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Ancienne salle des fêtes Maguin, dite Le Stand, devenue magasin de commerce et logement

Dossier IA02010637 inclus dans Le village de Charmes réalisé en 2016

Fiche

Á rapprocher de

Appellations Maguin, Le Stand
Destinations magasin de commerce, logement
Dénominations salle des fêtes
Aire d'étude et canton Chaunois - Coucy-le-Château-Auffrique
Adresse Commune : Charmes
Adresse : 2 rue Victor-Hugo
Cadastre : 2015 AE 537 à 539

Après l'incendie de l'usine de construction mécanique en 1907, qui entraine la destruction d'une partie des ateliers, des bureaux et du local où la fanfare de l'entreprise avait coutume de répéter, Alfred Maguin décide de déplacer ce dernier en dehors de l'espace industriel pour le rapprocher de la vie communale. Le nouvel édifice est construit entre 1908 et 1911, à proximité immédiate de la nouvelle église, dont le chantier est mené en parallèle.

Au cours de la Première Guerre mondiale, l'édifice est fortement endommagé mais n'est pas totalement détruit. Les parties les plus endommagées sont refaites à l'identique, vraisemblablement sous la direction de l'architecte Joseph-Charles de Guirard de Montarnal, qui à la même époque, est chargé par l'industriel de réparer ou de reconstruire les édifices dont il est propriétaire. En 1948, l'entreprise décide de transformer le tiers de l'édifice en logements. D'après les cartes postales anciennes, il semble que cette partie était déjà aménagée en deux niveaux, percés d'ouvertures. Devenue la propriété de la Communauté de communes des Pays d'Oyse en 1999, l'ancienne salle des fêtes de l'entreprise Maguin est remaniée à la suite pour accueillir une épicerie sociale, et aujourd'hui un magasin commercial solidaire de vêtements.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle
Auteur(s) Personnalité : Maguin Alfred,
Alfred Maguin (1851 - 1935)

Alfred Louis Auguste Maguin nait le 18 août 1851. Ingénieur civil des mines, puis Industriel spécialisé dans la fabrication de couteaux et coupe-racines de l'industrie sucrière, il développe son entreprise à Charmes (Aisne). Homme politique.

Nommé Chevalier de la Légion d'honneur le 3 janvier 1892, puis Officier de la Légion d'honneur le 14 août 1900, puis Commandeur de la Légion d'honneur le 9 mars 1908. Il décède le 21 mars 1935 dans sa 84e année.


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commanditaire, attribution par source
Auteur : de Guirard de Montarnal Joseph Charles, dit(e) Charles de Montarnal,
Joseph Charles de Guirard de Montarnal , dit(e) Charles de Montarnal (1867 - 1947)

Architecte parisien, qui réalise notamment La maison Eymonaud (7 impasse Marie-Blanche à Paris), entre 1892 et 1897. Cette maison de style néogothique est inscrite MH par arrêté du14 septembre 1995.

Il réalise également

Il participe à la réalisation de la section française de l'exposition universelle d'Amsterdam (1895) de Bruxelle (1897) de Paris (1900) et d'Hanoï (1902). A la même époque, il réalise l'institut orthopédique de Berck (Pas-de-Calais) et des immeubles HMB à Levallois-Perret, pour Ernest Cognacs, directeur de la Samaritaine.

EN 1904, il reçoit le grand Prix du jury à l'exposition de Saint-Louis.


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architecte, attribution par travaux historiques

La salle des fêtes est située à proximité immédiate du côté sud de l'église paroissiale, entre la partie ancienne du village et l'extrémité de la cité Alfred Maguin, antérieure à la Première Guerre mondiale. Elle suit une orientation identique à celle de l'église, et présente donc sa façade principale à l'est. L'édifice, de plan rectangulaire, est construit en pan de bois hourdé en brique et présente un toit à longs pans et pignons découverts, en tôle ondulée et fibro-ciment. Les ouvertures primitives reparties sur les deux niveaux d'élévation ont été remaniées pour adapter l'édifice à son nouvel usage d'habitation, à l'exception de l'oculus central situé au sommet du pignon est. L'intérieur a été entièrement réaménagé pour les nouvelles fonctions commerciales et résidentielles.

Murs brique
bois pan de bois
Toit tôle ondulée
Étages 1 étage carré
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans pignon découvert
États conservations remanié

Pour cet édifice, Alfred Maguin ne se contente pas de lui assigner un rôle pour les œuvres sociales de l'usine (répétition de la fanfare de l'usine). Il l'appelle "Le Stand" pour bien signifier que l'édifice n'est pas la salle des fêtes de la commune, et qu'il s'agit bien un espace de représentation pour l'entreprise. Le stand sert ainsi de lieu de réunions et de banquets, notamment ceux organisés pour la fête de Saint-Eloi, patron des industries métallurgiques, ou lors des remises de médailles du travail.

En implantant cet édifice à proximité de l'église, l'industriel illustre sont engagement en faveur des œuvres sociales et culturelles destinées au personnel de son entreprise, mais souligne également sa volonté de placer progressivement l'entreprise au cœur de la vie du village.

Statut de la propriété propriété privée
propriété publique, Propriété de la communauté de communes des villes d'Oyse.

Références documentaires

Documents figurés
  • Le Stand et l'église de Charmes, carte photo allemande, 1917 (coll. Martine Hilt-Maguin).

  • Charmes. L'église [et la salle des fêtes Maguin], carte postale, vers 1935 (coll. part.).

  • Banquet avec le personnel de l'entreprise Maguin dans la salle des fêtes, en présence de Paul Doumer, Président du Sénat, photographie noir et blanc, vers 1927-1929 (coll. part.).

Bibliographie
  • SUDANT, Pierre. Évolution économique et sociale d'une commune rurale de l'Aisne, Charmes. XIXe & XXe siècles. Mémoire de maîtrise : Paris Sorbonne : 1975.

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