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Ancienne usine de bonneterie Blais-Mousseron, puis Blais-Mousseron, L. Villeminot et Rondeau (B.V.R.)

Dossier IA00076445 réalisé en 1987

Fiche

L'usine de bonneterie trouve son origine dans l'entreprise fondée à Paris en 1882 par Jean Blais-Mousseron et Lucien Villeminot. En 1897, le manque d'espaces les oblige à transférer leur activité en dehors de Paris et à s'installer à Corbie, dans des bâtiments industriels situés près de la gare et jusqu'alors exploités par Philomène Dufourmentel, qui exploite une filature de laine. En 1900, Blais-Mousseron et Villeminot se constituent en société en commandite simple et décident de racheter les bâtiments dans lesquels ils sont déjà installés afin de poursuivre leur développement dans "la fabrication et la vente de jerseys, articles de bonneterie, tissus des Pyrénées et autres confection pour dame". L'acte de vente est passé le 22 janvier 1901 devant Me Legrand, notaire à Amiens (transcrit au bureau des hypothèques d'Amiens, le 4 février 1901, vol. 2709, n°27). La vente concerne également un terrain de 42 ares situé de l'autre côté de la rue, face à l'usine. Dans les années qui suivent, l'extension foncière permet à l'entreprise d'agrandir ses espaces de production. L'atelier principal de tissage est construit en 1903 ainsi qu'un atelier de grattage et de manutention en 1904. La même année, la raison sociale de l'entreprise est modifiée avec l'arrivée d'Amédée Rondeau, négociant en articles de nouveautés à Corbie, qui en devient le gérant. Dès lors, le nom de l'entreprise devient Lucien Villeminot & Cie (acte du 30 mars 1904). En 1906, l'entreprise fait construire d'importants magasins, dont les deux niveaux d'élévation permettent d'atteindre une superficie de 1815 m². L'établissement est complété par deux ateliers supplémentaires, érigés en 1908, et destinés, l'un, à la réparation mécanique, et l'autre, à l'apprêt des tissus jersey.

Sur le plan juridique, les statuts de l'entreprise sont modifiés en 1910 et permettent de s'adapter à un développement spectaculaire. Désormais, Jean Blais-Mousseron détient 45 % des parts, Villeminot 40% et Rondeau 15 %. Le nom de l'entreprise devient alors Blais Villeminot et Rondeau (B.V.R.). Cette nouvelle répartition prépare une nouvelle phase de développement, concrétisée en 1912 par la construction d'une unité de teinturerie et d'apprêts, à 500 m du tissage, dans la commune voisine de La Neuville-les-Corbie.

Avec ses deux unités de production et ses 550 personnes employées avant 1914, l'entreprise B.V.R. devient l'une des plus importantes usines de bonneterie du département, spécialisée dans la confection de jersey et d'apprêts. Sa production annuelle est d'environ 450 à 500 tonnes pour un chiffre d'affaire de 6,5 millions de francs. A l'époque, Lucien Villeminot est également président du syndicat national des fabricants de tricot et bonneterie. Mais avec la guerre, l'usine tourne d'abord au ralenti avant d'être contrainte de cesser son activité le 25 mars 1918. Quelques jours plus tard, le 28 mars, toute la population de Corbie est évacuée, laissant la porte ouvertes aux pillages et aux destructions. L'usine de bonneterie B.V.R. n'est pas épargnée par les destructions, notamment son grand atelier de tissage qui est en grande partie détruit.

La reconstruction après la Grande Guerre

Dès la fin du conflit, Villeminot et ses associés envisagent une reprise rapide de leur activité, mais l'état des destructions réclame davantage de temps pour réparer ou pour reconstruire les bâtiments les plus endommagés, ainsi que pour remettre en état les métiers que l'entreprise ne récupère qu'en mai 1919. Néanmoins, en avril 1920, la production est relancée, au moins partiellement. Si le parti pris est celui d'une reconstitution des bâtiments existants, il n'empêche pas une certaine modernité dans le choix de matériaux plus modernes. Pour l'atelier de tissage principal, les charpentes en bois sont remplacées par une structure en béton armé. De même, les parties vitrées des toitures en shed sont en verre termolux, connu à l'époque pour réfléchir davantage les rayons du soleil et donc de développer des qualités plus isolantes. Cette recherche de matériaux plus isolants se retrouve aussi dans l'adoption des briques creuses en sous-pente des toitures. Sur le plan énergétique, l'éclairage de l'usine est assuré par le raccordement au réseau électrique, toutefois les machines à vapeur assurent encore une partie du fonctionnement des machines. La principale amélioration que l'entreprise met toutefois en avant est davantage d'ordre sanitaire. Dans plusieurs courriers et notices, elle souligne l'installation des douches pour le personnel "tant féminin que masculin, [qui sera] en mesure d'assurer son travail dans des conditions d'hygiène et de confort qui n'existaient pas auparavant".

