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Ancienne fonderie et usine de construction mécanique Henry Basset, puis Bédu Gondry, Guénin, Ateliers de Saint-Sulpice, puis usine de robinetterie de la COGERO, puis COMAP, puis Griss-SAPAG et actuellement Pentair-SAPAG

Dossier IA00076507 réalisé en 1988

Fiche

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  • Parties constituantes

    • bureau
    • atelier de fabrication
    • stationnement
    • magasin industriel
Appellations Henry Basset, Bédu-Gondry, Eugène Guénin, Ateliers de Saint-Sulpice, COmpagnie GEnérale de RObinetterie (COGERO), COMAP, Griss-SAPAG, Pentair-SAPAG
Parties constituantes non étudiées bureau, atelier de fabrication, stationnement, magasin industriel
Dénominations fonderie, usine de construction mécanique, robinetterie
Aire d'étude et canton Santerre Haute-Somme - Ham
Adresse Commune : Ham
Adresse : 10 rue du Marais
Cadastre : 1985 B 22, 40, 42, 43, 47, 54 à 60, 64, 65

Une première fonderie et usine de construction mécanique, dirigée par Henry Basset, est attestée sur le site en 1849. Elle est reprise en 1869 par Bédu-Gondry, qui poursuit la construction de machines pour l'industrie sucrière et développe la fabrication de tuyaux de cuivre. L'établissement, décrit dans l'Almanach de Ham en 1883, apparait comme "l'un des plus beaux de Ham et de la région [...] et de tous ceux de son genre". L'entreprise devient un acteur incontournable de l'équipement des sucreries et construit d'ailleurs, en 1879, le premier modèle de diffusion continue, dit diffusion Perret, installée dans une usine de Roye. Ancêtre de la fameuse RT2, ce type de diffusion continue horizontale est aujourd'hui généralisée dans l'ensemble des sucreries. A la fin du 19e siècle ou au début du 20e siècle, Eugène Guénin entre dans le capital de la société, qui devient donc Bédu & Guénin. En 1909, l'industriel parvient à diriger seul l'entreprise de construction mécanique.

Fortement touchée lors des destructions de la ville de Ham en 1918, l'usine est reconstituée rapidement et fournit, dès 1920, le matériel et les vannes de l'importante sucrerie de la C.N.S.R. qui se construit parallèlement à Eppeville. Au décès d'Eugène Guénin, en 1929, la société devient la Société des Ateliers de Saint-Sulpice. Après la Seconde Guerre mondiale, les Ateliers de Saint-Sulpice font encore évoluer leur production vers la robinetterie industrielle. En 1946, la raison sociale de l'entreprise devient alors la COmpagnie GEnérale de RObinetterie (COGERO) Dans les années 1970, l'entreprise prend le nom de COMAP et de Pont-à-Mousson, en 1972. C'est à cette époque et grâce à l'apport de nouveaux capitaux qu'une modernisation complète du site est opérée. La plupart des bâtiments de production sont démolis pour laisser place à de nouveaux ateliers construits en 1972 et 1973. Les bureaux et une série de halles, dont les pignons sont masqués par une façade écran aveugle, sont les seuls éléments préservés datant des années 1960.

Devenue Gris-Sapag en 1986, l'entreprise passe entre les mains d'Alsthom en 1990. Elle possède un savoir-faire internationalement reconnu dans la robinetterie industrielle et technique, et notamment dans l'industrie de l'énergie hydro-électrique.

Equipement industriel et machines : A la fin du 19e siècle, l'usine est équipée de 20 forges et d'un tour de 20 tonnes servant à tourner les appareils de sucrerie.

Approche sociale et évolution des effectifs : En 1883, l'usine occupe 150 à 200 ouvriers. En 1962, l'usine compte plus de 100 salariés. En 1969, l'effectif est de 226 ouvriers. En 1988, l'usine n'emploie plus que 140 employés. A la fin de l'année 2015, les 132 salariés de l'usine sont menacés par l'annonce d'un plan social.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle, 1er quart 20e siècle, 3e quart 20e siècle, 4e quart 20e siècle
Dates 1849, daté par travaux historiques
1972, daté par tradition orale

Le site industriel est implanté en milieu urbain, sur 20450 m carrés, dont 1820 m carrés de surface bâtie. Tous les bâtiments anciens, du 19e siècle comme de la période de la Reconstruction de la Première Guerre mondiale, ont été détruits. Les parties les plus anciennes sont une série de halles, en brique, dont les pignons qui donnent sur la rue du Marais sont masquées par une longue façade écran en parpaings de béton et ciment enduit. Les bureaux, construits sur un plan massé avec décrochement, sont en parpaings de béton et ciment enduit. Ils présentent une élévation à un étage carré et combles à surcroît, avec toit en terrasse. La cage d'escalier qui dessert les étages est signalée par un traitement en dalle de verre sur toute la hauteur. Les autres bâtiments de production, beaucoup plus récents, sont construits en charpente métallique et parpaing de béton, recouverts d'un essentage de tôle.

Murs brique
essentage de tôle
pan de fer
parpaing de béton enduit
ciment enduit
verre
Toit ciment en couverture, tuile mécanique, verre en couverture
Étages 1 étage carré, comble à surcroît
Couvertures terrasse
toit à longs pans
pignon couvert
pignon découvert
Énergies énergie thermique

Ce dossier de recensement du patrimoine industriel de la Somme, établi en 1988 par Benoît Dufournier, a été mis à jour et enrichi par Bertrand Fournier en 2015 dans le cadre de l'enquête thématique régionale sur la Première Reconstruction industrielle.

Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents figurés
  • Ham, Saint-Sulpice. Plan cadastral, section B et partie développée. Section du Buisson Langlet. 1826 (AD Somme ; 3 P 2085/3).

  • Appareil de diffusion horizontal continue mis au point par Perret à la sucrerie Saint-Gilles de Roye en 1879 [et construit dans les ateliers Bedu-Gondry]. Gravure de L. Guiguet. "Histoire de l’industrie sucrière dans la région du Nord, Lille, 1891.

    p. 139, fig. 37.
Bibliographie
  • Petit Almanach de Ham. Ham. 1883.

  • CERCLE CARTOPHILE DE HAM ET SA REGION. L'industrie dans l'agglomération hamoise... hier et aujourd'hui. Ham : C.C.H., 2013.

    p. 39-43.
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Dufournier Benoît
Benoît Dufournier

Chercheur au service régional de l'Inventaire de 1985 à 1992, en charge du recensement du patrimoine industriel.


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- Fournier Bertrand