des années 1970 montre également le bâtiment en retour d'équerre, qui compte un étage carré, et le passage pigeonnier, en pan de bois.

Le chalet formait écran à une construction beaucoup plus rudimentaire en retour d'équerre.

La propriété comprend actuellement un logis implanté en cœur de parcelle. Une petite clôture délimite la propriété le long de la rue du 8-mai-1945 (ancienne rue d'Amiens).

Le logis présente la forme de trois petits pavillons juxtaposés construits en briques, celui du milieu coiffé d'un toit en bâtière, les deux latéraux, d'un toit en double bâtière, en tuiles flamandes. Les deux pavillons latéraux sont uniquement éclairés en façade nord. Le corps central est coiffé d'une toiture débordante et présente un décor de lambrequins en bois ; la pièce de l'étage dispose d'un balcon en bois.

La façade sud du corps central est masquée par un enduit. Un petit escalier droit extérieur permet l'accès à la pièce de l'étage de comble. Un appentis en béton est accolé à la façade sud du pavillon ouest.

Les traces d'un ancien escalier donnant accès à une aile (détruite) en retour d'équerre sont encore visibles contre le mur sud du pavillon est. L'emplacement des conduits de cheminée et la disposition des pavillons indiquent la présence de trois pièces au rez-de-chaussée et d'une pièce à l'étage, dans le corps central.

  • Murs
    • brique
    • béton parpaing de béton enduit
  • Toits
    tuile flamande mécanique
  • Étages
    en rez-de-chaussée
  • Couvertures
    • toit en double bâtière
    • toit en bâtière
  • Escaliers
    • escalier de distribution extérieur : escalier droit
  • Typologies
    pavillon
  • État de conservation
    vestiges
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Le châlet Lancel, construit en 1899 pour Aimé Lancel, constitue un vestige de l'ancienne ferme, qui se distinguait par l'originalité de ses dispositions. Le châlet en brique, petite construction pittoresque évoquant une villégiature, formait écran à l'ensemble des bâtiments de la ferme et surtout à une aile du logis, en retour d'équerre, contruits en pan de bois. Le petit châlet constituait-il une résidence pour l'ancien notaire de Noyon, qui vient s'installer à l'Etoile peu après sa construction ? C'est ce que suggère la partition nette des fonctions, qui se traduit par la disposition et les matériaux des bâtiments de la ferme et en particulier de l'aile de logis en retour d'équerre légèrement désaxée, que seule une petite porte mettait en communication avec le châlet.

Documents d'archives

  • AD Somme. Série P ; 3 P 296/8. L’Étoile. Matrice des propriétés bâties.

Documents figurés

  • L'Etoile. Plan cadastral : sections B et C, dessin à l'encre, à l'aquarelle et au lavis sur papier, 1833 (AD Somme ; 3 P 1613/7).

Date(s) d'enquête : 2012; Date(s) de rédaction : 2012
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Fournier Bertrand
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Barbedor Isabelle
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