En 1923, l'entreprise change de statut et passe en société anonyme, au capital de six millions de francs. Elle en profite pour accroître son emprise foncière, par l'achat de deux terrains de 1,82 ha, au lieu-dit Le Thabor.

Les bombardements de 1940 et 1944 et la seconde reconstruction (1940-1950)

Le 23 mai 1940, l'établissement situé près de la gare de Corbie, est la cible de bombardements importants. L'incendie qui touche le tissage et l'entrepôt des matières premières n'est maitrisé que dix-sept jours après, le 10 juin 1940. Dans les mois qui suivent, les photographies prises ainsi que les rapports d'experts soulignent l'importance des destructions :"les bâtiments et le matériel de l'usine de tissage et de confection, rue Léon Curé, sont complètement détruits par le bombardement et l'incendie. Les toitures, sheds, charpente en fer et en ciment armé n'existent plus. Seul le bâtiment des ateliers de confection, dit bâtiment Y du plan, semble encore debout mais il a souffert par les explosions. Les murs sont lézardés et ébranlés, et ils ne sont pas réparables. Dans l'atelier de tissage (bâtiment E), les murs de clôture sont en partie utilisables sauf les pignons des sheds qui sont détruits et doivent être arasés. [...] Un bâtiment à usage de bureau ainsi qu'un autre utilisé comme atelier de réparation sont encore debout et utilisés pour ces fins". Là encore, l'entreprise souhaite relancer son activité au plus vite et fait appel à Maurice Thorel, architecte implanté à Amiens.

En janvier 1942, il propose un plan de reconstruction du tissage, en accord avec M. Chevalier, architecte urbaniste chargé du plan d'aménagement de la ville de Corbie. Étant données les circonstances, ce plan ne prévoit qu'une reconstruction partielle, au sixième de la surface de l'usine qui permet néanmoins de faire fonctionner une partie du tissage. Le projet de reconstruction, évalué à 2,7 millions de francs, est approuvé par le préfet de la Somme le 15 mars 1942. Les travaux engagés durant l'été sont interrompus par de nouveaux bombardements qui touchent l'usine le 2 juin 1944. Les dégâts sont principalement localisés sur le bâtiment E, qui correspond a l'atelier principal d'ourdissage et de tissage. Un nouveau programme de reconstruction est alors établi par le même architecte, qui profite alors de la destruction de certaines parties pour proposer une nouvelle implantation plus rationnelle et donc plus fonctionnelle. Il propose que les ateliers soient parallèles les uns aux autres, avec deux ateliers de tissage séparés par un bâtiment qui accueillerait à la fois les matières premières et un atelier de confection. Le programme prévoit également de réunir plusieurs espaces, autrefois séparés, dans un même bâtiment. Dans ce nouvel aménagement, certains bâtiments, considérés comme réparables par les experts chargés de l'estimation des dommages de guerre, sont démolis. Quant aux salles des machines, l'électrification totale du site, permet d'affecter cet espace à de nouveaux bureaux qui reprennent l'implantation en U des anciennes salles de générateurs. Sur le côté, est implanté un bâtiment pour le transformateur. A la fin de l'année 1945, la construction du tissage est achevée et le chantier se porte sur l'entrepôt combiné à l'atelier de confection. Les photographies prises au printemps suivant montrent l'édifice en cours de construction avec seulement sept travées. Il est inauguré officiellement en juillet 1946 mais ne reçoit ses machines qu'après le mois de mars 1947. Le troisième atelier, qui devait abriter le second tissage, ne sera finalement pas construit. Les autres ateliers de mécanique et de menuiserie sont également achevés en 1947.

En 1979, l'entreprise B.V.R. est reprise par Chamtex qui décide de rapatrier la teinturerie de La Neuville-les-Corbie en 1981 sur le site historique. Confronté à un certain nombre de difficultés économiques depuis 2007, l'entreprise est rachetée en 2009 par France Tricotage Teinturerie et Impression (FTTI), dirigée par l'industriel Mickaël Lévy. L'entreprise, qui comptait 1200 salariés dans les années 1950 ferme ses portes en 2011 après une liquidation judiciaire prononcée le 27 juillet 2011. Depuis cette date, le site est laissé à l'abandon. La majeure partie des bâtiments est démolie en 2016, à l'exception de l'atelier de confection, conservé malgré l'absence de programme de réaffectation.

Équipement industriel et machines

En 1901, les anciennes chaudières sont remplacées par deux chaudières plus puissantes réalisées par les constructeurs Meunier & Cie à Fives Lille. En 1918, au moment de l'évacuation, l'usine comptait 217 métiers circulaires français destinés à la production des jerseys. Ces métiers à quatre système de chute étaient particulièrement complexes de technicité. Ces métiers sont démontés à la hâte par une équipe d'artilleurs australiens cantonnés à Bussy-les-Daours, qui les transporte d'abord en camions jusqu'à la gare de Montières avant de les envoyer à Ossès (Pyrénées-atlantiques) où ils sont mis à l'abri. Ils ne reviennent à Corbie qu'en mai 1919, où après réparation et remontage, ils sont remis en action. En 1929, l'équipement industriel est entièrement reconstitué et même en progression puisqu'on dénombre 379 métiers et 203 "machines diverses". La salle des machines comporte une machine à vapeur semi-tubulaire Meunier, timbrée à 9 kg, une machine horizontale Mazeran de 100 cv, une génératrice Postel-Vinay de 225 ampères et une autre Creil, de 275 ampères. La seconde salle des machines comporte une machine Labordière KK2 à colonnes de 180 cv à condensation, et une autre du même constructeur DE de 50 cv.

En 1940, le matériel se compose de 228 métiers circulaires, 6 tricoteuses circulaires, 69 tricoteuses rectilignes 60 métiers Rachels, 16 métiers Drekette & Chaine, 25 ourdissoirs, 63 bobinoirs, 9 machines de finition et 106 "machines diverses".

Approche sociale et évolution des effectifs

En 1914, l'usine emploie 499 ouvriers et ouvrières, dont 150 couseuses à domicile. Le recensement du personnel distingue également 89 bonnetiers, 51 préparateurs, 28 apprêteurs et 59 teinturiers qui devaient être affectés à l'usine de La Neuville-les-Corbie, 22 "raccoutreurs" (raccommodeurs), 40 ouvriers travaillant à l'atelier de confection, 17 mécaniciens, 43 manutentionnaires et 48 employés. Dans un courrier de l'entreprise sur le fonctionnement de l'usine dans l'entre-deux-guerres, il semble que l'effectif progresse encore. Elle signale que 200 personnes travaillent au sein même de l'usine qui emploie par ailleurs 400 ouvrières à domicile. Et en 1939, l'effectif qui est de 300 personnes, atteint pratiquement un milliers de personne avec les ouvriers à domicile.

Sur le plan social, l'entreprise avait déjà été récompensé du Grand Prix de l’Économie sociale lors de l'Exposition universelle de 1904 à Saint-Louis (États-Unis). En 1910, elle se distingue en fondant une société coopérative d'Habitations à Bon Marché (H.B.M.), qu'elle complète en 1928 par une société de secours mutuels, par une caisse de secours et prévoyance, ainsi que par la mise en place d'une assurance pour invalidité, décès et vieillesse (caisse de retraite). Dans l'entre-deux-guerres, l'entreprise possède 70 maisons qu'elle a fait construire ou qu'elle a acquis à Corbie ou à La Neuville-les-Corbie. Elle met également plusieurs jardins ouvriers à destination de son personnel. La principale cité ouvrière existe toujours, face à l'usine, dans la rue Albert-Wamain.

Vers 1950, l'entreprise compte 1200 employés.

Lors de la liquidation de l'entreprise, le 27 juillet 2011, 22 salariés sont licenciés.

Appellations Blais Mousseron , Blais-Mousseron, L. Villeminot et Rondeau
Parties constituantes non étudiées bureau, atelier de fabrication, chaufferie, magasin industriel, entrepôt industriel, réservoir industriel, stationnement, cité ouvrière, logement patronal
Dénominations usine de bonneterie
Aire d'étude et canton Grand Amiénois - Corbie
Adresse Commune : Corbie
Adresse : 4 rue Léon-Curé
Cadastre : 1978 N 172 à 208, 279, 280, 317, 318

L'usine de bonneterie est d'abord fondée à Paris en 1882 par Jean Blais-Mousseron et Lucien Villeminot. Elle est transférée en 1897 à Corbie, dans des ateliers textiles déjà existants qui appartiennent à Philomène Dufourmentel. En 1901, le site est acheté par les exploitants locataires qui développent leur production de jerseys. Dans les années qui suivent, ils ne cessent de s'étendre sur le plan foncier et de construire régulièrement de nouveaux ateliers qui répondent à leur besoin d'espaces. En 1903, ils agrandissent l'atelier principal de tissage et le complètent l'année suivante de plusieurs autres ateliers destinés au grattage et à la manutention. En 1906, ils font encore construire de nouveaux magasins, ainsi qu'un atelier de mécanique et un autre pour les apprêts en 1908.

Associé à Rondeau depuis 1904, les deux premiers industriels refondent les statuts de l'entreprise en 1910. Elle prend alors le nom de Blais Villeminot et Rondeau (B.V.R.). En 1912, alors qu'elle ne dispose plus de foncier disponible attenant à l'usine, l'entreprise achète un terrain à La Neuville-les-Corbie, où elle fait construire sa nouvelle unité de teinturerie et d'apprêts. Avant 1914, l'usine dispose de 1815 m² de surface couverte et constitue l'une des plus importantes usines de bonneterie du département.

Touchée une première fois en 1918, l'usine est rapidement reconstituée et reprend sa production en avril 1920. Mais lors des bombardements de 1940, les dégâts sont beaucoup plus importants. La reconstruction amorcée en 1942 sous la direction de l'architecte Maurice Thorel est l'occasion de retravailler l'implantation des bâtiments qui avaient été construits à mesure du développement foncier de l'entreprise. Thorel propose une réimplantation plus fonctionnelle, où les ateliers sont parallèles les uns aux autres. Il prévoit deux grands ateliers de tissage séparés par un atelier central à un étage qui, d'une part fournit la matière première (au rez-de-chaussée), et d'autre part récupère les pièces tissées pour l'atelier de confection proprement dit (au premier étage). La plupart des travaux sont achevés en 1947, à l'exception du second atelier de tissage qui ne sera finalement pas construit.

Approche sociale et évolution du personnel :

1936 : grèves.

1939 : 225 ouvriers. 1962 : plus de 200 salariés.

Existence d'un fonds d'archives privées.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle , (détruit)
Principale : 1er quart 20e siècle, 2e quart 20e siècle, 3e quart 20e siècle, 4e quart 20e siècle
Dates 1946, daté par source
Auteur(s) Auteur : Thorel Maurice,
Maurice Thorel

Architecte amiénois établi 3 rue du Pinceau à Amiens. Il est l'auteur de la façade de la maison Gréber à Beauvais construite en 1911 (CLMH). Son agence sera reprise en 1960 par Bernard Bougeault.


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architecte, attribution par source

L'usine est située à proximité de la gare de Corbie, sur un terrain délimité par la route allant à La Neuville-les-Corbie et Pont-Noyelles et par les anciennes fortifications de la ville, au lieu-dit Le Thabor. Elle s'étend sur une surface de près de 5 ha, dont 11.000 m2 de surface couverte. Après démolition de la plupart des bâtiments, seul subsiste l'atelier de confection avec entrepôt de matières premières au rez-de-chaussée. Ce bâtiment de 1200 m2 est construit sur deux niveaux, en brique, avec structure de béton armé. Il se développe sur quinze travées couvertes en shed, avec tuiles mécaniques et verre en couverture. Chaque travée est régulièrement percée de deux larges baies rectangulaires éclairant chacun des niveaux. La façade sud qui porte l'enseigne BVR dispose d'un quai de chargement en béton armé, protégé par un auvent également en béton.

Murs brique
béton armé
Toit tuile mécanique, verre en couverture
Étages 1 étage carré
Couvrements charpente en béton armé apparente
Couvertures shed
Énergies énergie électrique

Ce dossier de recensement du patrimoine industriel de la Somme, établi en 1988 par Benoît Dufournier, a été mis à jour et enrichi par Bertrand Fournier en 2017 dans le cadre d'une opération ponctuelle d'urgence.

Statut de la propriété propriété privée
Éléments remarquables machine de production

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Somme. série M ; 5 M 617. Etablissements dangereux, insalubres ou incommodes. Corbie, fabriques de jersey (1889-1901).

  • AD Somme. Série R ; 10 R 362. Corbie, dommages de guerre de la société Villeminot et A. Rondeau & Cie, 1919-1927.

  • AD Somme. Série R ; 10 R 364. Corbie, dommages de guerre de la société Blais Mousseron, Villeminot et A. Rondeau & Cie, 1919-1927.

  • AD Somme. Série R ; 10 R 365. Corbie, dommages de guerre de la société Blais Mousseron, Villeminot et A. Rondeau & Cie, habitations et bâtiments

  • AD Somme. Série W ; 1274 W 153. Dommages de guerre de l'usine de tissage BVR à Corbie, 1942-1947.

  • AD Somme. Série W ; 1274 W 154. Dommages de guerre de l'usine de tissage BVR à Corbie, 1942-1947.

  • Maison Blais-Mousseron. Lucien Villeminot A. Rondeau et Cie. 30e anniversaire : 1882-1913 [Catalogue de l'entreprise]. (archives privées de l'entreprise).

  • Album photographique de l'entreprise B.V.R., cahier n°1. 1930-1945 (archives privées de l'entreprise).

  • Album photographique de l'entreprise B.V.R., cahier n°2. 1946-1948 (archives privées de l'entreprise).

  • Album photographique de l'entreprise B.V.R., cahier n°3. 1948 (archives privées de l'entreprise).

  • Album photographique de l'entreprise B.V.R., cahier n°4. 1951-1960 (archives privées de l'entreprise).

  • Album photographique de l'entreprise B.V.R., cahier n°5. 1962-1966 (archives privées de l'entreprise).

Documents figurés
  • Maison Blais-Mousseron - Lucien Villeminot, A Rondeau & Cie, couverture du livret célébrant le 30e anniversaire de l'entreprise Lucien Villeminot A. Rondeau et Cie (Ancienne maison Blais-Mousseron) 1882-1913 (coll. part.).

  • Corbie. Sortie de l'usine Blais Mousseron, carte postale, L. Caron photographe et éditeur, vers 1908 (archives privées de l'entreprise).

  • Plan masse de l'usine BVR avec indication des parties construites et des parties acquises, [s.d.] (AD Somme ; 10 R 362).

  • Bonneterie Fantaisie, Tissus Jerseys Lucien Villeminot, A. Rondeau & Cie, papier à en-tête figuré, 9 mars 1920 (AD Somme ; 10 R 362).

  • Etablissements Blais Mousseron, Villeminot, A. Rondeau, papier à en-tête imprimé, 25 octobre 1928 (AD Somme ; 10 R 362).

  • Plan de l'usine BVR de Corbie, avec indications des travaux de reconstruction réalisés et en cours, dressé par M. Thorel, architecte, 29 avril 1941 (AD Somme ; 1254 W 153).

  • Plan de l'état de reconstruction de l'usine de bonneterie B.V.R. à Corbie, [en vert clair : partie de l'usine construite en dur et non réparée ; en vert foncé : partie de l'usine construite en dur et réparée ; en jaune : construction actuelle prévue ; en rose : partie dont les travaux sont commencés], établi par M. Thorel, 29 novembre 1941 (AD Somme ; 1254 W 154).

  • Montage des métiers à tricoter, tirage photographique noir et blanc, 1941 (archives privées de l'entreprise).

  • Plan des bâtiments sinistrés de l'usine de tissage B.V.R. de Corbie, par Thorel architecte expert, 1942 (AD Somme 1254 ; W 153).

  • Plan masse de l'usine B.V.R. dressé par M. Duboscq, agent du Commissariat à la Reconstruction, le 27 juillet 1943 (AD Somme ; 1274 W 154).

  • Plan masse des établissements B.V.R. à Corbie, [avec indication (en rouge/ marron) des bâtiments ayant un coefficient de destruction supérieur à 25%], dressé par M. Dubosq, agent du Commissariat à la Reconstruction, en présence de M. Thorel, architecte du propriétaire, 27 juillet 1943, 1/2000e (AD Somme ; 1274 W 154).

  • Plan masse vierge de l'usine B.V.R. de Corbie, avec indication de destinations de chaque bâtiment, dressé par M. Thorel, architecte, 31 août 1943 (AD Somme ; 1254 W 154).

  • Projet d'aménagement de la salle machine Mazerian en bureaux, avec salle de réunion en aile sur cour et bâtiment de concierge sur la rue Léon Curé. Élévation de la façade des bureaux côté cour et côté tissage, dressé par M. Thorel, architecte, 27 novembre 1944, 1/100e (AD Somme ; 1254 W 154).

  • Projet d'aménagement de la salle machine Mazerian en bureaux, avec salle de réunion en aile sur cour et bâtiment de concierge sur la rue Léon Curé. Coupes sur bureaux et ateliers de tissage, façade du bâtiment de concierge et salle de réunion, et élévation du bâtiment de concierge et clôture de la rue Léon Curé, dressé par M. Thorel, 27 novembre 1944 (AD Somme ; 1254 W 154).

  • Plan de situation du tissage de Corbie et de la teinturerie de La Neuville-les-Corbie de l'entreprise B.V.R., 1/2000e, [1945] (AD Somme ; 1254 W 154).

  • Plan schématique de l'usine après la reconstruction totale, dressé par M. Thorel, architecte, 8 juin 1945 (AD Somme ; 1254 W 154).

  • Plan du tissage BVR de Corbie,1/2000e [en rouge : bâtiment non détruit ; en rouge foncé : bâtiment qui serait abandonné ; en hachure rouge : bâtiment dont la construction se termine ; en rose : bâtiment dont la construction est indispensable à bref délai ; en jaune : bâtiment dont la construction est envisagée par la suite ; en vert hachuré : terrain appartenant à la société], dressé par M. Thorel, architecte, 8 juin 1945 (AD Somme ; 1254 W 154).

  • Plan d'implantation des machines et des métiers à tisser (en place, en commande ou à prévoir) de l'atelier de tissage principal, dressé par M. Thorel, architecte, 26 novembre 1945 (AD Somme ; 1254 W 154).

  • Coupe longitudinale partielle des magasins aux matières premières et de l'atelier de confection, dressé par M. Thorel, architecte, 27 novembre 1945 (AD Somme ; 1254 W 154).

  • Elévation de la façade des magasins aux matières premières, des douches et de l'atelier de confection, dressé par M. Thorel, architecte, 27 novembre 1945 (AD Somme ; 1254 W 154).

  • Élévation du mur de clôture sur la rue Léon Curé, M. Thorel, architecte, 12 décembre 1945 (AD Somme ; 1254 W 154).

  • Vue des machines Stibbe, photographie, 1945 (archives privées de l'entreprise).

  • Dernier projet de reconstruction de la fabrique de bonneterie BVR à Corbie, plan masse au 1/500e, dressé par M. Thorel, architecte, 24 avril 1946 (AD Somme ; 1254 W 154).

  • L'entrepôt aux matières premières et l'atelier de confection reconstruit, tirage photographique en noir et blanc, [après juillet 1956] (coll. part.).

  • Intérieur de l'atelier de mécanique, tirage photographique noir et blanc, mars 1947 (archives privées de l'entreprise).

  • Intérieur de l'atelier de mécanique, tirage photographique noir et blanc, mars 1947 (archives privées de l'entreprise).

  • Dessin de la clôture sur rue de l'usine de bonneterie BVR, (dessin annulant le précédent sauf en ce qui concerne le détail du mur bahut), dressé par M. Thorel, architecte, 15 décembre 1947, 1/1000e (AD Somme ; 1254 W 154).

  • [Vue aérienne du site], mars 1948. In : La vie de la maison 1946-1948, cahier n° 2 (archives privées de l'entreprise).

  • Vue d'une machine Stibbe dans la salle des métiers à tisser, photographie, 1953 (archives privées de l'entreprise).

  • Établissements BVR Blais-Mousseron - L. Villeminot - A. Rondeau, papier à en-tête imprimé, 14 avril 1955 (AD Somme ; 1274 W 154).

  • Un banc de bobinage, photographie, 1957 (archives privées de l'entreprise).

  • Batterie de métiers circulaires, photographie, 1957 (archives privées de l'entreprise).

  • Ourdissoir et établissement de la chaîne, photographie, 1957 (archives privées de l'entreprise).

Liens web

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Dufournier Benoît
Benoît Dufournier

Chercheur au service régional de l'Inventaire de 1985 à 1992, en charge du recensement du patrimoine industriel.


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- Fournier Bertrand